<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-3024122238155543061</id><updated>2011-07-07T21:15:10.382-07:00</updated><category term='Les Kuduk (les Hobbits)'/><category term='Promenades à travers la Comté'/><category term='L&apos;herbe à pipe'/><category term='Le Hobbitish'/><category term='La Migration des Kuduks'/><category term='Sûza: La Comté (généralité)'/><category term='De l&apos;origine des Hobbits'/><title type='text'>Les Archives de Grand'Cave</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://isumdoc.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3024122238155543061/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://isumdoc.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>The Hepcat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10570058779419914608</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://1.bp.blogspot.com/_gFZGvVNIgps/TKiBy3-PLOI/AAAAAAAAAC8/uwJEW801VDk/S220/hepcat.png'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>12</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3024122238155543061.post-5706626143125563174</id><published>2009-07-31T08:26:00.000-07:00</published><updated>2009-07-31T07:44:51.928-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Promenades à travers la Comté'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span class="postbody"&gt;&lt;u&gt;&lt;strong&gt;Promenades à travers la Comté - Présentation&lt;/strong&gt;&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n'existe pas d'Atlas de la Comté*, pas de guides et pas de dépliants appelés « Mille et une randonnées à travers le Pays de Bilbo Baggins » ou encore « Le guide du Rôdeur 2002 : La Comté ». Les rares cartes en notre possession sont assez superficielles et peu précises, quand elles ne sont pas, en particulier dans les reproductions en français, parsemées d'erreurs. Certaines parties de la Comté sont un peu mieux décrites que d'autres, et ceci grâce aux aventures dont elles sont le cadre (Cul de Sac, Lézeau, Le creux de Crique...pour Le Seigneur des Anneaux, le sud du Pays de Bouc pour « Bombadil Goes Boating », dans Les Aventures de Tom Bombadil). Mais la Comté ne se limite pas à ces seuls endroits. Qu'en est-il de Oatbarton ? de Grand-Cave sur les Hauts Blancs ? de Gamwich ? Ces lieux se ressemblent-ils tous ? Tolkien les a-t-il imaginés comme étant des copies conformes des paysages idylliques de son enfance (Sarehole, entre Birmingham et Warwick, et Rednal, dans la campagne du Worcestershire) ? Ce fin linguiste a-t-il parsemé son texte et ses cartes d'indices étymologiques pour nous permettre de mieux visualiser les paysages ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est ce que nous allons essayer de découvrir en laissant notre imagination parcourir les chemins de la Comté. Si vous le voulez bien, je serai votre guide. Et je me permettrai, de temps à autre, de laisser libre cours à mon imagination pour tenter de compléter modestement les pièces manquantes de ce délicieux puzzle. Il est évident que rien de ce que je proposerai ne sera gravé dans le marbre et chacun aura le soin et la liberté de voir autre chose s'il lui plaît de le voir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre première promenade nous mènera à travers les chemins du Maresque, puis un peu plus tard, nous tenterons de découvrir les collines de Scary, Les Hauts blancs puis le Quartier du Nord.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour plus de commodités, j'utiliserai la traduction française de la toponymie de la Comté par F. Ledoux, suivie entre parenthèses du nom anglais original.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Première promenade : Les Chemins du Maresque&lt;br /&gt;Deuxième promenade : Le pays des collines de Scary&lt;br /&gt;Troisième promenade : La vallée de l'Eau, du Pont du Brandevin à Lézeau&lt;br /&gt;Quatrième promenade : De Hobbitebourg à Grand'Cave&lt;br /&gt;Cinquième promenade : Des Collines Vertes au Quartier du Sud&lt;br /&gt;Sixième promenade : Les Chemins du Nord&lt;br /&gt;Septième - et dernière - promenade : Le Pays de Bouc&lt;!--  google_ad_section_end --&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="gensmall"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&lt;u&gt;&lt;strong&gt;LES CHEMINS DU MARESQUE&lt;/strong&gt;&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le ciel est chargé de nuages, mais le temps ne semble pas vouloir tourner à la pluie, aussi peut-on mettre le nez dehors. Attention aux flaques d'eau et aux ornières boueuses, cependant, car le Maresque est un pays humide. Emportons avec nous nos bottes de nains qui pourraient se révéler fort utiles. Nous partirons de la Grande Route de l'Est et notre première étape en direction du sud sera Stock.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;        Le&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;&lt;/span&gt; chemin de Stock est régulièrement fréquenté par les voyageurs et les marchandises et, tout comme la Grande route, il est pavé. Le paysage autour du chemin est verdoyant, policé et aéré. Les champs cultivés occupent la majeure partie de la surface jusqu'à la rivière sur la droite et à perte de vue sur la gauche, vers l'ouest. Parfois dépasse une grange ou une petite fermette perdue à laquelle on accède par un chemin secondaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les bords de la rivière Brandevin (Brandywine) sont recouverts d'une herbe grasse et de bouquets de roseaux. De temps en temps, un bosquet planté de vergnes, d'aulnes et de saules, agrémente ce paysage tranquille, à peine dérangé par le clapotis des poissons jouant dans les eaux de la rivière, ou par le déplacement des canards. En face, sur l'autre rive, un talus sort des eaux et domine la rivière. C'est le Pays de Bouc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On arrive en vue de Stock. C'est un bourg imposant, sans doute un des plus importants de la Comté. Ici, le terrain est plat et la terre est lourde. On ne trouve pas de smials comme dans d'autres régions de la Comté, mais plutôt des habitations en bois, en briques, parfois en pierre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'étymologie du nom Stock permet de relever plusieurs indices qui vont nous permettre de décrire un peu mieux ce bourg. En anglais Stock signifie « réserve, remise », ce mot vient du vieil-anglais stocc signifiant « rondin, billot ». Le village était alors probablement à l'origine une réserve de bois et une communauté de bûcherons, de charpentiers et autres menuisiers. Sans doute une remise boisée se trouve-t-elle encore dans les proches environs du bourg ? À quelques milles vers l'ouest, l'ombre verte de la forêt du Bout des Bois (Woody End) rappelle la connivence entre le bourg et les métiers du bois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À Stock se trouve aussi la célèbre auberge du Perchoir Doré (Golden Perch) dont le nom original évoque lui aussi le bois domestiqué (En anglais, perch signifie « perchoir », mais aussi « perche, gaule »). Arrêtons-nous quelques instants dans ce célèbre établissement et goûtons la fameuse bière dont Pippin Touque nous disait1, qu'elle est la meilleure du quartier de l'est. Peut-être rencontrerons nous le père Barbotteux (Puddifoot, de Puddle « flaque boueuse » et de foot « pieds ») une figure du pays qui a toujours de bonnes histoires à raconter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fois repus par une bonne collation parfaitement arrosée (c'est vrai qu'elle est bonne cette bière !), nous pouvons reprendre notre promenade vers le sud.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après Stock, nous entrons dans le Maresque proprement dit. C'est là l'occasion de présenter quelques remarques étymologiques qui vont nous permettre de mieux comprendre la nature du pays que nous allons traverser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le nom Marish est un mot dialectal synonyme de marsh qui veut dire « marais » en anglais. Tous deux viennent du moyen-anglais mareis. Ce mot d'origine germanique est un cousin du mot francique marisk, qui a donné le mot dialectal normand maresc, qui a inspiré à Ledoux le nom Maresque. Tous signifient « marais, marécage ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous voilà donc dans un pays de basses terres humides. De nombreux autres indices laissés par Tolkien dans la toponymie locale vont nous permettre de le confirmer. En attendant, l'opiniâtre peuple des Hobbits du Maresque a su domestiquer cette terre, drainer les zones inondées et cultiver les terres ainsi rendues propres aux activités agricoles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au sud de Stock rencontrons-nous ainsi quelques domaines fermiers dirigés par de fortes personnalités locales dont la plus célèbre est sans conteste le père Maggotte (Farmer Maggot). Quel étrange jeu de mot est passé dans la tête de Tokien pour baptiser son personnage pourtant vraisemblablement important2 aux yeux de Merry3 et de Tom Bombadil4 d'un nom si réducteur (maggot = « asticot » en anglais) ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le père Maggotte possède la ferme de la Haricotière (Bamfurlong). Le nom original de Bamfurlong est une sorte d'énigme philologique que nous allons tenter de résoudre. La seconde partie du mot ne présente pas de difficulté particulière. Un furlong est une mesure de distance correspondant à 201,16 de nos mètres. Il vient du moyen-anglais furlang « longueur » qui était lui même issu de Furrow « sillon, ligne »+ lang « longueur ». La première partie du mot est plus délicate, Bam ne signifiant à première vue pas grand chose en anglais. Faut-il la rattacher à une forme dialectale de bean « haricot », comme le suggère la proposition de Ledoux ? Ou bien doit-on aller chercher plus loin l'origine de ce bout de mot ? Tolkien connaissait la langue gotique sur le bout des doigts, et en goth, il existe le mot bagms qui veut dire « poutre, potence » Peut-on en déduire que le nom de Bamfurlong pourrait évoquer les puissantes poutres sur lesquelles les anciens installaient la charpente des toits de leurs fermes ? Doit-on y voir une connivence avec l'idée que Stock était un village de charpentiers ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La propriété du père Maggotte semble assez vaste. Ses champs sont séparés par des haies et des barrières entre lesquels passent des chemins de terre, et alimentés en eau par des fossés d'irrigation. Il cultive divers légumes, dont des navets5 et probablement des haricots, mais aussi des céréales, comme l'orge (pour la bière) ou le blé (pour le pain). On trouve aussi des cultures diverses allant du houblon (pour la saveur de la bière, encore) aux fameux champignons dont le jeune Frodon Sacquet était autrefois un grand amateur... Le père Maggotte possède certainement quelques bêtes, en particulier des porcs, puisque sa femme prépare parfois pour les invités une délicieuse recette aux lardons et aux champignons6. De nombreuses personnes travaillent à la ferme, en plus des propres fils et filles de Maggotte. Ce qui indique que l'exploitation est importante et ajoute à l'impression de vaste propriété que nous avons déjà souligné.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="postbody"&gt;Cependant, il y a probablement d'autres fermes de cette taille, et le paysage du sud de Stock est ainsi émaillé de bâtiments isolés en briques et aux toits de chaume, accompagnés de granges et de hangars en bois, et souvent entourés d'une palissade ou d'un mur épais7. Après tout, nous ne sommes pas si loin des frontières orientales de la Comté et de la mystérieuse Vieille Forêt. En plissant les yeux et en regardant attentivement au dessus des champs et des marais vers le sud-est, on peut presque apercevoir les sinistres brouillards qui s'échappent de ses lugubres frondaisons... Et c'est pour cette raison que les fermiers du coin s'entourent de bons gros chiens aux noms évocateurs, comme Etau (Grip), Croc (Fang) et Loup (wolf) chez le père Maggotte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc restons bien sur le chemin et ne nous aventurons pas plus loin sur les allées privées pour éviter de se faire vilainement tancer par de rageurs aboiements, voire pire... Les chiens d'ici sont comme leurs maîtres finalement : ils n'aiment pas beaucoup les curieux et les étrangers...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au milieu de ces terres coule la Rivière de Stock (Stockbrook). Ne nous laissons pas tromper par ce qui est écrit sur les cartes. Plus qu'à une rivière, cet aimable cours d'eau qui se jette dans le Brandevin ressemble plus à un ruisseau sauvage en amont, avec ses rives encaissées et couvertes de ronces 8 puis à un tranquille et aimable petit cours d'eau domestiqué en aval, suivant ses méandres tandis qu'il sert probablement de limite aux différentes propriétés et de point d'eau pour que les quelques bêtes puissent s'y désaltérer. À la sortie de Stock, il n'y a probablement pas de pont mais certainement un gué. En effet, brook signifie « ruisseau » dans la langue de Tolkien, et dans cette aimable campagne, on ne construit pas souvent des ponts pour traverser un ruisseau large mais calme, aux rives plutôt basses 9.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le chemin de Stock continue en direction du sud vers un bourg improprement baptisé Soldur par Ledoux, tandis que le nom anglais est Rushey (inscrit « Rushy » sur la carte de Christopher Tolkien10) L'origine de ce nom vient du mot rush « jonc » qui vient lui-même du vieil anglais rysc « jonc, paille » et qui est voisin du vieux français ros « roseau » et du mot dialectal rouche qui désigne la massette, un plante des marais. Plutôt que Soldur, les noms de Roselière, Jonchère, Joncheraie ou Les Rouches auraient sans doute mieux convenus... Et du coup, c'est un tout autre paysage que du « sol dur » qui s'offre à nous. Nous avons là plutôt affaire à du « sol mou »... et il est sérieusement temps de mettre nos bottes de nains !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le chemin traverse un paysage humide, sans doute parsemé de mares et d'étangs cernés par des forêts de roseaux ou de massettes, et par quelques champs partiellement drainés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est un paradis pour les insectes, les grenouilles, les poules d'eau, les canards et les petits rongeurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le petit peuple du Maresque y trouve aussi son compte. Les fermiers 11, les coupeurs d'osiers, les fabricants de paniers et les roucheux professionnels y sont nombreux et côtoient les libellules avec harmonie. On ne s'empêche pas de vivre non plus : comme à Stock, on trouve à Rushey une fameuse auberge que connaissent bien Maggotte et Bombadil12 et qui sent bon le houblon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si les fermes du sud de Stock sont couvertes de chaume, les fermes et les maisons de Rushey sont logiquement couvertes de rouches, plus résistantes. Pour obtenir cette solidité réputée, il faut, comme le précise un vieux rouchier que nous rencontrons sur le chemin, que le jonc soit fortement serré à la pause. C'est lui qui nous renseigne sur ce pays qui s'étend de part et d'autre de la route de Stock. « Attention de ne pas s'égarer, toutefois, ajoute-t-il, mystérieux. Les joncheraies des environs sont traîtresses et des fosses cachées sous le moelleux tapis de mousses pourraient avaler un promeneur en un rien de temps ! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes prévenus ! Restons donc sur notre sécurisant chemin et, tandis que le vieux rouchier nous quitte en emportant sa brouette chargée d'un fourrage de joncs, continuons notre promenade jusqu'à Fondtombe (Deephallow), où le paysage semble vouloir rester le même. Peut-être entre les hautes broussailles de roseaux trouvons-nous des noues discrètes où paissent tranquillement quelques aimables chèvres. À Fondtombe, nous arrivons dans une large et humide vallée où se rencontrent la Rivière de la Comté (Shirebourn) et le Brandevin. De l'autre côté de la Rivière, l'ombre sinistre de la Vieille Forêt est toute proche. On peut voir aussi les hameaux du sud du Pays de Bouc : Breredon, Murmoulu (Grindwall), et Fin de Barrière (Hay's end)13. Le village de Fontombe est très regroupé. On ne trouve plus comme aux environs de Stock des bâtiments isolés ou des hangars perdus au milieu des champs. Nous sommes trop près des frontières pour risquer de s'installer loin de la sécurité qu'apporte la vie en communauté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fondtombe est un petit bourg où vivent peut-être quelques pêcheurs. Au bout d'une allée qui mène aux bords du Brandevin se trouve un embarcadère que les gens d'ici appellent Mithe14. Est-ce le point de départ d'audacieuses parties de pêche en barque ? À moins que sur les rives nord partiellement drainées de la Rivière de la Comté, les Hobbits pratiquent l'hortillonnage et s'embarquent avec leur marchandise de légumes vers les rives du Pays de Bouc pour aller les vendre ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À Fondtombe, le chemin prend un virage serré vers l'ouest, en suivant l'humide vallée de la Rivière de la Comté. Dans la langue de Tolkien, cette rivière s'appelle Shirebourn. Le mot bourn signifie ruisseau et vient du vieil-anglais brunna. Dans la langue gotique, ce même brunna signifie « saut, bond » et permet donc d'imaginer un ruisseau turbulent en amont, tout comme la Rivière de Stock que nous avions croisé plus au nord. Mais le mot bourne qui dérive du normand borne veut aussi dire « limite, frontière ». Et ce ruisseau est effectivement la limite sud-est de la Comté. Au delà ne se trouvent que les dangereux Marais de la Rivière (Overbourn Marshes) où personne ne s'aventure jamais. La « Malnoue » ! Comme pourrait l'appeler le patois local. Ici, le sol est pourri et en plus de libellules, les moucherons et les moustiques pullulent...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Laissons donc derrière nous ces terres inconnues et malsaines probablement sous l'influence mauvaise des ombres de la Vieille Forêt, et reprenons notre route vers l'ouest, cette fois, en direction du Creux aux Saules (Willowbottom).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si les joncs et les roseaux dominent encore autour de nous et en particulier sur les bords du ruisseau, nous remarquons que les arbres sont plus nombreux à mesure que nous approchons de ce coin perdu de la Comté. Le sol s'élève aussi un peu plus et le ruisseau chante et sautille entre ses rives de plus en plus accidentées. Il faut dire que nous approchons des hauteurs du Bout des Bois et des premières pentes du Pays de la Colline Verte (Greenhill Country). Par endroits, le chemin s'éloigne des pentes escarpées du ruisseau et passe sous des allées de Saules ou de vieux aulnes chenus. Parfois il se rapproche et on peut entendre le mélodieux concert où se mêlent le voix du ruisseau et le chant des reinettes et des petits insectes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au bout du chemin, à l'endroit où un torrent sauvage rejoint notre ruisseau dans une combe humide et boisée, nous apercevons quelques toits de rouches de petites masures paysannes. C'est le Creux aux Saules, un bourg qui porte bien son nom. Le torrent qui dévale à travers le vallon et qui épouse la Rivière de la Comté au milieu des joncs, à l'ombre de vieux marsaults complices, s'appelle le Ruisseau aux Chardons (Thistle Brook).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes arrivés à destination. Dans ce bourg se trouve une aimable auberge tenue par un vieux couple de hobbits à l'accent rocailleux. Peut-être la bière est-elle ici de moins bonne qualité qu'à Stock, mais peu importe. Ce qui compte c'est le plaisir de se promener sur les chemins de ce beau pays et, comme le dit le poème, « moi enfin, les pieds las, vers l'auberge éclairée je me tournerai, pour trouver mon repas du soir et le sommeil 15&gt;. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;1 JRR Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, La communauté de l'Anneau, Christian Bourgois éditeur, Paris 1972 (Presse-pocket, 1986), p 125.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;2 Robert Foster, The Complete Guide to Middle-Earth, George Allen &amp;amp; Unwin, Londres 1978, p 244-245.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;3 JRR Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, La communauté de l'Anneau, Christian Bourgois éditeur, Paris 1972 (Presse-pocket, 1986), p 144.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;4 JRR Tolkien, Les Aventures de Tom Bombadil, Christian Bourgois éditeur, Paris 1975 (Collection bilingue 10/18, 1991), « Bombadil Goes Boating » pp 36 à 41.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;5 JRR Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, La communauté de l'Anneau, Christian Bourgois éditeur, Paris 1972 (Presse-pocket, 1986), p 129.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;6 ibid. p 135.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;7 ibid. p 130.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;8 ibid. p 126.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;9 ibid. p 127.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;10 JRR Tolkien, The Lord of the Rings, BCA, Londres 1991. Carte p 30.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;11 JRR Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, La communauté de l'Anneau, Christian Bourgois éditeur, Paris 1972 (Presse-pocket, 1986), p 139.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;12 JRR Tolkien, Les Aventures de Tom Bombadil, Christian Bourgois éditeur, Paris 1975 (Collection bilingue 10/18, 1991), « Bombadil Goes Boating » p 39.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;13 ibid. pp 32 à 35.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;14 ibid. pp 34 à 37.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;15 JRR Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, Le Retour du Roi, Christian Bourgois éditeur, 1972 (Presse-pocket, 1986), p 364.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;lien de l'article d'origine&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&lt;a style="font-style: italic;" href="http://www.jrrvf.com/essais/promenade/promenade.html" target="_blank"&gt;http://www.jrrvf.com/essais/promenade/promenade.html&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3024122238155543061-5706626143125563174?l=isumdoc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://isumdoc.blogspot.com/feeds/5706626143125563174/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://isumdoc.blogspot.com/2009/07/promenades-travers-la-comte.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3024122238155543061/posts/default/5706626143125563174'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3024122238155543061/posts/default/5706626143125563174'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://isumdoc.blogspot.com/2009/07/promenades-travers-la-comte.html' title=''/><author><name>The Hepcat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10570058779419914608</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://1.bp.blogspot.com/_gFZGvVNIgps/TKiBy3-PLOI/AAAAAAAAAC8/uwJEW801VDk/S220/hepcat.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3024122238155543061.post-8437922081059415805</id><published>2009-07-29T08:45:00.000-07:00</published><updated>2009-07-31T07:26:47.527-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Promenades à travers la Comté'/><title type='text'>LES CHEMINS DU NORD</title><content type='html'>&lt;span class="postbody"&gt;Les chemins du quartier du nord ne sont pas très faciles à imaginer. Le premier problème concerne le fait qu'il n'y a pas de carte présentant cette région de la Comté. Celle de Christopher Tolkien n'en dessine que la pointe sud avec un bout de la Forêt de Bindbale, le cours sinueux du ruisseau sans nom qui se jette dans l'étang de Lézeau et un tronçon de la route menant à Oatbarton, un bourg situé hors carte. Pas grand-chose en vérité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le deuxième problème réside dans la dispersion des indices à travers les différents textes du Seigneur des Anneaux ou des Aventures de Tom Bombadil. A aucun moment Tolkien ne décrit tel ou tel endroit du Quartier Nord, mais il y fait de constantes allusions, au détour de telle page, au milieu de tel dialogue, à l'occasion de tel poème... A nous de reconstituer ces paysages et d'avancer avec une grande prudence sur les chemins du nord et d'aller à la rencontre des Hobbits qui y vivent et des légendes qu'ils se racontent au coin du feu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous partons du pied de la Colline de Hobbitebourg, en suivant le chemin qui la contourne par l'est [1] . Ce chemin nous amène jusqu'au petit bourg de Par-delà-la-Colline (Overhill). Nous trouvons probablement ici un paysage&lt;a id="ed_Id_1" target="_blank" href="http://adv08.edintorni.net/affiliati/click/?q=paysage&amp;amp;a=20086&amp;amp;e=1&amp;amp;y=7&amp;amp;j=4F26012405F873DE6A2507C7D2D0A713http%3A%2F%2Fadvertiser%2Eedintorni%2Enet%2Fredirect%2Easp%3FidG%3D19138%26idA%3D90800%26query%3Dpaysage%26cpk%3Dm%26idU%3D269%26location%3Dhttp%253A%252F%252Ffeed%252Eedintorni%252Enet%252Fgoadv%252Fredir%252Easp%253Furl%253DShopping%25252Ecom%25252Fsoldes%2526query%253Dpaysage%2526country%253Dfr%2526redir%253Dhttp%25253A%25252F%25252Frc23%25252Eoverture%25252Ecom%25252Fd%25252Fsr%25252F%25253Fxargs%25253D15KPjg17RSopamwrmod7%2525255FJT%2525252DqKwl4axca58c9vCpIhL%2525252DVf5iMxXOV2aqHEksJxTOVxv1PdzPOd%2525252DKAXK%2525255FP4kP2IGgiMQ1aAHuXpjdLJz4I4M66iUdNChLI6l7Xkn4BGOnsDZm%2525252DxeZ6Pqq7BJdbvbj8PzrRwlV6U%2525255FPJnw86xwOIWGd7q6G8p9g6LddISvPIk8723LZh9ObpdedCYmlLncooRmNF1wN2UFiEQKiKl4B4I2V70Mm9yqanTfosBp7Twk5GZbuLrzY1TKxXat6U0vQjHnGaE%2525252Dc97Lkqyq%2525252DVUk0hVHKarP2eI12Rn9fKw2rC0eIglqGHrRMTPRin6YFQqJh1FbODkPEOPZ2w89E%2525255FBfpVQIMSv2xOO&amp;amp;r=&amp;amp;x=1248882590625&amp;amp;z=tt.lh.BD63DDC2D1BEFEAF6A97830D151AE5EC&amp;amp;i=336" ed_created="1" style="border-bottom: medium none; text-decoration: underline; color: rgb(36, 30, 30);"&gt;&lt;/a&gt; rural quadrillé par des haies et des clôtures, mais on devine des champs plus vastes derrière cette végétation domestiquée. Parmi les quelques habitants de ce petit village, on peut citer des membres des familles Bophin (Boffin) et Gamegie (Gamgee) [2] .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le chemin ne va pas plus loin. Au delà se poursuivent vers le nord, l'est et l'ouest des allées privées ou des chemins de terre qui mènent aux différents champs et vergers des environs. Nous choisissons de suivre une allée de terre qui passe entre deux hautes rangées de haies de buis encore odorantes malgré la saison. C'est le mois de winterfilth [3] , le début de l'automne. Le vieil anglais winterfylleð désignait le mois d'octobre pour les anglo-saxons d'avant la conquête normande.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Derrière les haies, on devine parfois un petit pré ou gambadent tranquillement deux ou trois poneys. Plus loin, c'est une basse-cour ou picorent des poules et où un coq veille sur tout son monde du haut d'un tas de fumier [4] . Il y a aussi des vergers où s'alignent des rangées de pommiers prêts pour la récolte. Quelques hobbits s'activent déjà au gaulage en secouant les branches des arbres avec des perches ou des crochets à pommes. Les fruits murs tombent sur le sol et sont aussitôt évacués par des femmes dans de larges paniers d'osier. Les fruits sont entassés pour plusieurs semaines dans de vastes réservoirs en plein air où ils vont se gorger de sucre et essuyer les premières gelées de la fin de l'automne. Après ça, on les conduira au broyeur&lt;a id="ed_Id_2" target="_blank" href="http://adv08.edintorni.net/affiliati/click/?q=broyeur+bois&amp;amp;a=20086&amp;amp;e=1&amp;amp;y=7&amp;amp;j=F8D769AFC626C1606093EE02D10B1068http%3A%2F%2Fadvertiser%2Eedintorni%2Enet%2Fredirect%2Easp%3FidG%3D19138%26idA%3D90800%26query%3Dbroyeur%2Bbois%26cpk%3Dm%26idU%3D269%26location%3Dhttp%253A%252F%252Ffeed%252Eedintorni%252Enet%252Fgoadv%252Fredir%252Easp%253Furl%253DShopping%25252Ecom%25252Fsoldes%2526query%253Dbroyeur%252Bbois%2526country%253Dfr%2526redir%253Dhttp%25253A%25252F%25252Frc23%25252Eoverture%25252Ecom%25252Fd%25252Fsr%25252F%25253Fxargs%25253D15KPjg14lSopamwrmod7%2525255FJT%2525252DqKwl4axca58c9vCpIhL%2525252DVI5iMxXOR2aaHEn8B8TOVxv1PdxfKV9KMfKvPynvKNFgmNTVqPH%2525255FWugoHGxI44NKunW9REhqV9meelq7RHOncHYiaASeX%2525252Dk%2525252DjMNoe4MntL6PxbjhCY%2525255Fvdpxsq3ze8XdIjo5QN1qQOAaI1Vv61dhcTAKe8BO7ogeartlCTkZs0TxtwloN2JPyIQIS3U4WgOoi%2525252DWez13prDPeIcXuLT4hI6ebvWsyNQMKRvaobEh%2525252DEzJkD2LmN9%2525252DO0rHlL9poHxSRqjqMW3Q31Ry%2525255FfGwxK%2525252DHRooh0WH7D9qIU3z%2525255FdxMjcURnA%2525255FmxCGudKGEqs1yKc4MXN8Su7HKzAZC2PQ%2525252E%2525252E&amp;amp;r=&amp;amp;x=1248882590625&amp;amp;z=tt.lh.BD63DDC2D1BEFEAF6A97830D151AE5EC&amp;amp;i=336" ed_created="1" style="border-bottom: medium none; text-decoration: underline; color: rgb(36, 30, 30);"&gt;&lt;/a&gt; à manivelle, une machine compliquée heureusement fort peu répandue. Les anciens lui préfèrent le moulin à pommes avec sa bonne vieille meule de granit poussée par un robuste poney. Dans les deux cas, on obtiendra un cidre délicieux, modérément alcoolisé et parfaitement sucré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après quelques furlongs de marche, nous laissons les petites parcelles et les vergers et nous nous retrouvons au milieu de grands champs séparés entre eux par d'épaisses haies ou par des murs et des clôtures de pierres. Ici on cultive du blé et de l'orge, essentiellement. Les équipes de faucheurs sont passées depuis longtemps et la saison du battage est déjà de l'histoire ancienne. Les labours viennent à peine de s'achever et sur la terre fraichement retournée, quelques hobbits sèment le grain. Ici, ce sera du blé d'hiver, plus loin du seigle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans nous en douter, nous avons franchi la ligne imaginaire qui, sur les cartes, délimite le quartier ouest (West Farthing) du quartier nord (North Farthing) [5] . Nous approchons ainsi de la forêt de Bindbale (Bindbale wood). Les champs et les prairies sont parsemés de bosquets de plus en plus grands et touffus qui sont autant d'avant-postes de la forêt. Le terrain est aussi beaucoup moins valloné que vers la vallée de l'eau, et les petites collines semblent avoir disparu du paysage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La forêt de Bindbale existe sans doute depuis très longtemps. Elle faisait peut-être même partie jadis du domaine forestier des rois de l'Arthedain [6] . Les Hobbits continuent très certainement de l'exploiter. L'activité forestière est hivernale. Les paysans quittent en général les champs aux premiers froids et prennent la hache, la scie&lt;a id="ed_Id_3" target="_blank" href="http://adv08.edintorni.net/affiliati/click/?q=scie+bois&amp;amp;a=20086&amp;amp;e=1&amp;amp;y=7&amp;amp;j=D58EC397ADAB373DED240064F2F70A3Bhttp%3A%2F%2Fadvertiser%2Eedintorni%2Enet%2Fredirect%2Easp%3FidG%3D28575%26idA%3D90800%26query%3Dscie%2Bbois%26cpk%3Dm%26idU%3D269%26location%3Dhttp%253A%252F%252Ffeed%252Eedintorni%252Enet%252Fgoadv%252Fredir%252Easp%253Furl%253DMotorLand%25252Enet%25252Ftondeuses%2526query%253Dscie%252Bbois%2526country%253Dfr%2526redir%253Dhttp%25253A%25252F%25252Frc23%25252Eoverture%25252Ecom%25252Fd%25252Fsr%25252F%25253Fxargs%25253D15KPjg14BSnZamwryrd7zJSOuDylYMgszv%2525255F89pCJR4HtBd8WQ8De14ZqbDmMF7RO1u%2525252DF%2525252DNwPOR%2525255Fa8XKff4nfuCGgeIRlGBHOv9yt2awIo%2525255FNaapWtVDJ4UUmefonoJHPngCZGYdSOf%2525252Dk%2525252D%2525255FJIMCoftZ7zqJwlV6U%2525255FPJnw862wuMcFKyJiV8qpAidN8pW4KkhiM2yLp8OO7JTfNCd4VCAIc9Ny4xFoMelPCIbLy7T5G4PrUzfKTh4v6zJdJEIuLzvm4mRf7KpkZoNMhGDpqs6qwjHnGSd%2525252Dbp1c3fG1u0NxRtHHrutcG2MwlRxvv%2525252DJgfHNeItu6W%2525255FyHJO2XyyrDhQ5ExQlFLW4eFjWMzBk7x%2525252DRIs8eRfmauS68BLSBCzZ2IF4A6sXlfssG9VzFzxteOw%2525252E%2525252E&amp;amp;r=&amp;amp;x=1248882590625&amp;amp;z=tt.lh.BD63DDC2D1BEFEAF6A97830D151AE5EC&amp;amp;i=336" ed_created="1" style="border-bottom: medium none; text-decoration: underline; color: rgb(36, 30, 30);"&gt;&lt;/a&gt;, le merlin, la masse et la serpe pour gagner l'ombre des bois sans feuilles. Toutes sortes d'activités liées au travail du bois occupent alors les hobbits, mais celle que suggère le mot bindbale est l'affouage, ou ramassage des fagots, pour nourrir les feux de cheminée. Le mot anglais to bind signifie en effet « lier » et bale, du vieux français balle « emballage », signifie « fagot ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une autre signification désuette du mot bale, « funeste », pourrait évoquer les légendes que se racontent les hobbits, les soirs d'hiver au coin du feu. Ces bois auraient pu abriter par exemple les meutes de loups blancs qui ont, dit-on, fondu sur la Comté lors d'un Rude Hiver (Fell Winter) de sinistre mémoire [7] .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les bois dominent une vaste vallée peu profonde au milieu de laquelle serpente une petite rivière [8] . Vers l'est, au delà de cette vallée, les Hauts de Scary dessinent une ligne d'horizon ondoyante. Nous descendons à travers les hautes herbes et les buissons d'une prairie&lt;a id="ed_Id_4" target="_blank" href="http://adv08.edintorni.net/affiliati/click/?q=prairie&amp;amp;a=20086&amp;amp;e=1&amp;amp;y=11&amp;amp;j=9E248401B11E00FA89CC01D33EE9B457http%3A%2F%2Fadvertiser%2Eedintorni%2Enet%2Fredirect%2Easp%3FidG%3D11343%26idA%3D91871%26query%3Dprairie%26cpk%3Dqq%26idU%3D203%26location%3Dhttp%253A%252F%252Ffeed%252Eedintorni%252Enet%252Fkelkoo%252Fredir%252Easp%253Fgo%253D1%2526track%253D%2525keywordid%2525%2526url%253Dhttp%25253A%25252F%25252Ffr%25252Eshopping%25252Eyahooapis%25252Ecom%25252Fctl%25252Fgo%25252FsitesearchGo%25253F%25252Ets%25253D1248049294395%252526%25252Esig%25253DpIKncXrcTaAYOASZ7daZ%25252EM3Qato%25252D%252526offerId%25253Dc47fd3edc159536d9e60f87c014a086b%252526searchId%25253D217146178143%25255F1248049294386%25255F30904905%252526affiliationId%25253D96921041%252526country%25253Dfr%252526wait%25253Dtrue%252526comId%25253D3012701%252526catId%25253D149201%2526id%253Dc47fd3edc159536d9e60f87c014a086b%2526query%253Dprairie%2526country%253Dfr%2526category%253D%2526merchant%253D3012701%2526operator%253Dand&amp;amp;r=&amp;amp;x=1248882590625&amp;amp;z=tt.lh.BD63DDC2D1BEFEAF6A97830D151AE5EC&amp;amp;i=336" ed_created="1" style="border-bottom: medium none; text-decoration: underline; color: rgb(36, 30, 30);"&gt;&lt;/a&gt; délaissée par les cultures. Il ne semble pas y avoir d'habitations ni de hangars dans les environs et le paysage peut laisser une agréable et paisible impression de solitude.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le tracé de la rivière, fait de méandres et de sinuosités diverses, indique que le terrain est largement plat sur un dizaine de milles. Ce cours d'eau, qui prend sa source loin vers le nord et qui se jette dans l'Etang de Lézeau, n'est nommé ni sur la carte de Christopher Tolkien, ni dans les textes de son père. On peut alors imaginer que les Hobbits de la région l'ont baptisé d'un nom raisonnable comme le Ruisseau (The Brook) ou encore l'Onde (the Flow).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après un bon déjeuner, nous traversons notre rivière à gué car elle est peu profonde. Ses rives sont sauvages et couvertes de joncs et d'autres sortes de plantes comme du cresson des fontaines ou du trèfle d'eau. La prairie continue de l'autre côté, parsemée d'herbes et de petites fleurs des champs. Parfois un bosquet décore le paysage. Sans doute, caché derrière les feuilles des arbustes, un renard nous y observe-t-il en se demandant ce que nous faisons dans les parrages [9] .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques milles de marche plus haut, nous nous retrouvons sur une route qui file vers le nord. C'est la route d'Oatbarton. D'antiques peupliers aux troncs massifs escortent son tracé rectiligne sur une certaine distance. Par endroits, un vieil empierrement indique que la chaussée était probablement une ancienne voie d'accès vers les collines du royaume disparu d'Arthedain et vers le lac d'Evendim, loin au nord.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des deux côtés de la route, bosquets et prairies cèdent la place à de vastes champs cultivés. Ici, se sont des céréales que les hobbits font pousser. Le nom d'Oatbarton, le village vers lequel nous nous dirigeons, est composé de l'anglais oat « avoine », du mot dialectal bar (issu du vieil anglais bere « orge ») et du mot ton « village, clos ». L'étymologie précise et confirme donc les principaux types de cultures de la région.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le bourg d'Oatbarton n'est pas situé sur la carte de Christopher Tolkien et nous nous aventurons à présent, de suppositions en conjectures, en terrain peu connu. On peut imaginer que ce village est un des plus importants de la région, bien que rien ne permette de le confirmer. Il est certainement composé de petites maisons traditionnelles, de smials excavés à flanc de côteau, d'ateliers et de petites boutiques d'artisans. Et comme nous sommes dans un pays céréalier, il y a des fermes, des hangars et des granges. Il y a aussi très probablement une bonne auberge ou nous pourrons passer la nuit. En cette saison, la soleil se couche de plus en plus tôt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le landemain, un frais et gris matin se lève sur la Comté. De la place centrale du village plusieurs chemins filent dans des directions différentes. Nous choisissons de prendre celui qui part vers l'est et qui pourrait mener à Long Cleeve, la patrie des Touque du Nord (North-Tooks) et de Diamond, la femme de Peregrin Touque [10] . Le mot long cleeve signifie « long escarpement ». Cleeve est issu du verbe moyen anglais cleven « diviser, fendre » d'où les mots cliff « falaise », cleft « fente » et to cleave « fendre » sont aussi originaires. Les mots évoquent ainsi un paysage qui peut faire penser à celui des falaises de Scary. Peut-être ce « long escarpement » se trouve-t-il sur un des versants septentrionaux de ces collines que nous connaissons déjà et qui forment peut-être un arc de cercle vers l'est en suivant le grand méandre du Brandevin (Brandywine) [11] .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Touque du Nord vivent, comme leurs cousins des Collines Vertes, dans des smials profonds. Leur établissement dans cette région remonte à l'époque de l'arrivée de Bandobras Touque (Bandobras Took), après la fameuse bataille contre une horde de gobelins (goblins) dans les Champs Verts (Greenfields) en 1147 [12] . Ces champs forment peut-être une vaste plaine qui pourrait se trouver au pied des collines. Une grande partie est assurément utilisée pour les cultures ou l'élevage, mais d'importantes parcelles pourraient être réservées à des terrains de golf, un sport que pratiquent les hobbits de la région [13] .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="postbody"&gt;La route qui menait à Long Cleeve continue vers le sud-est et rejoint certainement le village de Dwaling par les collines. Pour notre part, nous allons suivre un chemin qui se faufile au pied de ces collines puis qui traverse les champs verts en direction du nord ouest.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce chemin est agréable à suivre. Il passe au creux de petits vallons verdoyants découpés en larges parcelles herbeuses séparées par des rangées d'arbustes ou par des murets de pierres. Après un virage, nous croisons un hobbit coiffé d'un chapeau avec un plume. C'est un ces frontaliers (bounders) qui parcourent les confins de la Comté pour prévenir l'éventuelle intrusion de personnes ou de bêtes indésirables [14] . Bounders est un mot désuet qui vient de l'anglais boundary « frontière ». Les frontaliers font partie du corps des shirriffs (parfois écrit « shiriffes » dans la version française du Seigneur des Anneaux). Ce mot signifie « officiers de comté » et il correspond à l'anglais moderne sheriffs. Il est composé de shire qui (du vieil anglais scīr « comté ») et du mot reeve « premier magistrat » qui vient du vieil anglais gerēfa « gouverneur ». Dans le contexte du pays des hobbits, les shirriffs n'ont bien entendu pas un statut aussi important que celui qu'évoque l'étymologie de leur nom. Ils ne portent pas d'uniformes mais seulement, comme on l'a vu, un chapeau avec une plume. Cependant, leurs vêtements doivent certainement être impeccables, car to shirr signifie « repasser » dans la langue de Tolkien. Les vêtements des frontaliers, usés par les inspections sur le terrain, ne sont peut être pas aussi propres que ceux des shirriffs mais ils sont toutefois des gens tout à fait respectables et dignes de confiance (même si le sens contemporain du mot anglais bounders désigne les « goujats ») [15] .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous laissons notre frontalier poursuivre son inspection et nous continuons notre promenade vers l'ouest. Les paysages changent. Les champs verts sont à présent derrière nous et nous pénétrons dans un territoire sauvage et inculte : les Landes du Nord (the North Moors) [16] . Le mot anglais moor « lande » vient du vieil anglais mor « lande, tourbière ». Nous avons visiblement affaire ici à des sols rocailleux et en partie stériles, impropres au développement des arbres. Ronces, ajoncs, bruyères ainsi que chardons et fougères doivent probablement dominer le paysage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le ciel est gris et bas, accentuant l'aspect mélancolique et sauvage du pays. Un vent froid descend des collines du nord (Emyn Uial en sindarin) qui dominent tout l'horizon. Ces hauteurs inquiétantes, qu'on appelle aussi dans certains contes les Collines du Lointain (Hills of Faraway) [17] , font frissonner les hobbits depuis toujours et de nombreuses légendes et poèmes parlent de trolls et d'autres créatures étranges et mauvaises. Elles ont pourtant été autrefois le coeur du royaume d'Arthedain. Mais les deux principales cités de cet antique royaume, Annúminas (« Tour de l'Ouest » en sindarin) et Fornost (« citadelle du nord » en sindarin) sont depuis longtemps abandonnées et ruinées. Fornost est aussi appelée Norchâteau-le-Roy (Norbury of the kings) par les hobbits. Le mot bury vient du vieil anglais burg « château ». Il est curieux de souligner que le sens moderne du verbe to bury signifie aussi « enterrer, inhumer» et évoque en écho le nom sinistre de Chaussée des Morts (Deadmen's Dike) que les Grandes Gens donnent aux ruines de Fornost [18] .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces landes marquent les limites septentrionales de la Comté. En général, les Hobbits s'y aventurent peu. Parfois, des chasseurs hardis explorent la région. C'est le cas de Halfast de Par-delà-la-Colline, le cousin de Sam Gamegie [19] . Le gibier qu'il convoite se compose de petits oiseaux, de coqs de bruyère ou de chèvres sauvages au longs poils, mais sans doute guère plus. Parfois, des mouflons aux cornes épaisses ou des grands cerfs descendent des lointaines brandes boisées des collines. Mais en cette saison, ces grands animaux sont plutôt occupés à leurs amours et le lointain brame du grand mâle procure une intense émotion à celui qui l'entend dans le vent du nord.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsqu'il arrive que ces chasseurs rentrent bredouilles de leurs longues parties de chasse, ils se prennent à raconter, pour de se rendre interessants, d'étranges histoires peuplées d'êtres fantastiques comme par exemple des arbres qui marchent [20] . Mais faut-il vraiment donner crédit à ces récits, comme le fait Robert Foster dans son Complete Guide [21] ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le soir approche. Nous reprenons à travers la lande la direction du sud. Bientôt, des petites collines rocheuses se présentent devant nous, et à l'horizon, nous pouvons distinguer l'ombre de la forêt de Bindbale. Au creux d'un vallon se trouve un village de smials cossus et de maisonnettes en pierres : Roccreux (Hardbottle). Le mot dialectal bottle (du vieil anglais botl) signifie « construction, excavation » et le mot hard « dur » évoque la construction dans le roc [22] .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce village est la patrie des Sanglebuc (Bracegirdle), qui sont réputés habiter « à l'ouest de l'île Girdley » [23] . Cependant, tout comme les Touque, cette famille est sans doute assez nombreuse pour avoir une branche dans le nord [24] , et une autre dans le sud de la Comté [25] . Dans les deux cas, il s'agit très certainement de familles relativement aisées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fontaine fraîche sort avec générosité de la pierre. C'est une bénédiction pour les promeneurs fatigués que nous sommes. Peut-être s'agit-il de la source de la rivière sans nom qui file vers le sud jusqu'à Lézeau ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Loin, très loin vers l'ouest, bien au delà des sombres nuages qui couvrent la Comté, une fine dentelle s'illumine sur la ligne d'horizon : les neiges éternelles des Montagnes Bleues brillent sous les reflets de la soleil couchante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avons des frissons de bien-être en rentrant dans une vieille auberge du village. On est bien mieux auprès d'un bon feu. Et puis cette longue marche nous a tous affamés. Aussi, mettons nous à table, et comme le dit la vieille chanson : « Il y avait des tartelettes et des tartines beurrées, de la confiture, de la crème et du gâteau. Et le Bigorneau se pressa pour en manger le plus possible, au risque de faire éclater ses boutons [26] . »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[1] W.G. Hammond et C. Scull, JRR. Tolkien, Artiste et Illustrateur, Christian Bourgois éditeur, Paris 1996, illustrations p 106.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[2] JRR Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, La Communauté de l'Anneau, Christian Bourgois éditeur, Paris 1972 (Presse-pocket, 1986), p 68.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[3] JRR Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, Le Retour du Roi, Christian Bourgois éditeur, 1972 (Presse-pocket, 1986), calendrier p 491.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[4] JRR Tolkien, Contes et Légendes Inachevés, Le Troisième Age, Christian Bourgois éditeur, Paris 1982 (Presse-pocket, 1988), p 111.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[5] JRR Tolkien, The Lord of the Rings, BCA, Londres 1991. Carte p 30.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[6] JRR Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, La Communauté de l'Anneau, Christian Bourgois éditeur, Paris 1972 (Presse-pocket, 1986), p 14.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[7] JRR Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, Le Retour du Roi, Christian Bourgois éditeur, 1972 (Presse-pocket, 1986), appendices, chronologie, p 461.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[8] JRR Tolkien, The Lord of the Rings, BCA, Londres 1991. Carte p 30.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[9] JRR Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, La Communauté de l'Anneau, Christian Bourgois éditeur, Paris 1972 (Presse-pocket, 1986), p 104.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[10] JRR Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, Le Retour du Roi, Christian Bourgois éditeur, 1972 (Presse-pocket, 1986), appendices, chronologie, p 476 ; arbres généalogiques, p 485.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[11] JRR Tolkien, The Lord of the Rings, BCA, Londres 1991. Cartes p 30 et p 1197.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[12] JRR Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, La Communauté de l'Anneau, Christian Bourgois éditeur, Paris 1972 (Presse-pocket, 1986), p 15.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[13] JRR Tolkien, Bilbo le Hobbit, Hachette, Paris 1980 (Livre de Poche, 1993), p 28.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[14] JRR Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, La Communauté de l'Anneau, Christian Bourgois éditeur, Paris 1972 (Presse-pocket, 1986), p 23.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[15] Jared Lobdell, A Tolkien Compass, JRR. Tolkien's guide to the names in "The Lord of the Rings", Open Court Publishing Company, 1975.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[16] JRR Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, La Communauté de l'Anneau, Christian Bourgois éditeur, Paris 1972 (Presse-pocket, 1986), p 69.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[17] JRR Tolkien, Les Aventures de Tom Bombadil, Christian Bourgois éditeur, Paris 1975 (Collection bilingue 10/18, 1991), « Perry the Winkle » p 90-91.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[18] JRR Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, Le Retour du Roi, Christian Bourgois éditeur, 1972 (Presse-pocket, 1986), p 373.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[19] JRR Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, La Communauté de l'Anneau, Christian Bourgois éditeur, Paris 1972 (Presse-pocket, 1986), p 68.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[20] ibid. p 69.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[21] Robert Foster, The Complete Guide to Middle-earth, George Allen &amp;amp; Unwin, Londres 1978, p 185 et p 294.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[22] Jared Lobdell, A Tolkien Compass, JRR. Tolkien's guide to the names in "The Lord of the Rings", Open Court Publishing Company, 1975.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[23] JRR Tolkien, The History of Middle-earth, Vol. VI : The Return of the Shadow, Houghton Mifflin Company, Boston, 1988, p 284.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[24] JRR Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, Le Retour du Roi, Christian Bourgois éditeur, 1972 (Presse-pocket, 1986), p 414.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[25] JRR Tolkien, Contes et Légendes Inachevés, Le Troisième Age, Christian Bourgois éditeur, 1982 (Presse-pocket, 1988), p 120.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[26] JRR Tolkien, Les Aventures de Tom Bombadil, Christian Bourgois éditeur, Paris 1975 (Collection bilingue 10/18, 1991), « Perry the Winkle ».&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3024122238155543061-8437922081059415805?l=isumdoc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://isumdoc.blogspot.com/feeds/8437922081059415805/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://isumdoc.blogspot.com/2009/07/les-chemins-du-nord.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3024122238155543061/posts/default/8437922081059415805'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3024122238155543061/posts/default/8437922081059415805'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://isumdoc.blogspot.com/2009/07/les-chemins-du-nord.html' title='LES CHEMINS DU NORD'/><author><name>The Hepcat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10570058779419914608</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://1.bp.blogspot.com/_gFZGvVNIgps/TKiBy3-PLOI/AAAAAAAAAC8/uwJEW801VDk/S220/hepcat.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3024122238155543061.post-7802646846413126052</id><published>2009-07-29T08:40:00.000-07:00</published><updated>2009-07-31T07:27:38.801-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Promenades à travers la Comté'/><title type='text'>DES COLLINES VERTES AU QUARTIER DU SUD</title><content type='html'>&lt;span class="postbody"&gt;Les Collines vertes dominent la partie centrale de la Comté. C'est un ensemble très vaste aux paysages certainement variés. Ce n'est pas un hasard si la puissante famille des Touque (Took) s'est établie dans cette région élevée et vallonnée : de ces collines à cheval sur trois quartiers, on domine aussi bien la vallée de l'eau au nord, que les champs de l'ouest, le Maresque et les vastes étendues agricoles du quartier sud.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre randonnée nous entraînera justement jusqu'à ce quartier du sud où nous traverserons les riches domaines agricoles qui participent à la prospérité du pays des Hobbits. Il nous faudra alors sortir une fois de plus de la carte de la Comté et essayer de reconstituer ce pays à l'aide des divers indices laissés par J.R.R. Tolkien dans ses textes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous partons du bourg du Carrefour (Waymoot sur la carte, Waymeet dans le texte) un frais matin de début d'automne. C'est le mois de Halimath. En vieil anglais, le mot hālig-mōnað « le mois saint » désignait le le mois de septembre des anglo-saxons. Un mois agréable où l'été tarde à disparaître tandis que l'automne naissant offre ses plus doux atours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une brume légère flotte très bas sur les champs des environs et couvre les herbes de rosée. En général, cela annonce une belle journée très ensoleillée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous prenons dés le départ la vieille route pavée du sud, celle qui mène, après de nombreux milles de marche, au gué de Sarn [1] . C'est l'autre grande route importante de la Comté et son empierrement, qui ressemble à celui de la Route de l'Est, nous rappelle que les Hobbits n'ont pas été les premiers habitants de ce beau pays [2] .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous la suivons jusqu'à un premier bourg dont le nom n'est pas noté sur la carte. Il semblerait que ce soit un simple hameau certainement composé de plusieurs smials. Nous sommes en effet sur les premiers versants occidentaux de la Colline Verte, il y a donc probablement un beau talus qui domine la route et qui permet d'installer ce type d'habitations typiques. L'Appendice F du Seigneur des Anneaux nous explique que le mot hobbit Hlothran, qui signifierait « petit groupe d'excavations à deux pièces sur le flanc d'une colline », serait un nom commun à plusieurs petits villages de la Comté. Il est traduit par l'anglais cotton. Peut-être le hameau que nous croisons porte-t-il ce nom, ou un dérivé de ce nom. Ce serait alors peut-être le bourg du Cottage (de l'anglais cot « chaumière »), dont l'équivalant en français pourrait être, pourquoi pas, le Mesnil (du latin mansionile « petite maison, métairie »).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le chemin qui se dirige vers l'est se faufile dans une verdoyante et large vallée cernée par les premières collines. Des deux côtés, nous pouvons remarquer des parcelles en terrasses où sont cultivées diverses céréales. La route va droit à un autre bourg qui s'appelle Coteau de Touque (Tookbank). Le mot anglais bank « talus » évoque bien le paysage vallonné dans lequel nous entrons. Il y a peu d'arbres. Les pentes sont escarpées et des murets de pierre retiennent certaines parcelles herbeuses où paissent tranquillement quelques moutons. Devant l'entrée d'un modeste smial qui fait probablement autant office de bergerie que d'habitation, un jeune pâtre nous fait un signe amical. « Bienvenue sur les terres du clan Touque ! » semble-t-il vouloir dire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un chemin quitte le Coteau de Touque en serpentant au coeur de la vallée. Celle-ci devient plus étroite à mesure que l'on avance vers l'est. Le paysage est grandiose et sauvage. Après quelques milles de randonnée sans rencontrer âme qui vive, nous apercevons de nouveaux signes de peuplement. Des cabanes de pierres et des smials modestes font leur apparition sur les versants des collines. De nouvelles parcelles cultivées se distinguent des pentes herbeuses et des pâturages en friches.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au détour d'un virage apparaît Bourg de Touque (Tuckborough). C'est un des plus grands villages de la Comté et aussi un des plus anciens [3] . Il semble s'étendre sur tout le fond de la vallée, cerné par les imposantes pentes herbeuses des collines. Mais ce qui peut tout d'abord frapper le visiteur, c'est l'aspect monumental des Grands Smials (Great Smials) qui couvrent toute la base du flanc nord de la vallée et dont les centaines de fenêtres rondes dominent le reste du village. Les Smials, excavés pour la première fois à la lointaine époque du Thain Isengrim II [4] , sont réputés pour la profondeur de leurs galeries [5] et leur grand nombre d'habitants, toutes générations confondues et tous issus la famille Touque [6] . Cette accumulation d'habitants dans ces galeries peut parfois faire penser à une vaste « lapinière » comme le suggère l'étymologie du mot smial qui vient du vieil anglais smygel « terrier ». D'ailleurs, la version française du Seigneur des Anneaux met ce lapsus dans la bouche de Pippin lorsqu'il évoque certaines vieilles salles sombres et étouffantes des Grands Smials avec Merry, dans la forêt de Fangorn [7] .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'autres types d'habitations et de constructions occupent le bas du talus et le reste de la vallée. C'est un village très vivant et les rues, où s'activent de nombreux hobbits, se faufilent entre des ateliers d'artisans, des hangars ou de simples maisons [8] , et bien entendu une auberge où nous pouvons nous restaurer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bourg de Touque est, après Grand'Cave (Michel Delving), une sorte de seconde capitale de la Comté ; le mot borough « municipalité » évoque un grand village doté d'une indépendance administrative, il provient du moyen anglais burwe, lui même issu du mot burg « château, abri ». Le personnage principal du village, chef du clan Touque, porte le titre de Thain, comme ses ancêtres avant lui, depuis de nombreuses générations.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce titre est de nos jours purement honorifique. A l'origine, le Thain était le maître de l'assemblée de la Comté et le capitaine de l'ost des hobbits [9] . La thanerie était une dignité et une fonction probablement inspirée par l'organisation administrative des rois de l'Arthedain. Le mot thain (on peut trouver aussi thane dans les dictionnaires d'anglais) vient du vieil anglais þegn « intendant, soldat, servant » et indique bien que les premiers titulaires du titre, dont le célèbre Bucca du Maresque, s'inscrivaient dans une fidélité et une loyauté sans faille envers le souvenir récent des rois disparus. Cependant, ni l'assemblée ni l'ost ne se réunissent plus depuis bien longtemps. Et la difficulté avec laquelle le thain Paladin II (le père de pippin) a essayé d'imposer son autorité à Lothon pendant la Guerre de l'Anneau [10] montre bien que la thanerie n'est plus que symbolique, voire folklorique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Touque a pourtant toujours été un meneur de hobbits. Peut-être tient-il ce charisme de ses ancêtres pâles (fallowhides) qui étaient, dit-on, parmi les plus hardis et les plus aventureux des Hobbits [11] . Le britannique David Day, auteur de plusieurs ouvrages sur JRR. Tolkien, a essayé dans une démonstration intéressante de reconstituer le nom de l'ancêtre fondateur de la maison des Touque. On sait que Bucca du Maresque est très certainement l'ancêtre éponyme pâle des Brandybuck (en français : Brandebouc), la famille principale du pays de Bouc (Buckland). De la même façon, un certain Tucca pourrait être à l'origine des Tuck (une forme archaïque du nom Took que nous retrouvons dans Tuckborough). David Day évoque également un lien de parenté entre les deux hobbits qui serait l'écho des deux frères Marcho et Blanco, les fondateurs de la Comté [12] .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Outre un personnage fameux par son titre et son charisme, Le Touque est aussi un grand propriétaire terrien. A l'époque de la Guerre de l'Anneau, le Thain Paladin II possède des terres près de Bourg de Touque, dans les environs du village de Blanche Source (Whitwell) [13] . A première vue, c'est peu de choses. Cependant le reste de son vaste domaine est certainement affermé en différentes métairies gérées par d'autres familles ou par des branches cadettes du clan Touque. Toutes les transactions foncières de la famille, ainsi que les événements marquants de la vie des Touque sont consignés dans un grand Livre de Raison appelé Peaujaune (Yellowskin), sans doute à cause de sa vieille reliure en cuir de mouton [14] . Il figure en bonne place dans la bibliothèque des Grands Smials [15] .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parmi les autres grandes familles du pays, peut-être pouvons nous citer les Boulot (Chubb) qui sont alliés de longue date aux Touque [16] . Le mot chubb, qui est dérivé de l'adjectif chubby « joufflu, grassouillet » [17] , peut faire penser à l'opulence dont pourrait jouir une famille fortunée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous quittons Bourg de Touque en milieu d'après-midi par un chemin qui s'en va vers l'est en suivant le cour de la vallée. Quelques milles de marche plus loin, nous découvrons le village de Blanche-Source. C'est en fait un hameau de quelques maisons basses. Au milieu coule très certainement un petit ruisseau qui prend sa source quelque part sur les proches pentes crayeuses d'une des collines vertes et qui va se jeter quelques milles plus au nord, dans le tranquille cours de l'Eau. Bien que le village ne soit qu'à peine mentionné par Tolkien [18] et par Robert Foster [19] , on peut y trouver tout de même une petite auberge aux fenêtres fleuries dont le propriétaire accepte de nous héberger pour la nuit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le landemain, baignés par la douceur de la matinée, nous tentons de trouver un sentier qui remonte la pente en direction de la route de Stock. Cette route est bien connue. Elle est représentée sur la carte de Christopher Tolkien comme reliant Bourg de Touque à Stock, et elle est le premier trajet suivi par Frodon, Pippin et Sam au premier jour de leur grande aventure dans la Communauté de l'Anneau. Robert Foster pense que cette route prend naissance à une intersection à l'ouest de Lézeau, sur la Grande route de l'Est [20] . Cependant, dans la Communauté de l'Anneau ou le retour du Roi, les allusions au parcours de cette route étroite sont plutôt rares [21] et en contradiction avec le tracé de la carte de Christopher Tolkien [22] .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous retrouvons donc cette route de Stock qui serpente tranquillement en épousant les rondeurs de la côte. En continuant vers l'est, le chemin se faufile au creux de profonds talus dominés par de sombres arbres. Puis après quelques milles, nous traversons un bois de sapins [23] , avant-garde de la forêt du Bout de Bois (Woody End). Notre arrivée sous les sombres frondaisons odorantes fait fuir des nombreux petits animaux. Nous surprenons par exemple un téméraire renard qui s'était approché tout près de nous et qui s'enfuit à présent en virevoltant entre les troncs. Le sentier est peu fréquenté et trop étroit pour permettre la circulation de véhicules lourds [24] . Cela indique sans doute que le Bout des bois est une forêt assez peu exploitée par les Hobbits. Tolkien nous précise d'ailleurs lui-même que ces bois sont un « coin sauvage du quartier de l'Est [25] ». Peut-être certains des Touque y pratiquent-ils la chasse à l'arc comme le faisaient leurs ancêtres pâles [26] . Cependant, il n'est pas certain que nous soyons encore sur un des domaines du clan Touque car Pippin, qui est tout de même l'héritier du Thain, ne semble pas tout savoir de ces bois [27] . Ce pays forestier est de toute façon relativement préservé, en tout cas dans la partie qui couvre les Collines Vertes. C'est ce qui explique sans aucun doute qu'il soit un lieu d'errance favori pour les compagnies d'Elfes qui cherchent à rejoindre les Havres Gris à l'ouest [28] .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La route se poursuit vers l'est mais nous arrêterons là notre progression. Quelques milles après notre bois de sapins, nous savons qu'elle se partage en deux sentiers. Celui de Castelbois (Woodhall) qui traverse une sombre forêt de chênes [29] ; et celui de Stock, en contrebas duquel la vallée s'étend, harmonieuse et apaisante. Puis notre bonne route de Stock serpentera au milieu de champs de céréales avant de rejoindre quelques milles plus loin, les toits de chaume du bourg du Val (The Yale) [30] . Le nom original yale choisi par JRR.Tolkien est un forme désuète du mot ale (bière) qui n'est plus utilisé en anglais que dans certains dialectes campagnards [31] . Ale et yale viennent tous deux du vieil anglais ealu (bière). Ils permettent de deviner qu'on cultive dans les environs un orge de bonne qualité et que les potagers du bourg sont riches d'un houblon qui donne cet arôme si particulier et une si bonne réputation à la bière du pays [32] . Peut-être ce bourg est-il aussi le site d'une fameuse malterie [33] .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quittant la route, nous choisissons de traverser le bois de sapins en direction du sud-ouest. Le parcours est beaucoup moins facile mais il reste agréable. Le soleil de midi cogne sur les collines mais les branches épaisses des conifères nous couvrent d'ombres apaisantes. Partout autour de nous chantent des oiseaux invisibles et sous nos pas silencieux, les aiguilles et la mousse forment un tapis des plus doux. Par ici, un écureuil s'enfuit avec son butin : une pomme de pin aussi grosse que lui. Par là, une envoûtante senteur de résine nous enivre. Ailleurs, de luxuriantes fougères nous ouvrent aimablement un sentier vers une large vallée cachée nimbée de couleurs irréelles. Les verts sombres et les verts lumineux dominent, jouant harmonieusement avec les bruns, les ocres, les vermillons et les jaunes pâles annonciateurs de l'automne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après une solide collation, nous reprenons notre randonnée à travers les bois. Le chemin est de moins en moins facile car au coeur des Collines Vertes, les pentes sont rudes et les fourrés sont épais. Et la journée avance ainsi tandis que nous jouons des pieds et des mains pour progresser. Passée une crête caillouteuse, nous redescendons le long du versant sud. Les conifères sont toujours là mais ils ne sont plus les mêmes : ce sont à présent les pins qui dominent. Les versants sud des Collines Vertes sont en effet arrosés de soleil toute la journée, les terrains y sont secs et acides. Les sources qui donnent naissance aux petites rivières du sud du Maresque se trouvent beaucoup plus à l'est.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Devant nous, en contrebas, s'étend l'immensité des champs du quartier du sud. Vers l'ouest, ce sont les crêtes herbeuses de la partie occidentale des collines qui ondulent jusqu'à l'horizon. Le soleil couchant donne à ces vastes paysages une coloration presque vineuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un petit sentier nous mène à un hameau discret appelé en anglais Pincup [34] . Ce nom pourrait être traduit éventuellement par « Coupe d'Aiguilles ». Il évoquerait alors la présence des bois de conifères environnants et des sols couverts de corolles d'aiguilles de pins. Une autre traduction pourrait peut-être prendre en compte le mot vieil-anglais penn « clos », qu'on retrouve dans l'anglais dialectal pen « enclos à animaux », et l'anglais cop « hauteur, sommet, monticule ». Soit, pourquoi pas, « Mont Clos ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="postbody"&gt;Nous croisons sur le chemin un apiculteur qui termine sa journée de travail. Il accepte de nous héberger pour la nuit. Dans sa modeste masure très confortable, il nous invite à boire en sa compagnie un sirop de pin qu'il fabrique lui-même. Il obtient cette boisson particulièrement aromatique et rafraîchissante en alternant dans un bocal des aiguilles de pins tachées de résine avec des croûtes de miel séché. Après une fermentation d'une quinzaine de jour en plein soleil, un liquide sirupeux et verdâtre se forme. Coupé avec de l'eau fraîche, il donne cet excellent sirop de pin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les hobbits sont très friands de miel. Un peu partout dans la Comté, on peut trouver des producteurs qui font profiter à tous du délicieux produit de leur ruches [35] . Notre hobbit prend une fois par semaine une route qui gagne le sud à travers la campagne pour aller vendre son miel dans les villages du Quartier du Sud. Cette route n'est visible que sur la carte dessinée par Christopher Tolkien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au petit matin, prenant congé de notre hôte, nous suivons cette route du sud pour la seconde partie de notre randonnée. Elle descend en pente douce le long des coteaux de la colline. Les pins se font plus rares, cédant vraisemblablement la place à de petites parcelles maraîchères entourées de murets de pierres. Ici, les paysans de Pincup pourraient cultiver des prunes et des abricots.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le paysage change à nouveau après deux ou trois milles. Quelques fermettes isolées font leur apparition. On y remarque de modestes clos consacrés à quelques plants de vignes. Plus au sud, le terrain devient vallonné et les talus exposés au sud se couvrent de cépages chargés de raisins. Les parcelles sont un peu plus vastes et parcourues de groupes de vendangeurs. Nous sommes en effet au début de la saison des vendanges. Le travail de ces braves hobbits est harassant. Certains avancent courbés ou à genoux entre les ceps, d'autres sont debout et versent les seaux remplis de grains dans les hottes portées par les plus robustes. Malgré tout, certains prennent le temps de nous faire des signes amicaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La terre douce, légère et sèche de la région, mêlée à des petits cailloux de calcaire, convient parfaitement pour la culture de la vigne. La pente est exposée au sud et au sud-est, une orientation idéale qui permet aux cépages de profiter du soleil du matin pour compenser les fraîcheurs nocturnes, puis de s'inonder de la chaleur et de la lumière tout au long de la journée. Les raisins deviennent ainsi plus savoureux et le vin encore meilleur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette culture est ancienne et très certainement antérieure à l'arrivée des Hobbits. On raconte que les rois de l'Arthedain possédaient déjà des pieds de vignes dans le pays [36] .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entre les cépages, nous distinguons des cabanes de vignerons en pierres. Un peu plus loin, c'est un vieux et rustique pressoir à vin qui se dresse au milieu des vignes. Le vin produit dans la région est probablement peu varié, mais certains crus se démarquent tout de même. On peut ainsi citer le Vieux Clos (Old Winyards) un vin réputé qui fait la richesse des caves des connaisseurs de toute la Comté [37] . Le mot winyard est inspiré par le vieil anglais wīnegeard « vignoble, clos » qui a donné le mot anglais vineyard « vignoble ». Ce vin est produit par les cépages qui entourent le village du même nom [38] .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La route continue de filer vers le sud au milieu de ces paysages inondés du doux soleil d'automne. A l'ombre d'une cabane de pierre, nous prenons un copieux casse-croûte arrosé bien entendu, d'un petit vin du pays à la saveur fruitée. C'est un vin plutôt jeune. D'autres vins sont conservés plus longtemps dans des fûts de chêne à l'ombre des caves de certaines grandes propriétés appartenant aux riches familles de la région.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Sonnecor (Hornblower) forment une de ces grandes familles. Ils possèdent probablement des pieds de vignes dans les environs. Mais la culture qui a fait leur fortune au cours des siècles est celle de l'herbe à pipe (pipe-weed).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce fut l'ancêtre des Sonnecor, un certain Tobold dit Vieux Tobie (Old Toby) qui fut le premier à faire pousser et à commercialiser l'herbe à pipe à une époque où les hobbits fumaient déjà toutes sortes d'herbes [39] parmi lesquelles pouvait-on sans doute trouver la lobelia, une plante aux fleurs colorées et aux vertus curatives dont le souvenir est resté dans le prénom de certaines femmes du pays [40] .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'herbe à pipe actuellement consommée dans la Comté est essentiellement cultivée dans des endroits très ensoleillés et abrités du vent. La route de Pincup nous amène justement à un de ces vallons exposés au sud où l'herbe pousse en abondance dans des petites parcelles séparées par des murets ou des petites masures de pierres. Cette variété-ci est appelée Etoile du Sud (Southern Star) [41] car au début de l'été, elle est couronnée d'une grande fleur blanche ou jaune à cinq pétales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sous la soleil de l'automne, l'air est encore chargé des senteurs estivales : le thym et le serpolet sauvage, le romarin et les petits buissons de lavande poussent au pied des murs de façon tout à fait anarchique. Mais il ajoutent à l'harmonie du décors. Un journalier qui fait une pause à l'ombre d'un pan de mur nous apprend que les Sanglebuc (Bracegirdle) sont les propriétaires de ces parcelles [42] . Cependant, quelques furlongs plus à l'est, les plantations appartiennent aux Sonnecor de Longoulet (Longbottom) et surtout à leurs alliés les Sacquet de Besace (Sackville-Baggins) [43] , des gens très riches qui vivent dans un village plus loin vers le nord et qui ne viennent que très rarement visiter leurs possessions...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cependant, les raisins et l'herbe à pipe ne sont pas les seules cultures des environs. On peut ainsi voir de part et d'autre de la route quelques champs d'orge ou de blé et, au fond des vallées, des potagers où de tranquilles jardiniers font pousser tomates, aubergines, sauge, mélisse ou laurier mais aussi de l'aneth, de la pimprenelle, du fenouil et de la badiane avec lesquels les hobbits obtiennent toutes sortes de saveurs anisées pour parfumer boissons et pâtisseries [44] .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La route de Pincup s'évade en dehors de la carte de Christopher Tolkien. Elle croise probablement très vite la route de Longoulet. Cette route passe tranquillement au creux des coteaux du sud endormis au soleil de la fin de l'après-midi. Nous y croisons quelques groupes de paysans qui rentrent du travail, outils sur l'épaule, et qui regagnent les petites fermettes isolées. D'autres, tout comme nous, se dirigent vers le bourg de Longoulet qui n'est plus très loin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le versant sud qui domine la route, les champs d'herbe à pipe se font plus nombreux et plus grands. Ici on cultive le Vieux Tobie (Old Toby), une variété très ancienne baptisée du nom de son premier producteur. Et au milieu des plantations trône la ferme des Sonnecor, une longue bâtisse en pierre entourée de cyprès et de jardins fleuris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les premières maisonnettes du bourg de Longoulet apparaissent au bout du chemin. Ce village est le plus important du Quartier du Sud. Comme dans d'autres grands bourgs du pays, nous trouvons là toutes sortes de boutiques d'artisans et de commerçants et des bâtiments des services officiels de la Comté. Et bien entendu, plusieurs auberges...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En cherchant un établissement susceptible d'accueillir un groupe de randonneurs assoiffés, nous constatons que le village est curieusement agencé le long d'une étroite vallée, à la fois abritée du vent et ouverte au soleil [45] . L'association, dans le nom Longbottom, du mot long « long » et du mot bottom « creux » qui vient du moyen anglais botme « creux, fond » et qui désigne parfois le fond d'une vallée, confirme cette particularité géographique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une auberge se trouve sur le bord de la route. Un gros hobbit au visage sympathique nous y accueille. Il n'est sans doute que le simple gérant de l'établissement car les lieux appartiennent sans doute, comme beaucoup d'autres auberges de la région, à la famille des Sacquet de Besace [46] . En entrant dans la pièce principale, nous sommes tout de suite frappés par les odeurs d'herbe à pipe et de café, dont les meubles, les boiseries et les tapisseries sont imprégnés. Ici les habitués fument de la feuille de Longoulet (Longbottom leaf), produite sur les coteaux du bourg [47] . Le café, une boisson connue à la fois des hobbits et des nains [48] , est peut-être obtenu par la torréfaction de faines de hêtre grillées ou de glands de chêne préalablement désamérisés. En effet, le climat du sud de la Comté ne se prête pas à la pousse des caféiers, des plantes qui sont d'ailleurs certainement inconnues des Hobbits et non répertoriées dans l'Herbier de la Comté (Herblore of the Shire), le célèbre ouvrage de Meriadoc Brandebouc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le soir tombe doucement sur le pays. Il fait encore bon, aussi sommes-nous installés à l'extérieur de l'auberge. Le patron nous sert un cordial au parfum agréable d'anis. Non loin de l'auberge, dans un canal qui longe la rue, un petit ruisseau fuit discrètement en direction de l'est. Quelques milles plus loin, il se jettera probablement dans le Brandevin (Brandywine), à moins qu'il ne dévie sa course vers le nord-est pour se perdre dans le bourbier fétide du Marais de sur la Rivière (Overbourn Marshes).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vers le sud et le sud-est, les frontières de la Comté sont imprécises, peut-être longent-elles l'antique route qui mène au Gué de Sarn (Sarn Ford). Mais au sud de Longoulet, à part quelques rares fermes et des champs souvent en friches, il n'y a plus grand chose à explorer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La route est quand même depuis quelques années régulièrement fréquentée par des convois de marchandises diverses, et notamment d'herbe à pipe, que conduisent des étrangers, des grandes gens venus du sud [49] .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On raconte aussi que des mystérieux hommes errants, des « rôdeurs », surveilleraient discrètement les gués [50] , empêchant ainsi de nombreux indésirables de venir troubler la quiétude du pays. On ne s'en plaindra pas, cela facilite grandement le travail des frontaliers (bounders) qui parcourent les confins du Quartier du Sud [51] .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur ces réflexions, nous dégustons notre anisette. La nuit qui vient doucement fait taire les rumeurs du jour. Les gens rentrent chez eux et, un par un, les oiseaux cèdent la place au chant des cigales et au concert des grenouilles dans le petit ruisseau. Loin vers le sud, un chien solitaire aboie. Et l'écho de se perdre dans l'immensité de la Terre du Milieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[1] JRR Tolkien, The Lord of the Rings, BCA, Londres 1991. Cartes p 30 et p 1196.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[2] JRR Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, La Communauté de l'Anneau, Christian Bourgois éditeur, Paris 1972 (Presse-pocket, 1986), p 14.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[3] ibid. p 16.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[4] JRR Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, Le Retour du Roi, Christian Bourgois éditeur, 1972 (Presse-pocket, 1986), appendices, chronologie, p 458.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[5] ibid. 396.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[6] JRR Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, La Communauté de l'Anneau, Christian Bourgois éditeur, Paris 1972 (Presse-pocket, 1986), p 17-18.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[7] JRR Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, Les Deux Tours, Christian Bourgois éditeur, Paris 1972 (Presse-pocket, 1986), p 79.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[8] JRR Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, La Communauté de l'Anneau, Christian Bourgois éditeur, Paris 1972 (Presse-pocket, 1986), p 16.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[9] ibid. p 22.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[10] JRR Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, Le Retour du Roi, Christian Bourgois éditeur, 1972 (Presse-pocket, 1986), p 396.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[11] JRR Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, La Communauté de l'Anneau, Christian Bourgois éditeur, Paris 1972 (Presse-pocket, 1986), p 13.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[12] David Day, Le Bréviaire du Hobbit, Glénat, Grenoble 1997, p 32.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[13] JRR Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, Le Retour du Roi, Christian Bourgois éditeur, 1972 (Presse-pocket, 1986), p 47.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[14] ibid. p 500.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[15] JRR Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, La Communauté de l'Anneau, Christian Bourgois éditeur, Paris 1972 (Presse-pocket, 1986), p 29.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[16] ibid. p 47.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[17] Jared Lobdell, A Tolkien Compass, JRR. Tolkien's guide to the names in "The Lord of the Rings", Open Court Publishing Company, 1975.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[18] ibid.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[19] Robert Foster, The Complete Guide to Middle-Earth, George Allen &amp;amp; Unwin, Londres 1978, p 426.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[20] ibid. p 365.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[21] JRR Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, La Communauté de l'Anneau, Christian Bourgois éditeur, Paris 1972 (Presse-pocket, 1986), p 103.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[22] JRR Tolkien, The Lord of the Rings, BCA, Londres 1991. Cartes p 30.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[23] JRR Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, La Communauté de l'Anneau, Christian Bourgois éditeur, Paris 1972 (Presse-pocket, 1986), p 104.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[24] ibid. p 107.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[25] ibid. p 103.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[26] ibid. p 12.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[27] ibid. p 106.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[28] ibid. pp 114 à 117.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[29] ibid. p 110.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[30] JRR Tolkien, The Lord of the Rings, BCA, Londres 1991. Cartes p 30.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[31] The Oxford English Dictionnary, vol. XII (V-Z), Oxford University Press, Londres 1933.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[32] JRR Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, La Communauté de l'Anneau, Christian Bourgois éditeur, Paris 1972 (Presse-pocket, 1986), p 125.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[33] JRR Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, Le Retour du Roi, Christian Bourgois éditeur, 1972 (Presse-pocket, 1986), p 400.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[34] JRR Tolkien, The Lord of the Rings, BCA, Londres 1991. Cartes p 30.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[35] JRR Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, La Communauté de l'Anneau, Christian Bourgois éditeur, Paris 1972 (Presse-pocket, 1986), p 98.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[36] JRR Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, La Communauté de l'Anneau, Christian Bourgois éditeur, Paris 1972 (Presse-pocket, 1986), p 14.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[37] ibid. p 59-60.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[38] Jared Lobdell, A Tolkien Compass, JRR. Tolkien's guide to the names in "The Lord of the Rings", Open Court Publishing Company, 1975.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[39] JRR Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, La Communauté de l'Anneau, Christian Bourgois éditeur, Paris 1972 (Presse-pocket, 1986), p 19.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[40] ibid. p 59.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[41] ibid. p 19.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[42] JRR Tolkien, Contes et Légendes Inachevés, Le Troisième Age, Christian Bourgois éditeur, Paris 1982 (Presse-pocket, 1988), p 120.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[43] JRR Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, Le Retour du Roi, Christian Bourgois éditeur, 1972 (Presse-pocket, 1986), p 399-400.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[44] JRR Tolkien, Bilbo le Hobbit, Hachette, Paris 1980 (Livre de Poche, 1993), p 17.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[45] JRR Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, La Communauté de l'Anneau, Christian Bourgois éditeur, Paris 1972 (Presse-pocket, 1986), p 20.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[46] JRR Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, Le Retour du Roi, Christian Bourgois éditeur, 1972 (Presse-pocket, 1986), p 400.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[47] JRR Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, La Communauté de l'Anneau, Christian Bourgois éditeur, Paris 1972 (Presse-pocket, 1986), p 19.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[48] JRR Tolkien, Bilbo le Hobbit, Hachette, Paris 1980 (Livre de Poche, 1993), pp 19 et 21.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[49] JRR Tolkien, Contes et Légendes Inachevés, Le Troisième Age, Christian Bourgois éditeur, Paris 1982 (Presse-pocket, 1988), p 120.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[50] ibid. p 110 et 120.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[51] JRR Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, La Communauté de l'Anneau, Christian Bourgois éditeur, Paris 1972 (Presse-pocket, 1986), p 23.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3024122238155543061-7802646846413126052?l=isumdoc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://isumdoc.blogspot.com/feeds/7802646846413126052/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://isumdoc.blogspot.com/2009/07/des-collines-vertes-au-quartier-du-sud.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3024122238155543061/posts/default/7802646846413126052'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3024122238155543061/posts/default/7802646846413126052'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://isumdoc.blogspot.com/2009/07/des-collines-vertes-au-quartier-du-sud.html' title='DES COLLINES VERTES AU QUARTIER DU SUD'/><author><name>The Hepcat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10570058779419914608</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://1.bp.blogspot.com/_gFZGvVNIgps/TKiBy3-PLOI/AAAAAAAAAC8/uwJEW801VDk/S220/hepcat.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3024122238155543061.post-2528388981545134709</id><published>2009-07-29T08:35:00.000-07:00</published><updated>2009-07-31T07:28:09.312-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Promenades à travers la Comté'/><title type='text'>DE HOBBITEBOURG A GRAND'CAVE</title><content type='html'>&lt;span class="postbody"&gt;Après notre promenade du Pont du Brandevin à Lézeau, nous continuerons notre traversée de la Comté d'est en ouest jusqu'à la haute vallée de l'Eau puis vers ces collines dont on parle souvent, mais qu'on ne connaît que très peu : les Hauts Blancs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Passé Hobbitebourg, la vallée semble beaucoup moins peuplée et plus sauvage. Cependant, à l'approche des collines crayeuses des Hauts Blancs, les villages sont apparemment plus nombreux. C'est ce que nous allons essayer de découvrir avec les indices des différents textes au cours de cette nouvelle promenade, car une partie de notre randonnée se fera en dehors de la carte de Christopher Tolkien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous partons de l'auberge du Buisson de Lierre (The Ivy Bush). Le réveil a été difficile : C'était hier la grande fête du Mitan de l'année (Mid-year's Day) à Lézeau. Les réjouissances ont duré une bonne partie de la nuit. Heureusement, un petit déjeuner princier nous donne la force nécessaire pour reprendre notre randonnée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;          Nous quittons l'accueillante auberge par la route de Lézeau et nous traversons Hobbitebourg (Hobbiton). Le village, qui s'éveille à peine, semble épouser avec harmonie les formes de la vallée. Autour de la route et sur les rives de l'Eau, les maisons sont en pierres blanches, souvent couvertes de lierres. Leurs jardins sont verdoyants et parsemés de fleurs. On peut reconnaître des gueules-de-loup (snap-dragons), des soleils (sunflowers) et des capucines (nasturtians) [1] , et toutes sortes d'autres plantes qui offrent au regard une joyeuse mosaïque de couleurs variées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hobbitebourg est un grand village et un des plus anciens établissements hobbits dans le pays [2] . S'y trouve probablement une forte concentration d'ateliers d'artisans et de boutiques diverses comme les charcuteries [3] ou comme les boulangeries qui bénéficient de la proximité du moulin et qui fabriquent toutes sortes de délicieux gâteaux [4] . On pourrait aussi trouver des magasins, des caves et des entrepôts de nourriture [5] , ainsi que des bâtiments d'administration comme un relais du service des Messagers (Messenger Service), une maison de shirriffs, et le célèbre cabinet de MM. Fouille, Fouille &amp;amp; Fouine (Grubb, Grubb and Burrowes), notaires associés [6] .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Juste à côté du cabinet aux fenêtres raisonnablement rondes pourrait se trouver un petit restaurant dont les cuisiniers ont été autrefois réquisitionnés à l'occasion de la grande réception de l'undécante-unième anniversaire de m. Bilbon Sacquet (Bilbo Baggins) de Cul de Sac [7] . Sur la terrasse du restaurant, un gros hobbit nous fait un signe amical de la main. Il est en train de prendre son deuxième petit déjeuner de la matinée, composé de petits gâteaux et de thé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le thé, qui est une boisson fort appréciée des hobbits [8] (au point qu'il existe des bouilloires de voyage pour les randonneurs [9] ), pousse très certainement dans la comté sous des serres ombragées car la Camellia, la plante qui produit le thé, aime l'ombre et déteste les variations climatiques. Ainsi les serres se trouvent-elles très probablement sur des coteaux exposés au nord, c'est à dire sur notre gauche, juste après une rangée d'aimables smials. Les hobbits peuvent consommer le thé nature ou aromatisé avec de la menthe, qui pousse en grande variété sous les ombres des arbres de la vallée de l'Eau. Ils peuvent aussi boire des infusions de mélisse, une plante qui pousse en plein soleil et qui dégage une rafraîchissante odeur citronnée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur la droite, une rue passe entre deux longères entourées de haies basses et mène directement au pont de Hobbitebourg. C'est un pont de bois, entièrement peint en blanc, comme l'indique une aquarelle célèbre que Tolkien réalisa pour les premières éditions de The Hobbit (1937) [10] . Son tablier est fait de dix longues planches de bois solide, peut-être du chêne ou plutôt du frêne ou de l'ormeau, plus fréquents dans la région. Elles indiquent en tout cas la présence d'un atelier de charpentiers dans les environs. Ces mêmes charpentiers sont sans doute à l'origine de la roue à aubes du moulin de Hobbitebourg (Hobbiton Mill) qui se trouve juste après le pont et qui brasse bruyamment l'eau de l'étroit bief de dérivation. La roue est en bois de frêne avec des armatures en fer, mais les mécanismes qui actionnent la meule à l'intérieur de l'austère bâtisse sont en bois de cormier, un arbre qui ne pousse que dans les régions à sol calcaire, vers Scary ou vers les Hauts Blancs. L'eau bouillonnante qui s'échappe du bief éclabousse les fondations du moulin puis rejoint calmement le cours de l'Eau en longeant un parterre de joncs qui décorent le pied d'une terrasse en briques rouges [11] . La famille des Rouquin (Sandyman), minotiers de père en fils, approvisionne en farine tous les boulangers des environs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le chemin dit de la Colline (Hill Lane) passe sous de grands et beaux châtaigniers [12] , dont les fruits donnent une liqueur réputée et très appréciée dans les auberges du coin. Nous passons ensuite entre une vieille grange (Old Grange) à gauche et une fermette à droite. Le chemin se poursuit en doux méandres à travers des rangées de haies tandis que la Colline domine tout le paysage. Après un virage, une petite allée appelée chemin des trous du talus (Bagshot Row) conduit à une rangée de trois smials modestes. Ces trois habitations ont été autrefois creusées dans le sable, la terre et les graviers qui avaient été excavés lors des travaux de Cul de Sac (Bag End) [13] , la résidence cossue qui se trouve juste au dessus. Chacun des trois smials du chemin des trous du talus dispose d'un jardin potager. On y fait pousser toutes sortes de légumes : des poireaux, des salades, des choux et aussi des herbes diverses et variées comme le laurier, le thym ou la sauge (que Sam reconnaît jusqu'en Ithilien [14] ). Au n°3 du chemin, le vieux Gamegie s'est spécialisé dans la culture des plantes à racines comestibles : carottes, radis ou navets, mais il est surtout réputé pour ses pommes de Terre [15] .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'allée qui mène à la résidence de Cul de Sac est fermée par une petite grille [16] qui nous rappelle que c'est une propriété privée qui se trouve au-delà. Nous prendrons donc le chemin qui contourne la colline par l'est et qui s'enfonce dans un paysage&lt;a id="ed_Id_3" target="_blank" href="http://adv08.edintorni.net/affiliati/click/?q=paysage&amp;amp;a=20086&amp;amp;e=5&amp;amp;y=3&amp;amp;j=867A1E74F0A1AEE0D90416821D673960http%3A%2F%2Fadvertiser%2Eedintorni%2Enet%2Fredirect%2Easp%3FidG%3D13383%26idA%3D91266%26query%3Dpaysage%26cpk%3Dk%26idU%3D203%26location%3Dhttp%253A%252F%252Ffeed%252Eedintorni%252Enet%252Fkelkoo%252Fredir%252Easp%253Ftrack%253D%2525keywordid%2525%2526url%253Dhttp%25253A%25252F%25252Ffr%25252Eshopping%25252Eyahooapis%25252Ecom%25252Fctl%25252Fgo%25252FsitesearchGo%25253F%25252Ets%25253D1248482282694%252526%25252Esig%25253DQ0TuVyDWfFB6c4OuqgRLg%25252EJFwXE%25252D%252526offerId%25253D1b21c8b335ce542300efaacc1c27442d%252526searchId%25253D217146178215%25255F1248482282692%25255F12472474%252526affiliationId%25253D96921041%252526country%25253Dfr%252526wait%25253Dtrue%252526comId%25253D160901%252526catId%25253D123401%2526id%253D1b21c8b335ce542300efaacc1c27442d%2526query%253Dpaysage%2526country%253Dfr%2526category%253D%2526merchant%253D160901%2526operator%253Dand&amp;amp;r=&amp;amp;x=1248881878968&amp;amp;z=tt.lh.949D4AB89299B6A2169D347484877CD9&amp;amp;i=336" ed_created="1" style="border-bottom: medium none; text-decoration: underline; color: rgb(36, 30, 30);"&gt;&lt;/a&gt; verdoyant, rustique et légèrement vallonné. Nous passons sans doute au milieu de vergers composés de pommiers et de poiriers ou au coeur d'un aimable bocage où les haies de charmilles et les jeunes hêtres indiquent que nous sommes sur une terre fertile et pour une fois exempte des calcaires qu'on retrouve un peu partout au nord et à l'ouest de la Comté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Passant entre deux haies, nous rebroussons alors chemin pour rejoindre la vallée de l'Eau en passant derrière la Colline de Hobbitebourg. Nous traversons, sous le soleil de la fin de la matinée, une agréable prairie parsemée de quelques arbres solitaires sous lesquels l'ombre est une véritable bénédiction. Par le versant ouest de la Colline, nous voici revenus à la vallée. Nous croisons un étroit sentier qui s'en va droit vers l'ouest [17] et nous coupons à travers des parcelles en friches séparées par des haies jusqu'à la rivière. Nous trouvons alors un nouveau chemin qui longe les berges et qui mène tout droit à un étroit pont de planches [18] .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La présence de ce pont nous indique qu'ici, le lit de l'Eau est un peu plus encaissé et étroit qu'en aval. Il n'y a pas la possibilité de passer à gué comme à Gué de Budge ou sur la route d'Oatbarton. De vieux aulnes veillent sur ce passage discret.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le chemin continue en se faufilant vers le sud à travers des rangées de peupliers, puis il croise la route de Lézeau que nous avions abandonnée à Hobbitebourg.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La route de Lézeau file en direction de l'ouest, à travers les basses collines des environs. Elle longe tout d'abord la rivière sur quelques milles puis elle s'en éloigne pendant un certain temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le paysage change à nouveau. Au sud, les Collines Vertes sont à présent très éloignées et au premier plan, se sont de vastes champs parsemés de bosquets qui s'étendent jusqu'à la Vieille Route de l'est. Vers l'ouest, la silhouette crayeuse des Hauts Blancs se précise. Vers le nord-ouest la vallée de l'eau s'élargit et les collines s'écartent en direction du nord où se dessine l'ombre des bois de Bindbale (Bindbale Wood).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque la route de Lézeau rejoint à nouveau la rivière, celle-ci somnole entre les joncs et les tourbes herbeuses. Il est temps pour nous de faire une pause pour déjeuner. C'est l'occasion aussi d'évoquer ces marécages qui s'étendent devant nous et qu'ici on appelle les Marais de Rushock (Rushock Bog). Le mot anglais bog « marécage, tourbière » est d'origine gaélique et évoque un lointain cousinage avec le mot gaulois bauā « boue ». Le mot rushock contient le mot rush « jonc » et le diminutif -ock, d'origine anglo-saxonne. Il nous indique que les terrains humides et boueux auxquels nous avons affaire sont probablement couverts de petites plantes des marais comme la massette, le trèfle d'eau, le plantain, la grenouillette (une variété de renoncule des étangs) ou encore les iris des marais qui fleurissent d'une belle couronne jaune en automne et qu'on trouve également dans les étangs de la Vieille Forêt (The Old Forest) [19] , mais aussi et surtout, de tourbes et de mousses végétales comme les sphaignes ou les funaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme toutes les zones marécageuses, la traversée de cette tourbière instable peut présenter certains dangers. Aussi la route de Lézeau fait-elle à nouveau un détour de plusieurs milles vers l'ouest jusqu'au carrefour de la route de Petitecave (Little Delving). A cette croisée de chemins, les Hauts Blancs sont tous prêts de nous et dominent le paysage de leurs crêtes calcaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il nous reste à visiter la haute vallée de l'Eau et à essayer de trouver la source de la rivière. Nous remontons alors le chemin qui mène vers le nord-est, au Trou de l'Aiguille (Needlehole). Ce petit bourg se trouve à plusieurs milles en amont des marais de Rushock. En observant la carte de Christopher Tolkien, on constate que le cours de la rivière, en remontant vers le nord, cesse de se promener en paresseux méandres. Ce nouveau tracé presque droit indique que nous sommes très certainement à nouveau en présence d'un paysage vallonné et que le lit de l'Eau suit une pente très légère mais suffisante pour accélérer son cours. Le nom même du bourg peut évoquer une vallée étroite où la rivière passerait sous un petit pont de pierre comme un fil passe à travers le chas d'une aiguille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le soir tombe doucement et la soleil est déjà cachée derrière les Hauts Blancs. Au Trou de l'Aiguille, le chemin continue droit vers le nord-est. Mais le cours de l'Eau, à présent plutôt ruisseau que rivière, file vers l'ouest. Un sentier semble le longer sur une dizaine de furlongs. La source de l'Eau n'est indiquée sur aucune carte, aussi est-il difficile d'estimer quelle distance nous devrons parcourir pour trouver la fontaine qui donne naissance à notre rivière. Nous croisons un villageois qui consent à nous indiquer vaguement de la main la direction des sources de l'Eau, « par-là, vers les collines » nous précise-t-il sans grande conviction... Une des cartes publiées par ICE pour les jeux de rôle inspirés par le Seigneur des Anneaux fait courir le ruisseau jusqu'aux promontoires les plus avancés vers le sud des collines d'Evendim (Emyn Uial en Sindarin) [20] . Sans doute est-ce une proposition judicieuse. Malheureusement nous ne pouvons pas en dire plus à ce sujet. Et comme l'obscurité descend doucement sur le pays, nous rebroussons chemin vers le Trou de l'Aiguille. Nous passerons la nuit à la petite auberge du coin. C'était aujourd'hui le dernier des trois jours de sérénité. Les clients sont en effet peu nombreux à s'attarder dans la salle car la Comté reprend dés demain ses activités habituelles, aussi les gens vont-ils se coucher tôt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le landemain, nous reprenons notre randonnée de très bonne heure car il nous reste encore beaucoup de chemin à parcourir. Notre première étape est le bourg de Nobottle, qui se trouve à quelques milles à l'ouest du Trou de l'Aiguille [21] . En passant par les collines à travers champs et prairies, nous évitons le long détour que fait le chemin par le sud.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;          Nobottle est composé du mo&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;a id="ed_Id_5" target="_blank" href="http://adv08.edintorni.net/affiliati/click/?q=anglais&amp;amp;a=20086&amp;amp;e=5&amp;amp;y=11&amp;amp;j=D791BCCC48C452F903971C2024A8F0CEhttp%3A%2F%2Fadvertiser%2Eedintorni%2Enet%2Fredirect%2Easp%3FidG%3D2996%26idA%3D91871%26query%3Danglais%26cpk%3Dqq%26idU%3D203%26location%3Dhttp%253A%252F%252Ffeed%252Eedintorni%252Enet%252Fkelkoo%252Fredir%252Easp%253Fgo%253D1%2526track%253D%2525keywordid%2525%2526url%253Dhttp%25253A%25252F%25252Ffr%25252Eshopping%25252Eyahooapis%25252Ecom%25252Fctl%25252Fgo%25252FsitesearchGo%25253F%25252Ets%25253D1248568593386%252526%25252Esig%25253DLZbCLitnL8FTZANPQ7QgqaVsW%25252Ek%25252D%252526offerId%25253D902a70c703c59fa906107f84efc1a184%252526searchId%25253D217146178169%25255F1248568593379%25255F30429604%252526affiliationId%25253D96921041%252526country%25253Dfr%252526wait%25253Dtrue%252526comId%25253D3812123%252526catId%25253D124901%2526id%253D902a70c703c59fa906107f84efc1a184%2526query%253Danglais%2526country%253Dfr%2526category%253D%2526merchant%253D3812123%2526operator%253Dand&amp;amp;r=&amp;amp;x=1248881878968&amp;amp;z=tt.lh.949D4AB89299B6A2169D347484877CD9&amp;amp;i=336" ed_created="1" style="border-bottom: medium none; text-decoration: underline; color: rgb(36, 30, 30);"&gt;&lt;/a&gt;t anglais bottle qui est pris ici dans le sens dialectal de « construction, excavation » et d'un mot que nous pouvons comprendre de deux façons différentes. Il s'agirait soit du mot no, une contraction dialectale de new « nouveau », soit de l'expression nob qui signifie « rupin, richard ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La première interprétation nous fait ainsi traverser un bourg tout à fait typique de la Comté, avec ses charmants smials et ses jolies chaumières aux fenêtres bien rondes. La seconde interprétation nous amène plutôt dans un village résidentiel et huppé aux smials cossus où seraient installées quelques familles aisées. L'inverse, donc, d'un autre bourg qui se trouve quelques furlongs plus à l'ouest (mais hors de la carte de Christopher Tolkien) et qu'on appelle Champtoron (Tighfield).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="postbody"&gt;Ce village, comme son nom l'indique (les torons sont les fils qui forment la corde, du latin torus « corde ») est le site d'une fameuse corderie où travaille, de père en fils, la famille Gamegie [22] . Dans les ateliers de la corderie (the rope-walk) sont fabriquées des cordes, des tissus grossiers pour les torchons ou les sacs, mais aussi probablement des toiles pour les tentes, comme celles qui furent montées pour le fameux anniversaire de Bilbon Sacquet [23] .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les cordes sont en général fabriquées avec des fibres de chanvre qu'on appelle la filasse. On peut donc certainement imaginer des champs consacrés à la culture du chanvre, des chènevières, dans les proches environs de Champtoron. Dans le nom original du village, Tighfield, nous retrouvons le mot désuet tigh « corde », du vieil anglais tēag « corde, lien » et surtout field « champ » qui pourrait, pourquoi pas, évoquer ces étendues cultivées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les cordiers de la famille Gamegie (Gamgee) sont originaire d'un village voisin, Gamwich. On retrouve dans gamwich le mot gam qui signifie « cran, courage » et qui préfigure bien les valeurs dont le plus célèbre représentant de la famille Gamegie, Samsagace, a fait preuve en soutenant Frodon Sacquet lors de l'éprouvante quête de la destruction de l'Anneau. L'autre composante du mot gamwich est l'anglais dialectal wich qu'on retrouve souvent sous la forme wick, du vieil anglais wīc « village, bourg » et au delà, du latin vicus « bourg, métairie ». On peut imaginer que le village n'est pas très grand et qu'il se trouve en quelques sortes aux confins vallonnés du nord-ouest de la Comté. Ce qui peut aussi expliquer son nom évoquant le « cran » de vivre aussi dangereusement loin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous quittons Gamwich par le chemin du sud qui nous amène, par une voie en lacets, sur les premières pentes de Hauts Blancs. Ici, on trouve le même sol parsemé de cailloux blancs que dans la région de Scary. Les coteaux les plus ensoleillés sont plantés d'allées de noyers qui marquent bien la nouvelle nature crayeuse du sol.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le bourg de Petitecave (Little Delving) se trouve dans un vallon abrité, au pied d'une pente partiellement couverte d'herbes folles et d'arbustes sauvages. De nombreux smials sont creusés dans la roche qui affleure en surface un peu partout. Le mot anglais delving « excavation, cave » indique que le calcaire est de bonne qualité et qu'il peut se creuser avec facilité. Du village, nous avons une vue extraordinaire sur la verdoyante et heureuse Comté. On peut par exemple distinguer les belles Collines Vertes, vers le sud-est, au delà des vastes champs du quartier ouest. A l'est, c'est la tranquille vallée de l'Eau qui paresse dans un riche écrin végétal et vallonné, tandis que devant nous une brume s'élève au dessus des marais de Rushock, écrasés par la soleil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plusieurs chemins quittent le bourg dans diverses directions. Nous prenons l'allée du sud qui serpente au milieu d'un paysage de rocailles fleuries. Les primevères, les véroniques, les campanules, le thym, la joubarbe et la potentille semblent apprécier la région car elles prospèrent et dégringolent en cascades multicolores le long du talus tout en se faufilant entre des bosquets de petits cyprès ou des noyers sauvages et solitaires. Nous croisons un modeste hameau perdu où trône un beau moulin dans lequel les hobbits des environs fabriquent une délicieuse huile de noix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peu après, nous entrons dans un nouveau vallon. Les pentes des collines s'assombrissent car la soleil est passée de l'autre côté. Des hautes falaises calcaires dominent à présent le paysage sur notre droite. Pendant un moment, nous suivons un dallage de grandes pierres blanches qui se perd dans la végétation. Ici, la pente est très raide, et les pluies de printemps provoquent des coulées de boues crayeuses qui rendaient autrefois le chemin glissant et dangereux. Avec le récent dallage posé par les ouvriers de la voierie du quartier de l'ouest, on peut marcher sans crainte jusqu'à Grand'Cave (Michel Delving), la capitale de la Comté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Passé un éperon rocheux, le chemin descend vers le fameux village. A première vue, celui-ci est enchâssé au creux d'une large vallée ouverte sur l'est et dominée par de hauts escarpements crayeux. On peut imaginer que sur les flancs nord et sud de la vallée se trouvent de nombreux smials. Les plus cossus, sur les versants exposés au soleil, et les plus modestes dans les endroits ombragés. Entre les deux, des dizaines de maisons, hangars, ateliers et boutiques au milieu desquels se faufile la Grand Route de l'Est.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Grand'Cave est un village ancien, probablement au même titre que Hobbitebourg et Bourg de Touque (Tuckborough) [24] . Mais les escarpements rocheux portent encore les traces d'une occupation plus ancienne. En effet, tout comme à Scary, le royaume des homme d'Arthedain a autrefois récolté ici la robuste pierre blanche pour ses châteaux du nord. Le nom original du bourg, Michel Delving, évoque bien l'extraction à grande échelle de la pierre : le mot moyen anglais michel signifie « grand, beaucoup » et a donné l'anglais dialectal mickle « grand, vaste », et le mot delving signifie, comme on l'a déjà vu « excavation ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les festivités des jours de sérénité sont terminées depuis la veille, mais le village est encore en pleine effervescence. Chaque année a lieu sur la grande place et tout le long des rues principales du bourg, la fameuse Foire Libre (Free Fair) des Hauts Blancs [25] . Outre un événement politique (on y élit tous les sept ans le maire de Grand'Cave et de la Comté), la Foire Libre est avant tout un événement économique majeur. C'est une sorte d'immense marché annuel qui permet à de nombreux paysans, éleveurs et artisans de la Comté de faire la démonstration de leurs savoirs-faire traditionnels et de présenter et vendre toutes sortes de produits. Ainsi, les éleveurs de porcs comme le fermier Goret (Hogg, d'un mot vieil anglais signifiant « cochon » [26] ) font des dégustations de leurs fameux pâtés [27] ; les éleveurs de caprins du Quartier Nord vendent leurs plus belles bêtes aux acheteurs du quartier ouest tandis que les bouchers affûtent leurs couteaux [28] . Des enfants goûtent des tasses de lait [29] ; Il y a aussi de nombreux acheteurs de poules et d'oeufs [30] .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les maraîchers, les herboristes, les viticulteurs du sud et les marchands d'herbe à pipe participent aussi activement à la grande fête. Les producteurs de fromages ne sont pas en reste. Leurs produits sont vendus à travers la Comté [31] ! Il est fort probable que Grand'Cave abrite des caves d'affinage réputées le long de son talus crayeux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On peut imaginer aussi que des commerçants et des négociants itinérants parcourent la Comté le reste de l'année depuis Grand'Cave pour valider des achats de terre ou de bêtes négociés au cours de la Foire ou pour promouvoir leurs produits [32] . Cela expliquerait qu'on fume de l'herbe à pipe au Pays de Bouc ou à Lézeau et qu'on trouve du vin du sud dans les magasins de Cul-de-Sac.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au coeur des jours de sérénité, alors que le grand marché bat son plein, des animations musicales sont proposées au centre du bourg, avec danses folkloriques, concerts improvisés... ces réjouissances pourraient se dérouler devant la Maison des Mathoms (Mathom-House), le musée de Grand'Cave où sont exposés de nombreux objets que les hobbits ont pour coutume de s'offrir en cadeaux et qu'on appelle donc des mathoms, un mot d'ailleurs inspiré du vieil anglais māðom « objet précieux ». Non loin de là, au pied d'un escarpement, des caves et d'étroits tunnels abritent des magasins d'entreposage. Pendant la présence des brigands de Sharcoux (Sharkey) dans la Comté ces mêmes caves furent détournées de leur usage habituel, comme le pense Robert Foster dans son guide [33] , et servirent de prisons sous le sinistre nom de trous-prisons (Lockholes) [34] . Plusieurs personnalités du bourg, au même titre que d'autres courageux contestataires à travers la Comté, eurent alors la malchance d'y faire un séjour prolongé. Citons par exemple une figure visiblement célèbre, le Vieux Croquette (Old Flourdumpling) dont le nom original indique qu'il fut probablement un boulanger-pâtissier réputé du village [35] . Le mot anglais flourdumpling signifie en effet « biscuit à la farine » avec dumpling « boulette, pâte cuite ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La tradition de la boulange à Grand'Cave semble confirmée à la fois par la légende de Perry le Bigorneau (Perry the Winkle) qui avait autrefois, dit-on, appris son art gastronomique d'un troll gourmand [36] et par le nom de la famille Bunce [37] . Le mot bunce peut a pu être en effet inspiré à Tokien par l'expression dialectale bunce , du verbe vieil anglais bonten « enfariner, saupoudrer » ; mais aussi par le mot bun « petite patisserie » (de la même racine germanique que les mots français bugne et beignet ) ou en fin par le mot anglais désuet bunch « protubérence, bedonnement », qui pourrait évoquer un gros mangeur de patisserie [38] .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'Hôtel de Ville de Grand'Cave est installé dans une excavation du talus. L'actuel Maire, Will Piedblanc (Will Whitfoot), qualifié lui aussi de boulette enfarinée (floured dumpling) à l'occasion de l'effondrement du plafond crayeux de l'Hôtel de Ville qui l'avait recouvert de poussière blanche [39] , a également connu les trous-prisons pendant l'occupation de la Comté par les brigands. Sa fonction de Maire (Mayor) de Grand'Cave (et par extension, de la Comté) en fait un personnage important, à la fois Maître des postes (Postmaster) et Premier Shirriff [40] , un titre inspiré de l'anglais sheriff ( de shire « comté » et reeve « premier magistrat »). D'autres Maires célèbres, comme le vieux Pot (Old Pott, du moyen anglais pot « trou ») [41] et Samsagace Gamegie, le successeur de Will Piedblanc, ont probablement eu les mêmes responsabilités.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous gagnons la Grande Route de l'Est qui traverse le village. La nuit est en train de tomber et les Hauts Blancs se couvrent d'ombres. Malgré tout, la blancheur farineuse de ses coteaux crayeux, dont la description se retrouve par allusions jusque dans le nom de ses habitants, reste immaculée. Les premières étoiles apparaissent dans le ciel limpide de l'Après serein (Afterlithe).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais il est temps de goûter au repos et à la détente d'une bonne soirée entre amis. Il se fait tard : réfugions nous dans l'auberge la plus proche ! Nous surprenons un magnifique croissant de lune au dessus de nous. Il nous inspire un fameux chant que nous reprenons en coeur : « Il est une auberge, une joyeuse et vieille auberge, en bas d'une colline vieille et grise, et on y brasse une bière si brune que l'Homme dans la Lune lui-même y descendit une nuit pour boire son content » [42] .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[1] JRR Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, La Communauté de l'Anneau, Christian Bourgois éditeur, Paris 1972 (Presse-pocket, 1986), p 43.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[2] ibid. p 16.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[3] JRR Tolkien, Bilbo le Hobbit, Hachette, Paris 1980 (Livre de Poche, 1993), p 21.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[4] ibid. p 16-17 et p 21.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[5] JRR Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, La Communauté de l'Anneau, Christian Bourgois éditeur, Paris 1972 (Presse-pocket, 1986), p 47.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[6] JRR Tolkien, Bilbo le Hobbit, Hachette, Paris 1980 (Livre de Poche, 1993), p 397.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[7] JRR Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, La Communauté de l'Anneau, Christian Bourgois éditeur, Paris 1972 (Presse-pocket, 1986), p 44.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[8] JRR Tolkien, Bilbo le Hobbit, Hachette, Paris 1980 (Livre de Poche, 1993), p 14 à 17, p 387.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[9] JRR Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, La Communauté de l'Anneau, Christian Bourgois éditeur, Paris 1972 (Presse-pocket, 1986), p 267.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[10] W.G. Hammond et C. Scull, JRR. Tolkien, Artiste et Illustrateur, Christian Bourgois éditeur, Paris 1996, illustrations p 106.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[11] ibid. p 106.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[12] JRR Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, Le Retour du Roi, Christian Bourgois éditeur, 1972 (Presse-pocket, 1986), p 406.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[13] Jared Lobdell, A Tolkien Compass, JRR. Tolkien's guide to the names in "The Lord of the Rings", Open Court Publishing Company, 1975.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[14] JRR Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, Les Deux Tours, Christian Bourgois éditeur, Paris 1972 (Presse-pocket, 1986), p 349.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[15] ibid. p 349.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[16] JRR Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, La Communauté de l'Anneau, Christian Bourgois éditeur, Paris 1972 (Presse-pocket, 1986), p 44.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[17] ibid. p 102.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[18] ibid. p 103.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[19] ibid. p 175.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[20] J. Ruemmler, P. Fenlon, Rangers of the North, The Kingdom of Arthedain, ICE, 1987. Carte par Peter Fenlon.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[21] JRR Tolkien, The Lord of the Rings, BCA, Londres 1991. Carte p 30.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[22] JRR Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, Les Deux Tours, Christian Bourgois éditeur, Paris 1972 (Presse-pocket, 1986), p 289 ; et Le Seigneur des Anneaux, Le Retour du Roi, Christian Bourgois éditeur, 1972 (Presse-pocket, 1986), appendices, arbres généalogiques, p 487.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[23] JRR Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, La Communauté de l'Anneau, Christian Bourgois éditeur, Paris 1972 (Presse-pocket, 1986), p 44.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[24] JRR Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, La Communauté de l'Anneau, Christian Bourgois éditeur, Paris 1972 (Presse-pocket, 1986), p 16.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[25] ibid. p 22.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[26] JRR Tolkien, Les Aventures de Tom Bombadil, Christian Bourgois éditeur, Paris 1975 (Collection bilingue 10/18, 1991), « Perry the Winkle » pp 92-93 et 98-99.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[27] JRR Tolkien, Bilbo le Hobbit, Hachette, Paris 1980 (Livre de Poche, 1993), p 21.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[28] JRR Tolkien, Les Aventures de Tom Bombadil, Christian Bourgois éditeur, Paris 1975 (Collection bilingue 10/18, 1991), « Perry the Winkle » pp 92-93 et 98-99.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[29] JRR Tolkien, Bilbo le Hobbit, Hachette, Paris 1980 (Livre de Poche, 1993), p 22.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[30] ibid. p 21.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[31] ibid. p 21.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[32] JRR Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, La Communauté de l'Anneau, Christian Bourgois éditeur, Paris 1972 (Presse-pocket, 1986), p 40.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[33] Robert Foster, The Complete Guide to Middle-Earth, George Allen &amp;amp; Unwin, Londres 1978, p 235.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[34] JRR Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, Le Retour du Roi, Christian Bourgois éditeur, 1972 (Presse-pocket, 1986), p 395 et p 413-414.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[35] ibid. p 385.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[36] JRR Tolkien, Les Aventures de Tom Bombadil, Christian Bourgois éditeur, Paris 1975 (Collection bilingue 10/18, 1991), « Perry the Winkle » pp 90 à 101.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[37] ibid. pp 92-93 et 98-99.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[38] The Oxford English Dictionnary, vol. I (A-B), Oxford University Press, Londres 1933.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[39] JRR Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, La Communauté de l'Anneau, Christian Bourgois éditeur, Paris 1972 (Presse-pocket, 1986), p 213.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[40] ibid. p 22.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[41] JRR Tolkien, Les Aventures de Tom Bombadil, Christian Bourgois éditeur, Paris 1975 (Collection bilingue 10/18, 1991), « Perry the Winkle » pp 92-93 et 98-99.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[42] ibid. « The Man on the Moon Stayed up Too Late ».&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3024122238155543061-2528388981545134709?l=isumdoc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://isumdoc.blogspot.com/feeds/2528388981545134709/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://isumdoc.blogspot.com/2009/07/de-hobbitebourg-grandcave.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3024122238155543061/posts/default/2528388981545134709'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3024122238155543061/posts/default/2528388981545134709'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://isumdoc.blogspot.com/2009/07/de-hobbitebourg-grandcave.html' title='DE HOBBITEBOURG A GRAND&apos;CAVE'/><author><name>The Hepcat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10570058779419914608</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://1.bp.blogspot.com/_gFZGvVNIgps/TKiBy3-PLOI/AAAAAAAAAC8/uwJEW801VDk/S220/hepcat.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3024122238155543061.post-8829494098097933284</id><published>2009-07-29T08:33:00.000-07:00</published><updated>2009-07-31T07:45:42.456-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Promenades à travers la Comté'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span class="postbody"&gt;C'est au coeur de la Comté que nous allons à présent nous promener. Nous allons remonter le cours de la plus longue rivière de la région jusqu'à Lézeau en nous arrêtant dans les endroits les plus notables de son aimable et attachante vallée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De tous les lieux du pays des Hobbits, la vallée de l'Eau est la vallée campagnarde par excellence, celle que tous imaginent certainement dans leurs rêves. C'est sans doute aussi le paysage qui se rapproche le plus de ce que nous pouvons imaginer des merveilleux souvenirs de la jeunesse de J.R.R. Tolkien à Sarehole. Aussi, en tant que modeste guide de nos expéditions imaginaires, je m'attacherai cette fois-ci à sortir un peu des sentiers battus afin de respecter cet esprit de liberté et de poésie enfantine qui dominait ces souvenirs de l'écrivain. Nous ne resterons donc pas tout le temps sur la Grande Route de l'est, afin d'éviter que la promenade devienne vite monotone. Et nous descendrons le plus souvent possible sur les bords de la rivière en suivant ses rives tant qu'il nous sera possible de le faire. Et bien entendu, nous ne négligerons pas de faire nos habituelles haltes aux tables réputées qui émailleront notre parcours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous partons à l'aube d'une belle journée. Une de ces journées de la fin du mois de l'Avant-Serein (Forelithe) où la soleil se lève tôt et où les journées promettent d'être aussi longues que délicieuses. Il fait encore bien frais et notre matinal rendez-vous se trouve sur le pont du Brandevin à moins d'un furlong de l'agréable auberge du Pont [1] où nous venons de passer une très bonne nuit et où nous avons chargé nos forces de l'énergie d'un solide petit déjeuner. Tout le monde est prêt ?...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;         Alors, allons-y !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous arrivons sur le fameux pont du Brandevin, dit aussi Pont des Arbalètes (Bridge of stonebows, c'est à dire « pont aux arcs de pierre »). Il ne ressemble à rien de ce que le peuple des Hobbits est à ce jour capable de construire. Il se dresse avec harmonie et majesté sur de solides piliers en pierre lisse, peut être deux ou trois, et la rivière glisse silencieusement sous ses arches de pierre. Les Hobbits entretiennent avec soin cet édifice, suivant une vieille tradition qui remonte à l'époque de la fondation de la Comté [2] .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La chaussée de la vieille route est surélevée par deux talus, un de chaque côté, pour la mettre au niveau de la rive orientale. Nous descendons le talus sur la gauche pour rejoindre par les champs le petit estuaire de l'Eau qui se trouve à quelques furlongs au nord de la route.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'Eau (The Water) est un des affluents du Brandevin (Brandywine) et probablement le plus long, si on en croit la carte de Christopher Tolkien [3] . C'est un gros ruisseau au débit honorable. A son confluent avec le Brandevin, il est peut être large d'une quinzaine de pieds, soit environ 5 mètres. Il est peu profond bien qu'un hobbit maladroit et imprudent pourrait facilement s'y noyer. Les bords de l'estuaire sont probablement couverts de joncs, il est donc certainement difficile de s'approcher pour contempler le silencieux mélange des eaux où doivent évoluer avec bonheur toutes sortes de carpes, goujons, perches et autres brochets.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous remontons donc le cours de la rivière vers l'ouest, en longeant sa rive sud. Il n'y a pas de chemins clairement tracé, mais les paysans des environs viennent souvent en semaine sur les bords de la rivière pour puiser l'eau nécessaire aux cultures mais aussi le vendredi (Highday) jour de repos hebdomadaire [4] , pour pratiquer, pourquoi pas, l'art de la pêche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des joncs de diverses tailles agrémentent les bords de l'Eau. De temps à autre, un saule pleureur se penche au dessus de la rivière et y rafraîchit ses branches et ses racines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;         Lorsque nous approchons du village de Gué de Budge (Budgeford) [5] , le lit de l'Eau s'élargit et le fond chargé de cailloux blancs dépasse presque à la surface. Il faut dire que nous sommes en saison d'étiage, et les eaux sont presque à leur niveau le plus bas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Juste avant le gué que nous avons déjà rencontré lors de notre randonnée à Scary, nous croisons juste sur le bord de l'eau une petite margelle en maçonnerie rustique : un lavoir. Sur notre gauche, des éclats de voie. Les lavandières arrivent. Aujourd'hui, c'est jour de lessive. A leur tête se trouve une grand-mère chargée d'un volumineux panier à linge. Elle est bien connue par ici. C'est la fameuse Dame Bolger.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;         La famille Bolger est en effet originaire de Gué de Budge [6] . Nous savons que l'étymologie du mot anglais to budge « remuer, bouger » ramène au bas latin bullicare « faire des bulles, bouillonner ». Le nom Bolger pourrait être apparenté à cette même origine latine. Cependant, le mot anglais bulge signifie « bombement » et évoque plutôt les ventres bedonnants des hobbits que des âmes bouillonnantes d'aventuriers. D'ailleurs, nous constatons que la seule chose qui bouillonne au lavoir, c'est le savon sur le linge sale !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous laissons les lavandières à leur labeur matinal et nous nous dirigeons vers la route du gué d'un pas tranquille. Nous passons le village, ses maisons basses et ses fermettes et nous nous rendons à Blancs Sillons (Whitfurrows) qui se trouve à quelques furlongs au sud de la rivière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Vieille Route de l'Est traverse le bourg. Certaines pierres de son pavage antique semblent tachées d'éclats de rouille. Il faut dire qu'au cours des siècles, la route a vu défiler quantité de chevaux et de chariots, et autant de sabots ferrés et de roues cerclées de fer qui ont laissé des traces sur les pavés. Il y a bien sûr une auberge. Comme il est autour de midi, profitons-en pour faire une pause.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En continuant tout droit vers l'ouest, on se dirige vers un autre bourg important, Lagrenouillère (Frogmorton). De la route, on constate que le paysage autour de la rivière change sensiblement d'aspect. Les champs laissent progressivement la place à des friches humides. Les saules, les frênes, les aulnes et les rangées de charmes et de peupliers élancés se font de plus en plus nombreux tandis que des bouquets de joncs montent de la rivière jusqu'au bord de la route. La vue porte loin et on peut observer que sur l'autre rive dominent toujours les vastes champs, même si les bosquets ombragés y sont plus nombreux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lagrenouillère est un gros village. Lors de l'occupation de la Comté par les gredins de Lothon (Lotho) et de Sharcoux (Sharkey), on y construira une maison pour la première troupe de shiriffes (shirriffs) du quartier de l'est [7] . Ce n'est pas un choix anodin. Cela indique bien l'importance de ce bourg.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque l'on entre dans le village, on constate que l'essentiel des constructions se trouvent sur la droite de la route [8] . Les maisons sont basses, les portes et les fenêtres raisonnablement rondes, il y a des petits jardins entourés de haies de buis pas très hautes et bien entretenues [9] et quelques hangars et plusieurs ateliers où des artisans achèvent le travail de la journée : ici un forgeron et plus loin un charron ou un cordier [10] . On pourrait également trouver, comme dans tous les bourgs importants de la Comté et notamment à Blancs-Sillons [11] , un relais du service des Postes Rapides (Quick Post) qui est très certainement une émanation du service des Messagers (Messenger Service).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au centre du village se trouve notre deuxième halte : l'auberge de la bûche flottante (The Floating Log). Sa réputation est bonne et le patron loue des chambres pour les voyageurs fatigués qui traversent la Comté [12] . On peut ainsi supposer qu'au même titre que le Poney Fringant (The Prancing Pony) de Bree, cet établissement est une étape bien connue sur la Vieille Route de l'est. En tout cas, la nourriture est excellente. Au menu du dîner, gratin de pommes de terre, tarte au champignons de Scary, et compote de prunes. Le tout arrosé par une bière légère et parfumée ou par un rafraîchissant vin de frênette, qu'on obtient en fermentant dans un mélange d'eau, de miel et de sève, des feuilles de frêne séchées. C'est presque un repas de fête. Les trois jours qui arrivent sont en effet les Jours de Sérénité (Lithedays) qui marquent le milieu de l'année ou Mitan (Mid-year's Day) et le solstice d'été [13] . Chants, rires et réjouissances marquent cette agréable veillée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lithe est inspiré à la fois du vieil anglais líða, un mot qui désignait les mois de juin et juillet chez les Anglo-saxons d'avant la conquête normande, et du mot líðe « doux, agréable » [14] , d'où la traduction en « jours de sérénité » dans la version française.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain, lorsque nous reprenons notre randonnée, la soleil est brillante au dessus de la Comté et il fait déjà chaud. Il est temps de laisser la Vieille route de côté pour nous aventurer dans les bosquets ombragés et frais des bords de l'Eau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plusieurs chemins de terre descendent vers la rive en serpentant à travers les jardins et les potagers. Nous prenons par commodité celui qui se trouve juste après l'auberge et qui longe sa petite cour entourée de haies. Très vite, nous nous retrouvons au milieu des fougères et des joncs. On ne croirait pas être si près du bourg. Le murmure des feuilles des saules et des osiers est à peine perturbé par le bourdonnement léger des insectes et par la chorale de centaines de batraciens qui ont donné leur nom à Lagrenouillère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le nom original du bourg, Frogmorton est une composition de J.R.R. Tolkien sur trois mots : frog « grenouille », moor « lande », du vieil anglais mor « lande humide, tourbière » et ton « village », du vieil anglais tūn « village, clos », soit le « village de la lande-aux-grenouilles ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un bras de la rivière passe tout près. En s'approchant à pas feutrés, nous pouvons observer de minuscules rainettes (tree-frogs en anglais) à peine cachées dans les fraîches fissures de l'écorce d'un vieux saule, tandis que sur l'eau tranquille, bondissant de nénuphars en nénuphars, des grenouilles grises (common-frogs) et vertes (edible-frogs) de diverses tailles coassent joyeusement sans faire attention à nous. Qu'ont-elles à craindre de nous d'ailleurs ? Il y a trop de l'âme de Tolkien (qui détestait l'art culinaire français [15] ) dans ce pays pour que l'on puisse imaginer une seule seconde des hobbits pêcher les grenouilles pour les manger !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme l'indique la carte de Christopher Tolkien, l'Eau suit dans les environs deux cours différents, dessinant ainsi ce qu'il convient d'appeler une île. Cette île n'est pas nommée sur la carte [16] , mais peut-être retrouvons-nous son nom à la lecture des Appendices du Seigneur des Anneaux. On y lit que la fille de Samsagace, Elanor la toute-belle (Elanor the Fair), épouse en 1451 un certain Fastred de Verte-île (Fastred of Greenholm) [17] . Effectivement, le mot vieil anglais holm désigne une « île de lac ou de rivière ». L'île de l'Eau serait donc cette Verte-île d'où est originaire le gendre de maître Samsagace ? Il ne semble pas exister d'autre île sur le territoire de la Comté, à part l'île Girdley que nous connaissons déjà. Cependant, Robert Foster, dans son Complete Guide to Middle-Earth pense que Greenholm est une île située dans les Hauts Lointains (The Far Downs) [18] . Il est vrai que la phrase de J.R.R. Tolkien à propos du mariage d'Elanor et Fastred n'est pas très claire et peut être différemment interprétée. Cependant on imagine mal le dénommé Fastred porter le nom d'une région qui ne sera ouverte qu'après son mariage à la colonisation (en 1452, selon la Chronologie des Terres Anciennes)...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="postbody"&gt;Quoiqu'il en soit, si cette île est bien la véritable patrie de Fastred, c'est qu'elle est habitée. En s'y promenant, on pourrait ainsi trouver des masures isolées où vivraient des familles de jardiniers ou de coupeurs d'osiers mais aussi des fabricants de paniers ou des pêcheurs. Certains pourraient sans doute travailler comme saisonniers dans les fermettes qui se trouvent au delà de l'Eau. Chaque matin, ils pourraient emprunter cette étroite passerelle de bois que nous découvrons au hasard de notre exploration et qui nous permet de gagner l'autre rive de la rivière en gardant les pieds au sec.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La chaude soleil approche de son zénith et nous reprenons notre trajet, à l'ombre rafraîchissante des arbres qui bordent la rive de l'eau. Sur notre droite, les champs s'en vont en pente douce vers le nord. La nature est heureuse et la danse infatigable des insectes est là pour le rappeler à chacun de nos pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après quelques miles d'agréable marche, nous arrivons au gué de la route d'Oatbarton. L'endroit est enchanteur. De grands peupliers dominent le site et le chant de l'eau qui court sur les cailloux se mêle au vent dans les feuilles avec une harmonie qui laisse rêveur. Les Elfes disent que l'esprit du Vala Ulmo parcourt toutes les rivières et tous les ruisseaux de la Terre du Milieu et que de tous les éléments d'Arda, la mélodie des eaux est celle qui se rapproche le plus de l'Anulindalë. Et c'est dans ce genre de lieu apaisant que cette idée nous apparaît dans toute sa beauté. Respectueux mais affamés, nous dévorons avec dévotion un déjeuner qui n'a rien d'austère et de frugal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous quittons cet endroit avec regret pour rejoindre un carrefour où nous retrouvons la Vieille Route qui défile, imperturbable, droit vers l'ouest. Sur les bords de la chaussée se dressent là aussi de fiers et anciens peupliers. Mais les bordures et les fossés sont soigneusement entretenus et seule une herbe grasse les recouvre. De temps à autre, nous croisons une masure qui trône au milieu d'un verdoyant jardin entouré de haies de buis ou de murets de pierre recouverts de géraniums, de joubarbes ou de campanules.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques miles après le carrefour de la route d'Oatbarton nous découvrons la célèbre Pierre des Trois Quartiers (Three-farthing Stone) qui marque à peu de choses près le point central de la Comté [19] . Les descriptions laissées par J.R.R. Tolkien à propos de cette pierre sont assez vagues. S'agit-il d'une borne ancienne du royaume d'Arthedain oubliée sur le bord de la route, semblable aux antiques milliaires des chaussées de notre empire romain ? Ou bien avons-nous affaire à un monument plus ancien, un mégalithe dressé par les ancêtres des Edain qui s'apprêtaient à passer l'Ered Luin pour gagner le Beleriand et ses promesses ? Le texte en français n'utilise pas les termes Pierrefitte (du bas latin petra ficta « pierre droite ») ou menhir (du breton men-hir « pierre longue ») pour la désigner, bien qu'en anglais, l'habitude pour désigner ce genre de monument est d'utiliser le mot stone « pierre » (Stonehenge et Avebury Stone, dans le Wiltshire ; Nine Maidens Stone Circle, en Cornouailles ; Castlerigg Stone Circle, en Cumbrie ; The Nine Stones et Long Stone, dans le Devon...).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais peut-être s'agit-il tout simplement d'un monument hobbit, semblable à la stèle dressée en hommage aux victimes de bataille de Lézeau (1419) [20] .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'ombre de la Pierre s'allonge en direction du nord-est, indiquant que l'heure avance et que nous devrions nous presser d'aller à Lézeau (Bywater) pour pouvoir assister aux festivités de cette veille de solstice. Nous reprenons donc la route en laissant la pierre mystérieuse derrière nous. Une quinzaine de furlongs plus loin, nous quittons la chaussée en prenant un aimable petit chemin sur notre droite. C'est la route de Lézeau (Bywater Road).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le paysage est un peu plus vallonné. Des deux côtés dominent d'agréables hauteurs de faible altitude mais aussi des ensembles plus majestueux : les Collines Vertes (The Green Hills) au sud, la fameuse Colline de Hobbitebourg (The Hobbiton Hill) au nord-ouest, et loin à l'ouest la ligne imposante des Hauts Blancs (White Downs).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La route de Lézeau est très agréable à suivre, bien qu'elle soit en pente légère. Pendant un ou deux furlongs, elle passe entre deux talus herbeux et fleuris surélevés par d'épaisses haies [21] . Puis, arrivée en haut de la côte, elle nous présente le panorama d'une délicieuse partie de la vallée de l'eau : l'Etang de Lézeau (Bywater Pool) et ses environs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ici, nous atteignons ce qu'on pourrait appeler la moyenne vallée de l'Eau. Partout éclate la fraîcheur des eaux et des arbres. La végétation heureuse de la vallée s'ouvre régulièrement sur des tableaux ruraux faits d'une mosaïque de prés multicolores coiffés de boqueteaux et décorés de petits hangars isolés ou de fermettes typiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du haut de la côte, le chemin redescend entre des haies et des arbres robustes comme des vieux fayards (du latin fagus « hêtre ») ou des charmes plus jeunes. Puis, passées les haies, le chemin longe quelques maisonnettes dont les jardins, couverts de lilas et de belles des prés, descendent jusqu'au bord de l'étang.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La route fait une légère courbe vers la droite et, sous l'ombre apaisante de beaux peupliers liards, elle longe la rive sur un couple de furlongs. On peut alors admirer depuis cette allée, que les gens d'ici appellent la Promenade de l'Etang (Pool Side), le verdoyant talus situé de l'autre côté de la vaste pièce d'eau et une série de smials aux portes et aux volets décorés aux riantes couleurs de l'été [22] . Dans les jardins ou sur les bords de l'étang, des gens et des enfants s'amusent ou se prélassent, profitant de ce jour de repos et attendant les festivités du soir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'Etang de Lézeau, sur lequel l'azur du ciel se reflète comme dans un aimable miroir, se trouve donc dans une dépression au milieu des petites collines environnantes. Il est alimenté par le débit de l'Eau mais aussi par un ruisseau sans nom qui vient du Quartier Nord à travers les champs [23] . Le mot anglais pool « étang » nous vient du vieil anglais pōl « mare, petite pièce d'eau » et laisse supposer que ce plan d'eau n'est pas très vaste, mais suffisamment grand toutefois pour occuper une place marquante sur la carte de la Comté par Christopher Tolkien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La route continue vers l'ouest à travers le bourg de Lézeau. Vers le sud partent divers chemins qui rejoignent à travers les jardins et le bocage des fermes isolées. Un de ces chemins mène vers la ferme Chaumine (Cotton's Farm). Ici on l'appelle l'allée du sud (South Lane) mais elle n'est citée que dans la version originale du Seigneur des Anneaux. La version française a en effet sauté la phrase qui la concernait [24] ... Un autre de ces chemins rejoint probablement un coteau tout proche où se trouve une ancienne sablière abandonnée (Old Sand-pit), qui est connue sous le nom de Puits de la Bataille (The Battle Pit) depuis qu'y ont été enterrés les brigands tués à la bataille de Lézeau (en 1419) [25] . Le mot anglais pit, par son prédécesseur vieil anglais pytt, peut d'ailleurs avoir ce double sens de « carrière » et de « tombeau » qui convient ici parfaitement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le bourg de Lézeau est un des plus gros villages de la Comté. Et sans doute un des plus peuplés. Lors du rassemblement des Hobbits révolté contre les brigands de Lothon et Sharcoux, cent hobbits valides se présentent autour de Merry Brandebouc [26] . En ajoutant à ceux-ci les autres hobbits qui n'ont pas pu ou pas osé se déplacer, plus les femmes et les enfants, on peut estimer à plusieurs centaines le nombre d'habitants dans les environs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le nombre d'auberge serait-il proportionnel au nombre d'habitants ? Lézeau est en effet le seul village de la Comté où sont répertoriées deux auberges bien connues. Le Dragon Vert (Green Dragon), tout d'abord, qui se trouve à la sortie de Lézeau [27] , et un peu plus loin sur la route vers Hobbitebourg, le Buisson de Lierre (The Ivy Bush) [28] . Ces deux tavernes sont le lieu de rendez-vous de tous les joyeux hobbits des environs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le soir tombe doucement sur la Comté. Mauvaise surprise, le Dragon Vert affiche complet : « plus de chambres disponibles » nous dit l'aubergiste. Nous tentons alors notre chance au Buisson de Lierre. Comme toutes les maisons de cette partie de la Comté, les fenêtres et les portes sont rondes et le toit est en tuiles rouges [29] , ce qui suppose la présence probable d'une tuilerie dans les environs. Un pigeonnier en forme de petite tour et couverts de lierres grimpants est situé sur le côté de l'auberge et il y a certainement derrière le bâtiment une vaste cour qui s'ouvre sur les rives de l'Eau et sur la verdoyante cuvette de l'Etang. En tout cas, c'est notre chance : il reste des chambres pour passer la nuit dans ce petit coin de paradis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous déambulons avant le repas du soir jusqu'au village tout proche de Hobbitebourg Hobbiton. Des maisonnettes sont enfouies dans des vergers et des jardins. Ceux-ci sont encore merveilleusement verdoyants malgré l'heure tardive et la lumière déclinante de la soleil qui se couche derrière les basses cimes des Hauts Blancs à l'horizon. Le ciel se pâme de couleurs irréelles allant du bleu de cobalt jusqu'au magenta en passant par des rouges aux variantes ambrées ou violacées. C'est magnifique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le nom anglais original du village, Hobbiton, est composé des mots hobbit (correspondant au vieil anglais Holbytla « creuseur de trous ») et du mot ton « village, clos » que nous avons déjà évoqué lors de notre visite à Lagrenouillère. On pourrait donc s'amuser à traduire Hobbiton par « le village des creuseurs de trous » et imaginer sur notre gauche pour illustrer ce nom, un coteau décoré de dizaines de smials aux jardins splendides et aux potagers généreux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au buisson de Lierre, de nombreux habitués se sont donnés rendez-vous. Nous croisons les fils Chaumine (Cotton), les frères Brun (Brown) et leur ami le père Fierpied (Proudfoot, heu non : Proudfeet !). Il y a aussi, discutant avec plusieurs anciens, une figure bien connue de Lézeau que tous ici appèlent le Vieux Chénier (Old Noakes) [30] . Le nom de ce personnage semble être un subtil jeu de mot involontaire de Tolkien construit sur les mots oak « chêne » ( par l'expression moyenne anglaise atten oke « vers le chêne ») [31] et nog « pot de bière ». Le mot oak pourrait nous faire penser à une poutre, un pilier. Nous pourrions alors tenter une traduction approximative et tirée par les cheveux de noakes en « pilier de comptoir ». Et, afin de clore le portrait de ce personnage, ajoutons que le mot nog dérive peut-être du mot vieil anglais nōg « plein » [32] ... plein comme une barrique, sans doute.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre repas terminé, nous suivons les promeneurs du soir qui se dirigent tous vers les prés qui bordent la rivière. La nuit est en train de tomber. Des hobbits rassemblent en hâte les dernières branches sur une grande pyramide de bois mort. Puis, lorsque les premières étoiles apparaissent, quelqu'un allume le feu et les gens commencent à chanter et à danser autour du brasier qui crépite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la nuit résonnent les cris de joie, les chants et le son des cors, des trompettes, des flûtes et des pipeaux et pourquoi pas d'autres instruments rustiques comme la turelure (sorte de petite cornemuse) les clochettes ou le tambourin. De jeunes couples virevoltent à la lueur du grand feu en dansant une vigoureuse saltarelle (Springle-ring). De l'autre côté de l'Eau, près de l'Etang, un autre feu fait la joie des nombreux noctambules. On en devine encore un dans la campagne vers le sud-est et un quatrième loin vers le nord-ouest, derrière l'ombre de la Colline de Hobbitebourg.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toute la Comté semble en fête pour célébrer le jour le plus long de l'année. Et l'heureuse vallée de l'Eau est le cadre idéal de ces réjouissances champêtres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[1] JRR Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, Le Retour du Roi, Christian Bourgois éditeur, 1972 (Presse-pocket, 1986), p 381.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[2] JRR Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, La Communauté de l'Anneau, Christian Bourgois éditeur, Paris 1972 (Presse-pocket, 1986), p 14.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[3] JRR Tolkien, The Lord of the Rings, BCA, Londres 1991. Carte p 30.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[4] JRR Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, Le Retour du Roi, Christian Bourgois éditeur, 1972 (Presse-pocket, 1986), appendices, calendrier de la Comté, p 500.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[5] Robert Foster, The Complete Guide to Middle-Earth, George Allen &amp;amp; Unwin, Londres 1978, p 57.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[6] JRR Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, La Communauté de l'Anneau, Christian Bourgois éditeur, Paris 1972 (Presse-pocket, 1986), p 151.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[7] JRR Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, Le Retour du Roi, Christian Bourgois éditeur, 1972 (Presse-pocket, 1986), p 386.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[8] ibid. P 383.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[9] ibid. P 387.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[10] JRR Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, La Communauté de l'Anneau, Christian Bourgois éditeur, Paris 1972 (Presse-pocket, 1986), p 16.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[11] JRR Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, Le Retour du Roi, Christian Bourgois éditeur, 1972 (Presse-pocket, 1986), p 386.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[12] ibid. P 383.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[13] ibid. p 497.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[14] John R. Clark Hall, A Concise anglo-saxon Dictionnary, Cambridge University Press, 1969.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[15] Humphrey Carpenter, JRR. Tolkien, Une biographie, Christian Bourgois éditeur, 1980 (Presse-pocket, 1992), p 137 et p 262.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[16] JRR Tolkien, The Lord of the Rings, BCA, Londres 1991. Carte p 30.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[17] JRR Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, Le Retour du Roi, Christian Bourgois éditeur, 1972 (Presse-pocket, 1986), appendices, chronologie, p 477 ; arbres généalogiques, p 487.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[18] Robert Foster, The Complete Guide to Middle-Earth, George Allen &amp;amp; Unwin, Londres 1978, p 177.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[19] JRR Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, Le Retour du Roi, Christian Bourgois éditeur, 1972 (Presse-pocket, 1986), p 416.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[20] ibid. p 405.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[21] ibid. p 404.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[22] ibid. p 388.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[23] JRR Tolkien, The Lord of the Rings, BCA, Londres 1991. Carte p 30 ; Robert Foster, The Complete Guide to Middle-Earth, George Allen &amp;amp; Unwin, Londres 1978, p 319.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[24] JRR Tolkien, The Lord of the Rings, BCA, Londres 1991, p 1044.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[25] JRR Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, Le Retour du Roi, Christian Bourgois éditeur, 1972 (Presse-pocket, 1986), p 405.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[26] ibid. p 394.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[27] ibid. p 388.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[28] JRR Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, La Communauté de l'Anneau, Christian Bourgois éditeur, Paris 1972 (Presse-pocket, 1986), p 38.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[29] W.G. Hammond et C. Scull, JRR. Tolkien, Artiste et Illustrateur, Christian Bourgois éditeur, Paris 1996, illustrations pp 102 à 106.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[30] JRR Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, La Communauté de l'Anneau, Christian Bourgois éditeur, Paris 1972 (Presse-pocket, 1986), pp 39 et 40.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[31] Jared Lobdell, A Tolkien Compass, JRR. Tolkien's guide to the names in "The Lord of the Rings", Open Court Publishing Company, 1975.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[32] John R. Clark Hall, A Concise anglo-saxon Dictionnary, Cambridge University Press, 1969.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3024122238155543061-8829494098097933284?l=isumdoc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://isumdoc.blogspot.com/feeds/8829494098097933284/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://isumdoc.blogspot.com/2009/07/la-vallee-de-leau-du-pont-de-brandevin.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3024122238155543061/posts/default/8829494098097933284'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3024122238155543061/posts/default/8829494098097933284'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://isumdoc.blogspot.com/2009/07/la-vallee-de-leau-du-pont-de-brandevin.html' title=''/><author><name>The Hepcat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10570058779419914608</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://1.bp.blogspot.com/_gFZGvVNIgps/TKiBy3-PLOI/AAAAAAAAAC8/uwJEW801VDk/S220/hepcat.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3024122238155543061.post-7710432494322198842</id><published>2009-07-29T08:32:00.001-07:00</published><updated>2009-07-31T07:45:25.313-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Promenades à travers la Comté'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span class="postbody"&gt;Le début du printemps est au rendez-vous, la soleil brille avec éclat, il n'y a pas trop de vent. Le Temps est radieux pour un mois de rethe 1. Ce n'est pas toujours le cas si on croit la signification du mot vieil anglais d'origine, réthe : « cruel, sauvage ». Nous nous sentons alors prêts à attaquer les pentes des collines de Scary qu'on peut voir vers le nord depuis la Grande Route de l'Est. C'est du bourg de Blancs Sillons (Whitfurrows) que nous partirons et nous allons découvrir ensemble le pays élevé qui s'étend au nord-est de la Comté, sur les bords du Brandevin : le pays des collines de Scary.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De Blancs Sillons part donc vers le nord, droit vers les collines, un des grands chemins pavés de la Comté. Cependant, contrairement à celui du Maresque et à d'autres, le pavage de ce chemin semble très ancien, peut-être aussi ancien que celui de la Grande route. A l'approche du gué de Budge (Budgeford) cette impression ce confirme. Passé un petit village 2, appelé Gué du Pont dans la traduction de F. Ledoux 3, nous constatons qu'au bord de la petite rivière Eau (The Water), se trouvent d'antiques dallages abîmés par l'érosion du temps et du cours d'eau. Ces dalles larges et plates en pierres blanches étaient-elles là pour renforcer la chaussée pour le passage de lourds chariots ? Nous n'avons guère plus d'indices pour le moment et il serait maladroit d'avancer plus loin dans les suppositions. La présence de ces pierres usées et abîmées au milieu du gué provoque en tout cas un bouillonnement de l'eau attesté par le nom même de l'endroit. En effet, le verbe anglais to budge signifie « remuer, bouger » et vient du bas latin bullicare « faire des bulles, bouillonner ». Nous franchissons donc le gué bouillonnant en écoutant le chant de l'écume de l'Eau qui domine la silencieuse campagne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Passé le gué, nous nous retrouvons sur les champs du Pont (Bridge fields), une vaste plaine agricole, qu'aucune clôture et que peu d'arbres semblent vouloir perturber. Parfois, le toit de chaume d'une fermette et de ses granges dépasse au dessus du sol. Comme partout dans la Comté, les bâtiments sont longs et bas et les ouvertures sont de forme ronde 4 . Le soleil fait briller les cailloux de craie que les labours ont fait remonter à la surface. Et le nom du village des Blancs Sillons tient certainement son origine de la nature du sol. Ce ne serait pas étonnant que les champs qui longent le chemin portent des noms comme « les champs blancs », « les longues raies », ou « les longs réages ». Ici on sèmera bientôt les céréales de printemps : l'orge, et un peu plus loin probablement de l'avoine. L'étendue des champs du Pont se prête à leur culture. On pourrait également trouver des champs de betteraves, un légume qui apprécierait volontiers la terre du coin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Droit devant nous, les collines occupent à présent tout l'horizon. Nous approchons du bourg de Scary qui sera notre première étape. Et ce n'est pas un mal, car on a beau aimer la campagne, le chemin depuis le gué de Budge semble long au milieu de ces monotones paysages même si le terrain se fait moins plat et plus vallonné à l'approche des collines.&lt;br /&gt;Ces collines sont imposantes. Elles semblent sortir de terre. Cette impression est renforcée par les pentes terriblement escarpées, nues et blanches qui forment le premier talus. Ici, la roche calcaire domine. Ces falaises ne sont pas toutes naturelles. Certaines ont été façonnées par l'extraction ancienne de la pierre blanche 5 . Et à quelques furlongs à l'est de Scary se trouve le bourg de La Carrière (Quarry).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le nom de Scary vient de l'anglais scar qui signifie à la fois « rocher escarpé » et « cicatrice ». La racine germanique de ce mot se retrouve dans le vieux scandinave sker « couper, cisailler » et dans l'allemand médiéval skarpô « talus ». Ce nom évoque bien la présence de la falaise.&lt;br /&gt;Scary est sans doute un bourg d'importance. C'est en tout cas le plus important de cette partie de la Comté. Nul ne sera étonné qu'on y trouve une de ces sympathiques auberges qui font la joie des promeneurs de ce pays. C'est là, autour d'une très bonne bière (moins fameuse sans doute que celle du Maresque, mais tout de même !) que nous faisons connaissance avec le père Trougrisard (Brockhouse). Ce brave hobbit est la mémoire de Scary. C'est notre chance, il aura sans doute beaucoup de choses à raconter !&lt;br /&gt;Il nous précise tout d'abord qu'il est originaire du village des Trougrisards (Brockenborings) qui se trouve un peu à l'ouest de Scary. Il est venu dans sa jeunesse s'installer à Scary pour travailler à la belle saison en tant que journalier dans les fermettes du sud du bourg. Piquage des betteraves au début des beaux jours, fauchage des blés sur les vastes champs, puis battage et enfin récolte des betteraves au milieu de l'automne façonnaient son quotidien. A l'approche de l'hiver, il se tournait vers une toute autre activité. Il se rendait au bourg de la Carrière où se trouve aujourd'hui encore un chantier d'extraction de la caillasse. La caillasse servait à empierrer les chemins éventrés par les ornières laissés par les chariots des hobbits ou les convois des nains après les fortes pluies.&lt;br /&gt;Bien entendu, continue-t-il, les chantiers des hobbits sont modestes. Et les hautes falaises de craie qui dominent le pays jusqu'à Scary et au delà, ne sont pas l'oeuvre des carriers du coin. On raconte en effet qu'autrefois, du temps du Roi de l'Arthedain, les Grandes Gens exploitaient de vastes sites d'extraction de la pierre blanche pour leur châteaux du nord. De lourds chariots partaient des carrières vers le sud par la route pavée, ce qui explique l'antique dallage que nous avions remarqué autour du gué de Budge, au début de notre randonnée. Puis ils rejoignaient la grande route et passaient le pont vers l'est.&lt;br /&gt;La pierre a toujours été de bonne qualité, et les Grandes Gens ont ouvert un front de taille immense (à l'échelle des hobbits, bien entendu) qui se confond avec l'escarpement calcaire naturel. C'est la fameuse falaise qu'on voit de si loin et à laquelle le bourg de Scary doit son nom. Par endroits, les anciens carriers ont aussi creusé de hautes galeries pour aller chercher la pierre au cour même de la colline, à la façon des Nains.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Carrières sont depuis longtemps abandonnées et les Rois ont disparu. Mais les galeries existent toujours, comme nous le verrons aux Trougrisards. Cependant certaines sont si anciennes et si vétustes qu'elles s'écroulent parfois, provoquant en surface de dangereux effondrements du sol qu'on appelle des fontis. C'est la raison pour laquelle les hobbits évitent probablement de s'aventurer sur les pentes des collines. Un coup d'oeil rapide sur la carte de la Comté par Christopher Tolkien 6 nous permet de constater qu'il n'y a en effet là aucune trace d'habitations, contrairement à la Colline Verte des Touque ou à ce que nous savons des Hauts Blancs. On peut imaginer alors un paysage de landes battues par le vent ou seuls quelques rares pâtres viennent parfois avec leurs troupeaux de moutons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous quittons Scary et son auberge pour nous diriger à présent vers le bourg des Trougrisards (Brockenborings) un peu plus à l'ouest.&lt;br /&gt;En anglais le mot brock signifie « blaireau » et boring « forage ». F. Ledoux a traduit Brockenborings de cette façon tout simplement parce que le mot grisard désignait autrefois en français le blaireau, creuseur de galeries.&lt;br /&gt;Des galeries, ici, nous en avons donc beaucoup. Il y a bien entendu les traditionnels smials (du vieil anglais smygel « terrier ») des habitants du bourg, les basses galeries des anciennes carrières où les hobbits cultivent des champignons (les certainement très fameux champignons de Scary) mais aussi des tunnels aux entrées béantes, inquiétantes et d'où s'échappent de sinistres courants d'air. Les anglicistes reconnaîtront que l'autre sens du mot scary, « effrayant », pourrait évoquer la terreur du vertige que quiconque ressent à l'entrée froide, silencieuse et ténébreuse d'une galerie souterraine... Certaines de ces galeries serviront de repaire à la bande de rebelles de Gros Bolger (Fatty Bolger) pendant la terrible époque de la présence des brigands de Sharcoux (Sharkey) dans la Comté 7.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre promenade se poursuit vers l'ouest, au milieu d'un paysage verdoyant et vallonné. Ici, les collines sont très basses et il n'y a plus de traces des anciennes carrières. Nous croisons après quelques furlongs une route sinueuse qui s'en va vers le nord. C'est le chemin de Dwaling. Il se faufile au pied des collines et zig-zag entre les buttes. Autour, il n'y a plus de champs cultivés mais plutôt des pâturages pour les moutons. On remarque sur les pentes, au dessus du chemin, des bergeries isolées à moitié camouflées sous la mousse et le gazon. Certaines parcelles de terrain sont entourées de clôtures grossièrement montées en pierres. Il y a très peu d'arbres et souvent, la craie affleure en surface.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;           Dwaling n'est pas situé sur la carte. Mais on peut estimer que ce bourg se trouve sur les pentes septentrionales de nos collines. Le mot Dwaling peut avoir plusieurs sens. Il peut en effet être inspiré de l'anglais dwelling « habitat ». Un mot qui vient lui-même du vieil anglais dwellan qui signifie à la fois « demeurer » mais aussi « s'égarer, errer ». S'agirait-il d'un jeu de mot de Tolkien pour désigner le côté « perdu hors de la carte » de ce petit village, comme le suggérait Ruth S. Noël dans son ouvrage The Mythology of Middle-Earth 8 ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le paysage autour de notre bourg perdu est probablement toujours vallonné. En continuant notre randonnée vers l'est, loin après Dwaling, nous finissons par atteindre les rives du Brandevin qui peuvent être ici escarpées et rocheuses. Nous constatons sur la carte de la Comté et sur celle de l'Eriador par Christopher Tolkien 9 que la rivière fait une grande boucle vers l'est pour contourner les collines d'Evendim (en sindarin Emyn Uial). Puis elle ne revient vers l'ouest qu'après avoir passé les collines de Scary. Rien n'empêche alors de supposer que les hauteurs de Scary sont une sorte de prolongement vers le sud-est de l'Emyn Uial.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous voici donc sur les bords du Brandevin. Le lit de la rivière est beaucoup plus étroit et encaissé que du côté du Maresque. Il n'y a pas de véritables chemins, les Hobbits s'aventurent rarement dans les parages. La vue sur les terres sauvages est sinistre : des landes désertiques à perte de vue. Peut-être pouvons nous distinguer à l'horizon la grise ligne des Hauts du Nord (North Downs) vers le nord-est ou celle des collines du Temps (Weather Hills) très loin vers l'est ?&lt;br /&gt;Plus on descend vers le sud, moins le terrain est escarpé. La rivière s'élargit. Au détour d'un talus boisé, les champs du pont se dévoilent. Nous sommes presque revenus à notre point de départ. Il nous reste un dernier endroit à visiter : l'île Girdley.&lt;br /&gt;Cette île mystérieuse est inhabitée. Son nom est manifestement tiré du mot anglais girdle « ceinture » qui vient du vieil anglais gyrdel lui même tiré du verbe gyrdan « ceinturer» un cousin du francique warden qui a donné « garder » en français. S'agit-il donc d'une « île de garde » comme le suggère l'étymologie de son nom, d'un bout de terre faisant le tampon entre la rassurante Comté et les inquiétantes terres sauvages ? Robert Foster n'est, quant à lui, pas tout à fait certain que cette île inexploitée et probablement couverte d'arbres et de fourrés, appartienne réellement à la Comté 10 Sans doute n'a-t-il pas tort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Laissons donc l'île et ses incertitudes et regagnons la Route de l'Est par les petits chemins des champs. Nous traversons l'Eau à un endroit peu profond, quitte à nous mouiller les jambes jusqu'aux genoux. Enfin, arrêtons-nous à l'Auberge du Pont (The Bridge Inn) 11 où nous pourrons passer la nuit et nous reposer. En attendant une prochaine promenade...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;1. JRR Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, Le Retour du Roi, Christian Bourgois éditeur, 1972 (Presse-pocket, 1986), appendices, calendrier de la Comté, p 491.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;2. Robert Foster, The Complete Guide to Middle-Earth, George Allen &amp;amp; Unwin, Londres 1978, p 57.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;3. JRR Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, La communauté de l'Anneau, Christian Bourgois éditeur, Paris 1972 (Presse-pocket, 1986), p 151.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;4. ibid. p 17.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;5. Robert Foster, The Complete Guide to Middle-Earth, George Allen &amp;amp; Unwin, Londres 1978, p 346.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;6. JRR Tolkien, The Lord of the Rings, BCA, Londres 1991. Carte p 30.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;7. JRR Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, Le Retour du Roi, Christian Bourgois éditeur, 1972 (Presse-pocket, 1986), p 413 ; Robert Foster, The Complete Guide to Middle-Earth, George Allen &amp;amp; Unwin, Londres 1978, p 151-152.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;8. Ruth S. Noël, The Mythology of Middle-Earth, HMCP, Boston 1977, p 180.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;9. JRR Tolkien, The Lord of the Rings, BCA, Londres 1991. Cartes p 30 et p 1197.      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;10. Robert Foster, The Complete Guide to Middle-Earth, George Allen &amp;amp; Unwin, Londres 1978, p 164.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;11. JRR Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, Le Retour du Roi, Christian Bourgois éditeur, 1972 (Presse-pocket, 1986), p 381.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3024122238155543061-7710432494322198842?l=isumdoc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://isumdoc.blogspot.com/feeds/7710432494322198842/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://isumdoc.blogspot.com/2009/07/le-pays-des-collines-de-scary.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3024122238155543061/posts/default/7710432494322198842'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3024122238155543061/posts/default/7710432494322198842'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://isumdoc.blogspot.com/2009/07/le-pays-des-collines-de-scary.html' title=''/><author><name>The Hepcat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10570058779419914608</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://1.bp.blogspot.com/_gFZGvVNIgps/TKiBy3-PLOI/AAAAAAAAAC8/uwJEW801VDk/S220/hepcat.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3024122238155543061.post-2017780438579858964</id><published>2009-07-29T08:23:00.000-07:00</published><updated>2009-07-31T07:34:49.949-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sûza: La Comté (généralité)'/><title type='text'>Sûza: La Comté (généralité)</title><content type='html'>&lt;span class="postbody"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;La Comté&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Région : Eriador&lt;br /&gt;Fondation : 1601 (T.Â.)&lt;br /&gt;Habitants : Hobbits&lt;br /&gt;Chef-lieu : Grand'Cave&lt;br /&gt;Personnage officiel : Le maire de Grand'Cave&lt;br /&gt;Souverain : Le Roi d'Arnor&lt;br /&gt;Nom hobbit : Sûza&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"The Hobbits named it the Shire, as the region of the authority of their Thain and a district of well-ordered business ; and there in that pleasant corner of the world they plied their well-ordered business of living, and they heeded less and less the world outside (...)."&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Hobbits le nommèrent la Comté, comme région placée sous l'autorité de leur Thain et district des affaires bien ordonnées ; là, dans cet agréable coin du monde, ils menèrent l'affaire bien ordonnée de leur vie, et ils s'occupèrent de moins en moins du monde extérieur (...).&lt;br /&gt;J.R.R.Tolkien, The Lord of the Rings / Le Seigneur des Anneaux, Concerning Hobbits / Des Hobbits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;1 - Généralités&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les hobbits ou "habitants des trous" peuplaient le nord-ouest de la Terre du Milieu. Leur pays, une région paisible, était appelé la Comté. Pendant des années, ils avaient vécu des produits de la terre, ne se préoccupant guère des affaires du monde extérieur. Alors que les premiers hobbits vivaient effectivement dans des terriers, leurs descendants leur préfèraient des "maisons" bâties dans des collines herbeuses. C'étaient des maisons basses, rondes et confortables à l'image de leurs propriétaires, petites-gens qui se plaisaient à manger, à boire, à faire la sieste, ou à fumer de l'herbe à pipe, spécialité locale issue du Quartier-Sud.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;2 - De l'ordonnance de la Comté&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Comté était divisé en quatre quartiers : le nord, le sud, l'est et l'ouest ; et ceux-ci comprenaient également des régions dont le nom était attaché aux anciennes familles ayant marqué l'histoire locale. En outre, la Comté comprenait deux marches extérieures, l'une à l'est, aussi appelée "Pays de Bouc", annexée en l'an 2340 (T.Â.) et la seconde à l'ouest annexée en l'an 32 (Q.Â.).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques villages, bourgs sont mentionnés : Hobbitebourg, Lézeau et Grand'Cave à l'ouest, Oatbarton au nord, Lagrenouillère à l'est, Longoulet au sud.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Intéressons-nous à quelques données chiffrées pour se donner une idée des dimensions de la Comté. On comptait ainsi :&lt;br /&gt;- 40 lieues (120 miles) des Monts Reculés au Pont des Arbalètes,&lt;br /&gt;- 50 lieues (150 miles) du sud des Collines d'Evendim aux Marais du Sud.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Shirrifs était le nom que les Hobbits donnaient à leurs gardes champêtres, faisant également office de policiers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;3 - Les personnages officiels&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Comté n'avait guère de "gouvernement". À la fin du Troisième Âge, l'autorité était assurée par les plus grandes familles de la région, et il y avait bien longtemps qu'il n'y avait plus de Roi à Fornost.&lt;br /&gt;Le Thain, fonction dévolue à l'aîné des Touque, avait longtemps été prééminent, mais la Thanerie finit par devenir une dignité nominale. Et s'y on se réfère aux coutumes hobbites, le seul personnage officiel était le maire de Grand'Cave. Ce dernier n'avait d'autre fonction que de présider les banquets et festivités (évènements très courants dans la région).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;4 - Histoire de la Comté&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est en l'an 1601 (T.Â.) que Marchon et Blancon franchirent le Baranduin et que les hobbits se virent concéder par Argeleb II les terres qui devaient ensuite constituer la Comté. Cet évènement initie la datation suivant le Comput de la Comté. Moins de trente années s'écoulèrent avant que ceux de la Comté fussent rejoints par leurs cousins du Pays de Dun.&lt;br /&gt;De nouvelles terres furent plus tard concédées aux Hobbits, notamment en l'an 2340 (T.Â.) en ce qui concerne la Marche de l'Est et en l'an 32 (Q.Â.) pour la Marche de l'Ouest.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peu d'évènements troublèrent l'existence des Hobbits de la Comté. Nous pouvons citer toutefois la Peste Noire en l'an 1637 (T.Â.), les Jours de Disette en l'an 2158-60 (T.Â.).&lt;br /&gt;Deux batailles furent livrées à l'intérieur de la Comté ; celle qui eut lieu en l'an 2647 (T.Â.) sur les Champs Verts, bataille pendant laquelle Bandobras Touque défit une invasion d'Orques et celle qui eut lieu en l'an 3019 (T.Â.) à Lézeau, bataille pendant laquelle les capitaines Peregrin Touque et Meriadoc Brandebouc neutralisèrent une centaine des bandits qui avaient saccagé la Comté et asservi la population.&lt;br /&gt;Précisons que l'an 3020 (T.Â.) resta dans toutes les mémoires comme "l'Année de Grande Abondance", année pendant laquelle le pays, ravagé l'année précédente, sembla bénéficier d'un enchantement elfique. Ceci inaugura une ère de paix et de prospérité pour le pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;lien d'origine de l'article:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;" class="postbody"&gt;&lt;/span&gt;&lt;a style="font-style: italic;" href="http://www.archivesdegondor.net/lieux/shire.php" target="_blank"&gt;http://www.archivesdegondor.net/lieux/shire.php&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3024122238155543061-2017780438579858964?l=isumdoc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://isumdoc.blogspot.com/feeds/2017780438579858964/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://isumdoc.blogspot.com/2009/07/suza-la-comte-generalite.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3024122238155543061/posts/default/2017780438579858964'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3024122238155543061/posts/default/2017780438579858964'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://isumdoc.blogspot.com/2009/07/suza-la-comte-generalite.html' title='Sûza: La Comté (généralité)'/><author><name>The Hepcat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10570058779419914608</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://1.bp.blogspot.com/_gFZGvVNIgps/TKiBy3-PLOI/AAAAAAAAAC8/uwJEW801VDk/S220/hepcat.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3024122238155543061.post-1126929888066089876</id><published>2009-07-29T08:15:00.000-07:00</published><updated>2009-07-31T07:33:28.655-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le Hobbitish'/><title type='text'>Le Hobbitish ( ou La langue parlée par les Hobbits)</title><content type='html'>&lt;span class="postbody"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;La langue parlée par les Hobbits&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;&lt;br /&gt;a- Vision externe&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l’époque de l’écriture du Seigneur des Anneaux, Tolkien imagina d’abord les Hobbits comme parlant une langue propre, différente de la langue commune, une sorte de « hobbitique ». Il concevait alors la langue commune ou occidentalien (angl. Westron) comme directement issue de la langue des Elfes de l’Ouest. Cette conception évolua au fil de l’élaboration du Seigneur des Anneaux pour aboutir finalement à une langue d’origine humaine (bien qu’influencée par les langues elfiques) parlée par tous les habitants de la Terre du Milieu : le sôval phâre (littéralement « langue commune »).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;b- Vision interne&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous ne disposons d’aucun document indiquant que les Hobbits aient parlé une langue de leur invention. Avant leur migration vers l’Eriador, ils parlaient une langue nordique proche du rohirique (ou rohanais).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Hobbits migrèrent en Eriador vers 1050 TA, probablement chassés par l’Ombre qui s’étendait alors sur Vert-Bois-Le-Grand (rebaptisé à cette époque la Forêt Noire). Ils adoptèrent par la suite la langue commune et oublièrent peu à peu leur ancienne langue, bien que certains mots lui soient encore affiliés comme nous le verrons par la suite. Le Clan des Forts (angl. Stoors) adopta, semble-t-il, une langue dunlandaise (langue des Hommes du Pays de Dun) avant d’immigrer dans la Comté vers 1650 TA et ainsi adopter également la langue commune.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la fin de la Guerre de l’Anneau, soit près de 2000 ans après le début de la migration des Hobbits, la langue commune avait évolué en un dialecte régional ou géolecte. Cette évolution est signifiée dans Le Seigneur des Anneaux, où l’on découvre que le gardien de la porte de Bree reconnaît les quatre Hobbits à leur façon de parler : « Des Hobbits ! Quatre Hobbits ! Et, qui plus est, de la Comté, d’après leur parler, dit le gardien à mi-voix, comme se parlant à lui-même.1) », de même que les Gondoriens trouve un fort accent aux Hobbits de la Comté et du Pays de Bree. Édouard Klozcko compare cette différence à celle que nous ferions entre le français parlé en France et celui usité au Québec.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Les Hobbits parlaient pour la plupart un idiome rustique, tandis qu’au Gondor et au Rohan, on utilisait une langue plus ancienne, plus formelle et plus concise2) ». Ces différences linguistiques amènent à d’étranges situations. Ainsi, les Hobbits ayant pris l’habitude de se tutoyer entre eux, le vouvoiement était quelque peu tombé en désuétude dans leur parler. Peregrin Touque (Pippin) se permit, par exemple, de tutoyer Denethor II, ce qui amusa sûrement le vieil Intendant et accrédita les rumeurs selon lesquelles Pippin était issu de quelque haute lignée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;&lt;strong&gt;Les Hobbits : leurs noms&lt;/strong&gt;&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Hobbits sont de la race des Hommes, comme les définit Tolkien dans ses Lettres : « variété de petite taille de l'espèce humaine3) »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une note postérieure au Seigneur des Anneaux incluse dans les Contes et légendes inachevés4), explique que leur petite taille serait due à la nécessité de se cacher des autres et à devenir un peuple « traqué et secret ». D’autre part, on y découvre que la dénomination de « Semi-hommes » leur aurait été attribuée par les Númenoréens. En effet, même après la Submersion de Númenor et le début de leur déclin, les Númenoréens ou Dúnedain en sind. (lit. « Hommes de l’Ouest » [Dún-edain]) pouvaient encore mesurer jusqu’à 2 mètres. Ce qui, au regard des standards de taille chez les Hobbits (0,60 à 1,20 m), convient tout à fait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voici la liste des noms donnés aux Semi-hommes :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Banakil s.ph. « Semi-Homme » (lit. [Bana-kil]). Pour plus d’informations, voir l’Appendice F et The Peoples of Middle-earth, p. 83.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Halfling, pl. Halflings, « Semi-Hommes », nom employé par les Hommes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Hobbit, pl. Hobbits, néologisme angl. correspondant au s.ph. Kuduk employé par les Semi-Hommes pour désigner ceux de leur race. Ce mot dérive du roh. Holbytla.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Holbytla pl. Holbytlan roh. « fouisseur, bâtisseur de souterrains », étymon de Hobbit, probablement issu de la combinaison des mots du v.angl. hol « orifice, endroit creux » et bitan « mordre » (étymon de l’angl. bite) ou beatan « battre » (étymon de l’angl. beat).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Kuduk nom s.ph. exclusivement employé par les Hobbits pour désigner ceux de leur race. Ce mot dérive du roh. Kûd-dûkan « habitant de trou ». Pour plus d’informations, voir l’Appendice F et The Peoples of Middle-earth, p. 69.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Perian pl. Periain, pl. géné. Periannath sind. « Semi-Hommes », terme employé par les Elfes.&lt;br /&gt;De la traduction&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’appendice F ainsi que les brouillons qui s’y rapportent dans The Peoples of Middle-earth nous font découvrir un travail d’orfèvre. En effet, Tolkien n’a pas laissé tels quels les mots inventés dans ses langues apparentées à la langue commune, mais a cherché à les traduire dans toutes les nuances que la langue anglaise lui offraient : « Seules les langues étrangères au Parler Commun ont été laissées sous forme originelle5) ». Ainsi on constate, par exemple, que les mots issus de la langue commune ont été transposés en anglais moderne, et ceux plus archaïques de la langue nordique (parlée autrefois par les Hobbits) ou de celle des Rohirrim ont été traduits par le vieil anglais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est intéressant de rappeler ce que Tolkien écrivit dans une note datée du 9 février 1942 présentée dans The Peoples of Middle-earth :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Language of Shire = Modern English&lt;br /&gt; Language of Dale = Norse (used by Dwarves of that region)&lt;br /&gt; Language of Rohan = Old English&lt;br /&gt;‘Modern English’ is lingua franca spoken by all people (except a few secluded folk like Lórien) – but little and ill by orcs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien qu’il s’agisse d’un brouillon, cela préfigurait déjà beaucoup ce qui allait advenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En faisant ce choix, Tolkien comptait rendre, quoique de manière moins subtile, les différences entre les langues de son univers, donnant par exemple aux langues elfiques un statut proche de notre latin. Cette technique permet au lecteur (anglophone tout du moins…) de s’approprier la langue commune, de se rendre compte que le rohirique est une langue plus ancienne et que le sindarin (inscription de la porte Ouest de la Moria) ou le quenya (poème d’adieu de Galadriel) paraissent plus « antiques » encore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tolkien s’explique de ce choix en donnant l’exemple de Fondcombe (angl. Rivendell), nommée en s.ph. Karningul et en sind. Imladris. Ces deux noms, s’ils avaient été laissés tels quels, auraient paru d’égale ancienneté au lecteur alors que leur emploi diffère autant que celui de Winchester pour l’ancienne Camelot.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est difficile de traduire l’esprit d’un livre écrit spécifiquement pour la langue anglaise (et ses ancêtres). Une traduction de qualité aurait sûrement nécessité la contribution de Tolkien. La version française ne rend pas hommage à cette recherche linguistique et de nombreux choix se sont révélés erronés, en particulier concernant les noms des personnages, les toponymes et les appendices.&lt;br /&gt;Les jours et les mois&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Et à cette époque aussi ils oublièrent les langues qu’ils pouvaient avoir parlées antérieurement, pour adopter dorénavant le langage ordinaire, nommé ouistrain […] Ils conservèrent néanmoins quelques mots à eux, ainsi que leurs propres appellations pour les mois et les jours et un grand fond de noms personnels du passé.6) »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;a- Les jours de la semaine&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après leur migration, les Hobbits adoptèrent la semaine d’origine númenoréenne divisée en sept jours. Mais ils ne conservèrent pas l’usage des noms elfiques. À leur place, ils se mirent à employer des termes de leur invention.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De ces termes, nous connaissons deux états. Le premier et le plus ancien nous est transmis par le Livre de Raison de Bourg de Touque (angl. Yearbook of Tuckborough soit littéralement « Annuaire de Bourg de Touque »). Cet ouvrage, surnommé « Peaujeaune » (angl. Yellowskin) en raison de la couleur de sa couverture, recensait les évènements marquants dans la famille Touque (naissances, décès, mariages) ainsi que d’autres faits tels les ventes de terres ou les évènements survenus dans la Comté. Il présente, sous une forme archaïque, les sept jours de la semaine hobbite. Le deuxième état est bien sûr celui en usage à l’époque de la Guerre de l’Anneau présenté dans l’Appendice D.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Jours de la semaine&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;Signification  Semaine númenoréenne  Semaine hobbite  Forme française&lt;br /&gt;Forme quenya  Forme sindarine  Forme archaïque  Forme en usage &lt;br /&gt;Jour des Étoiles  Elenya  Orgilion  Sterrendei  Sterday  samedi&lt;br /&gt;Jour du Soleil  Anarya  Oranor  Sunnendei  Sunday  dimanche&lt;br /&gt;Jour de la Lune  Isílya  Orithil  Monendei  Monday  lundi&lt;br /&gt;Jour de l’Arbre  Aldea  Orgaladh  Trewsdei  Trewsday  mardi&lt;br /&gt;Jour du Ciel  Menelya  Ormenel  Hevensdei  Hevensday (Hensday)  mercredi&lt;br /&gt;Jour de la Mer  Earenya  Oraeron  Meresdei  Mersday  jeudi&lt;br /&gt;Jour des Valar  Tárion  Orbelain  Highdei  Highday  vendredi&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N’ayant pu trouver aucune étude sérieuse sur la forme hobbite (archaïque ou en usage) des noms de jours, je me suis hasardé à rechercher de possibles origines à ces néologismes. Ces hypothèses sont le fruit d’un travail personnel d’amateur, non celui d’un professionnel. Le lecteur est donc invité à parcourir les lignes suivantes avec précaution. Je ne saurais, par ailleurs, trop conseiller à toute personne intéressée de la chose de faire, par elle-même, des recherches plus approfondies.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1- Sterrendei / Sterday : on peut imaginer dans l’élément sterr- la présence du v.angl. steorra, étymon7) de l’angl. star « étoile », ou peut-être faut-il rechercher plus loin, avec les formes *sterron ou *sternon issues de l’ancêtre des langues germaniques (anglais y compris), ou plus simplement l’allemand stern. À noter que dans ses brouillons, Tolkien proposa un temps la déformation de Sterday en Stirday, rappelant que la signification de ce nom aurait été perdue avec le temps et que les Hobbits l’auraient assimilé à l’angl. stir « s’agiter » puisqu’il s’agit du premier jour de la semaine, équivalent à notre lundi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2- Sunnendei / Sunday : v.angl. sunne, étymon de l'angl. sun « soleil ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3- Monendei / Monday : v.angl. mona, étymon de l'angl. moon « lune ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4- Trewesdei / Trewsday : v.angl. treo / treow « arbre, bois », étymon de l'angl. tree « arbre ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;5- Hevensdei / Hevensday : l’étymon v.angl. heofon de l'angl. heaven ne semble pas très approprié, le bas allemand heben pourrait avoir influencé le choix de Tolkien. Ou plus simplement, Tolkien aurait retiré le -a- de l'angl. heaven.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;6- Meresdei / Mersday : v.angl. mere « mer, océan, lac », étymon de l’angl. mere « étang, petit lac ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;7- Highdei / Highday : angl. high « haut ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La terminaison -day des noms en usage à l’époque de la Guerre de l’Anneau nous ramène sans doute possible à l’angl. day « jour ». Quant à la terminaison archaïque -dei, son origine anglaise est peu probable étant donné que le mot day est issu du v.angl. daeg et non du latin dies (pl. dei). Au regard du travail de « traduction » mené par Tolkien, il ne semble pas déraisonnable de penser que la terminaison -dei est un étymon imaginaire de -day, peut-être une forme qu’il aurait pu avoir en vieil anglais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Christopher Tolkien fait remarquer dans The Peoples of Middle-earth que son père semble avoir pris un plaisir particulier à faire « rimer » les noms des jours de la semaine hobbite avec ceux de la semaine anglaise soit :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trewesday / Tuesday&lt;br /&gt;Hevensday / Wednesday&lt;br /&gt;Mersday / Thursday&lt;br /&gt;Highday / Friday&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans parler du simple fait que Sunday et Monday soient tous simplement homophones et homonymes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son père lui expliqua qu’il ne s’agissait là que d’une simple coïncidence, mais connaissant les jeux linguistiques alambiqués du professeur, le lecteur est en droit de se poser des questions !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;" class="postbody"&gt;b- Les mois&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&lt;u style="font-weight: bold;"&gt;Noms des mois&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;Forme française  La Comté  Pays de Bree&lt;br /&gt;Janvier  Afteryule  Frery&lt;br /&gt;Février  Solmath&lt;br /&gt;(aussi prononcé et écrit Somath)  -&lt;br /&gt;Mars  Rethe  Chithing&lt;br /&gt;(employé dans le Quartier Est)&lt;br /&gt;Avril  Astron  -&lt;br /&gt;Mai  Thrimidge  -&lt;br /&gt;Juin  Forelithe  Lithe&lt;br /&gt;Juillet  Afterlithe  Mede&lt;br /&gt;Août  Wedmath  -&lt;br /&gt;Septembre  Halimath  Harvestmath&lt;br /&gt;(employé dans le Quartier Est)&lt;br /&gt;Octobre  Winterfilth  Wintring&lt;br /&gt;Novembre  Blotmath  Blooting&lt;br /&gt;Décembre  Foreyule  Yulemath&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1978, Jim Allan présentait déjà dans An Introduction to Elvish une étude sérieuse de l’origine des noms des mois du calendrier de la Comté. On retrouve les mêmes éléments d’étude près de 25 ans plus tard dans l'Encyclopédie de la Terre du Milieu, tome IV, d'Édouard Kloczko.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1- Afteryule : v.angl. æfter-Geola « après le jour de Noël / le solstice d’hiver ». Ce mois est celui qui suit la fête de la mi-hiver et marque le début du nouvel an chez les Hobbits. Le terme Yule peut être employé en anglais moderne à la place de Christmas « Noël ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1bis- Frery : v.angl. freorig « gelé, glacé », proche de frimaire, mois de notre calendrier républicain. Nom donné au premier mois de l’année dans le Pays de Bree.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2- Solmath : v.angl. sol-monað « mois boueux ». Le v.angl. monað est l’étymon de l’angl. month « mois » et à l’origine de la terminaison -math de certains mois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3- Rethe : v.angl. Hreð-monað. Bède le Vénérable, un historien du VIIe siècle de notre ère, affirme dans De Temporium Ratione que Hretha était le nom d’une déesse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3bis- Chithing : v.angl. ciðing « germant », proche de germinal, mois de notre calendrier républicain. Nom donné au quatrième mois de l’année dans le Pays de Bree.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4- Astron : v.angl. Eastron étymon de l’angl. Easter « Pâques ». Bède nommait ce mois Eosturmonath et déclarait qu’Eostre était le nom d’une déesse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;5- Thrimidge (anciennement Thrimilch, parfois écrit Thrimich): v.angl. þri-milce « trois laits ». Bede déclarait qu’à cette époque de l’année les vaches pouvaient être traites jusqu’à trois fois par jour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;6- Forelithe : v.angl. ærra-Liða « avant Liða ». Selon Jim Allan, le mot Liða signifiait probablement à l’origine « lune ». Ce qui désignerait alors la nouvelle lune avant et après le solstice d’été. Édouard Klozcko nous explique que le v.angl. liða correspondait chez les Anglo-Saxons à nos mois de juin et juillet, le Lithe étant chez les Hobbits la fête de la mi-été.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;6bis - Lithe : v.angl. Liða. Nom donné au sixième mois de l’année dans le pays de Bree.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;7- Afterlithe : v.angl. æfter-Liða « après Liða ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;7bis- Mede : v.angl. mœd « plaine » étymon de l’angl. meadow « pré, prairie », Édouard Kloczko présente aussi le mercien med. Nom donné au septième mois de l’année dans le Pays de Bree.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;8- Wedmath : v.angl. weod-monað « mois de l’herbe ». weod est l’étymon de l’angl. weed « mauvaise herbe ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;9- Halimath : v.angl. halig-monað « mois saint ». Jim Allan nous explique que « Bède déclare que c’était le mois pour faire des sacrifices » alors qu’Édouard Klozcko écrit que « C’était un mois consacré aux divinités païennes, selon Bède ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;9bis- Harvestmath : v.angl. hærfest-monað « mois des récoltes ». Nom donné au neuvième mois de l’année dans le Pays de Bree.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;10- Winterfilth : v.angl. winter-fylleð « hiver complet ». Chez les Anglo-Saxons, ce mois marquait le début de l’hiver et la fin de l’année.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;10bis- Wintring : mot signifiant « hivernal » (angl. wintry) formé à partir de winter. Nom donné au dixième mois de l’année dans le Pays de Bree.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;11- Blotmath : v.angl. blot-monað « mois des sacrifices ». Des animaux étaient sacrifiés durant ce mois pour bien passer l’hiver. Aussi prononcé Blommath ou Blodmath par confusion avec l’angl. blood « sang » (issu du v.angl. blod).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;11bis- Blooting : v.angl. blot « sacrifice ». Nom donné au onzième mois de l’année dans le Pays de Bree.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;12- Foreyule : v.angl. ærra-Geola « avant le jour de Noël / le solstice d’hiver ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;12bis- Yulemath : v.angl. Geola-monað « mois de Yule (de Noël) ». Nom donné au douzième mois de l’année dans le Pays de Bree.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jim Allan nous apprend que Yulemath et Harvestmath sont de véritables noms de mois en vieil anglais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong style="font-weight: bold;"&gt;Noms de famille &amp;amp; prénoms&lt;/strong&gt;&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;&lt;br /&gt;a- Noms de famille&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tolkien décida de traduire les noms de famille hobbits afin de les rendre plus « familiers » aux oreilles de ses lecteurs (anglophones tout du moins).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voici la liste des noms de famille traduits par Tolkien :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bolgra n. pr. nom de famille anglicisé en Bolger. [PMe/48]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bophîn n. pr. nom de famille anglicisé en Boffin (fr. Bophin), la tradition familiale voulait qu’il signifie « qui rie à gorge déployée ». [AppF, PMe/48]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;branda n. frontière, marche. [AppF]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Brandagamba n. pr. « Bouc [du pays] frontalier » (lit. [Branda-gamba]), nom que se mirent à porter les Zaragamba quand ils colonisèrent la rive droite de la Branda~nîn (vers 2340 TA), angl. Brandybuck, francisé en Brandebouc. [AppF, PMe/84]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Galbas n. pr. nom de famille anglicisé en Gammidge. [PMe/49]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Galbasi n. pr. surnom du Hobbit Hob Gammidge, anglicisé en Gammidgy. [AppF]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Galpsi n. pr. nom de famille, angl. Gamgee, fr. Gamegie. [AppF]&lt;br /&gt;gamba n. chèvre, bouc. [AppF]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hlothram n. pr. nom de famille, angl. Cotman. [AppF]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hlothran n. pr. nom de famille, angl. Cotton. [AppF, PMe/51]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Labingi n. pr. nom de famille, angl. Baggins, fr. Sacquet. [PMe/48]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Raspûta n. pr. « qui souffle dans un cor » (lit.), angl. Horn-blower, fr. Sonneur-de-Cor ou Sonnecor. [PMe/45/47]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tûk n. pr. angl. Took, fr. Touque. D’après la tradition familiale, leur nom serait issu d’un ancien mot hobbit signifiant « hardi, téméraire, courageux », mais il ne s’agit là que d’une tradition sans réels fondements. [AppF, PMe/46/48/58]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Zaragamba n. pr. « vénérable bouc » (lit. [Zara-gamba]), angl. Oldbuck. [AppF]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Zilbirâpha 1. n. Bot. chapelière ou pétasite. 2. n. pr. employé à Bree, angl. Butterbur. [PMe/52/70]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;b- Prénoms&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les prénoms hobbits peuvent être classés en 5 catégories :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1) Les prénoms issus des légendes des Hobbits et des Hommes, tels Bandobras, Fredegar ou Menelgilda. Ces prénoms sont spécifiques à certaines anciennes familles aristocratiques, comme les Touque ou les Bolger. La plupart de ces prénoms se trouvent dans l’arbre des Touque de l’Appendice C.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2) Les prénoms courts sans signification particulière. Selon les normes du parler hobbit, les prénoms masculins se terminaient en -a et ceux féminins se terminaient en -o ou en -e. Ils ont généralement été anglicisés en -o (Bilbo, Frodo) pour les prénoms masculins et en -a pour les prénoms féminins (Dora, Belba).&lt;br /&gt;La plupart se trouvent dans l’arbre des Sacquet de l’Appendice C.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3) Les prénoms courts issus du v.angl. ou de langues apparentées (Samwise, Hamfast, Barliman). La plupart de ces prénoms se trouvent dans le Grand-Arbre aux Aïeux de Maître Samsagace de l’Appendice C.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4) Prénoms issus de noms de fleurs et de pierres précieuses (Lily, Rose, Diamond, Ruby). Cette coutume était adoptée par l’ensemble des Hobbits, toutes familles confondues. Les prénoms ainsi donnés étaient exclusivement féminins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;5) Prénoms à consonance vaguement celtique tels Bombadil, Gormadoc, Kalimac. Ces prénoms sont particuliers au Pays de Bouc, apparemment dérivés du langage des Forts du Sud. Hormis pour Bombadil et Kalimac, ces prénoms se trouvent tous dans l’arbre des Brandebouc de l’Appendice C. Aucun prénom féminin de ce type n’a été attesté dans le corpus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« En fait, les gens du Maresque et du Pays de Bouc, à l’est de la rivière, qu’ils occupèrent par la suite, arrivèrent pour la plupart postérieurement dans la Comté, venant du sud ; et ils ont encore maints noms particuliers et maints mots étranges qui ne se rencontrent pas ailleurs dans la Comté.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette classification en cinq catégories est issue de An Introduction to Elvish. Pour plus d’informations, quant à la signification en v.angl. de certains prénoms notamment, consulter An Introduction to Elvish.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voici ceux des prénoms qui furent donné par Tolkien en langue commune :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Arambil prén. m. son étymologie est inconnue, il est souvent abrégé en Bil. [PMe/51]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ba- préf. demi, à moitié. [PMe/51]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ban- préf. demi, à moitié. [PMe/51]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ban prén. m. diminutif du prénom Bannâtha, excepté pour Ban Galpsi (fr. Sam Gamegie) où Ban renvoie alors au prénom Banazîr. [AppF, PMe/51]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;banazîr adj. « à moitié sage » (lit.), simplet (mot obsolète dans la Comté). [AppF]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Banazîr prén. m. « à moitié sage » (lit.), fr. Samsagace (angl. Samwise), abrégé en Ban. [AppF]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bannâtha prén. m. son étymologie est inconnue, il est souvent abrégé en Ban. [PMe/51]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Barabatta prén. m. bavard, grand parleur (angl. quick-talker, babbler), traduit par le prénom Barnanas. Prénom donné à l’origine à l’aubergiste du Poney Fringant, changé par la suite en Barliman. [PMe/52]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Batti prén. m. diminutif du prénom Barabatta, traduit par le prénom anglais Barney. [PMe/52/60]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bil prén. m. diminutif des prénoms Bildad, Bilkuzal et Arambil. [PMe/51]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bilba prén. m. prénom sans signification anglicisé en Bilbo. [PMe/50]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bildad prén. m. prénom porté par la famille Bolgra, anglicisé en Bolger. [PMe/51/70]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bunga prén. m. prénom sans signification, anglicisé en Bungo. [PMe/46/48]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hamanullas 1. n. Bot. espèce de petite fleur bleue. 2. prén. f. angl. Lobelia, fr. Lobelie. [PMe/47]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mat prén. m. diminutif des prénoms Mattalik et Matta. [AppF, PMe/51]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Matta prén. m. prénom abrégé en Mat. [AppF]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mattalik prén. m. prénom abrégé en Mat. [PMe/51]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maura prén. m. angl./fr. Frodo. Ce prénom est apparenté au roh. maur « sage, expérimenté », il a été traduit par Frodo en angl. car il contient le v.angl. frod « sage ». [PMe/50]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ranugad prén. m. prénom abrégé en Ran, angl./fr. Hamfast. [AppF]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ranugad adj. « qui reste au village » (lit.), casanier. [AppF]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Razanur n. pr. nom d’un voyageur légendaire chez les Hobbits. [PMe/51]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Razanur prén. m. angl. Peregrin, fr. Peregrïn, abrégé en Razar (Pippin). Notez la ressemblance avec l'angl. pipin « pépin » et la signification du s.ph. razar. [PMe/51]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;razar n. sorte de petite pomme rouge. [PMe/51]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Razar prén. m. diminutif du prénom Razanur, angl./fr. Pippin. [PMe/51]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tim prén. m. diminutif du prénom Tolma. [AppF]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tôbi prén. m. diminutif du prénom Tobias, angl./fr. Toby. [PMe/51]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tobias prén. m. angl./fr. Tobold, abrégé en Tôbi. [PMe/51/69/70]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tom prén. m. diminutif des prénoms Tomba, Tomakka &amp;amp; Tombûran. [AppF, PMe/51]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tomakka prén. m. angl. Tolman. [PMe/51]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tomba prén. m. [AppF]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tombûran prén. m. [PMe/51]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;zâra adj. vieux, vénérable. [PMe/51]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Zâra-tôbi prén. m. angl. Old Toby, fr. Vieux Toby. [PMe/51]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;zîra adj. intelligent, sage. [PMe/51]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le prénom Kalimac – plus connu sous la forme Meriadoc - n’entre pas dans cette liste. En effet, il s’agit d’un prénom originaire du Pays de Bouc et non de la langue commune. Ce prénom n’avait pas de signification particulière mais était abrégé en Kali soit « gai, joyeux » en s.ph. d’où sa traduction anglaise en Meriadoc et Merry.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="postbody"&gt;Voici donc les noms et prénoms des plus fameux Hobbits du Seigneur des Anneaux :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Forme anglaise  Forme française  Forme sôval phâre&lt;br /&gt;Bilbo Baggins  Bilbo Sacquet  Bilba Labingi&lt;br /&gt;Frodo Baggins  Frodo Sacquet  Maura Labingi&lt;br /&gt;Samwise (Sam) Gamgee  Samsagace (Sam) Gamegie  Banazîr (Ban) Galpsi&lt;br /&gt;Meriadoc (Merry) Brandybuck  Meriadoc (Merry) Brandebouc  Kalimac (Kali) Brandagamba&lt;br /&gt;Peregrin (Pippin) Took  Peregrïn (Pippin) Touque  Razanur (Razar) Tûk&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;&lt;strong&gt;Anciens mots et noms dans la Comté&lt;/strong&gt;&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Il [Meriadoc Brandebouc] écrivit un court traité des Anciens mots et noms dans la Comté où il montrait un intérêt particulier à découvrir la parenté avec le langage des Rohirrim de “mots de la Comté”, tels que mathom et d’anciens éléments dans les noms de lieux.9) »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u style="font-weight: bold;"&gt;a- Les Anciens Mots&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Hobbit ce mot a déjà été présenté au début de cet article. Il s’agit d’un néologisme anglais de Tolkien afin de traduire le s.ph. Kuduk. Dans son travail de traduction, Tolkien assimila donc Hobbit au s.ph. Kuduk, ces deux mots possédant respectivement les formes plus anciennes Holbytla et Kûd-dûkan. Le premier est un néologisme en v.angl. qui traduit l’archaïsme de la langue du Rohan et du terme roh. Kûd-dûkan. Holbytla est donc l’étymon de Hobbit, la traduction du s.ph. Kuduk. Pour plus d’informations sur le mot Kuduk voir l’Appendice F et The Peoples of Middle-earth, p. 69.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• mathom ce mot désigne un objet inutile mais dont on ne veut pas se séparer, souvent un cadeau. Tolkien s’est servi du v.angl. maðum « chose de grande valeur, souvent un cadeau » comme étymon. Il est traduit par le s.ph. cast, forme proche du roh. castu. Pour plus d’informations sur le mot cast, voir l’Appendice F et The Peoples of Middle-earth p. 53.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Stoor(s) (fr. Fort(s)) On retrouve dans ce terme non pas du v.angl. mais le scandinave stór- « grand, fort » qui donne leur nom aux Stoors. Ce mot du dialecte hobbit fut emprunté par les Forts à la langue des Hommes de Dale (le dalien) près desquels ils vivèrent un temps. Le mot dalien correspondant est Tung. Tolkien exprime ainsi une différence entre le rohanais (le vieil anglais) et le dalien (le scandinave, plus au Nord). Pour plus d’informations sur le mot Tung, voir The Peoples of Middle-earth, p. 53.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• smial mot imaginé à partir du v.angl. smygel « trou, terrier ». Soit le s.ph. trân et le roh. trahan, voir aussi Sméagol et Déagol.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Sméagol ce nom est sensé être un équivalent v.angl. de Trahald, un nom d’une langue des Hommes du Val de l’Anduin signifiant « capable de ramper dans un trou ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Déagol ce nom est sensé être un équivalent v.angl. de Nahald, un nom d’une langue des Hommes du Val de l’Anduin signifiant « capable de se cacher, mystérieux ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u style="font-weight: bold;"&gt;b- Noms dans la Comté&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tolkien a, comme pour les noms et prénoms hobbits, effectué un travail de traduction du sôval phâre vers l’anglais. Mais il ne s’est pas contenté de cela. Ainsi le philologue malicieux que l’on connaît a pris plaisir, comme à son habitude, à des jeux linguistiques sur certains de ces toponymes. Voici quelques uns d’entre eux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Bralda-hîm s.ph. « bière enivrante ». Il s’agit du nom donné par les Hobbits à la rivière Baranduin. La ressemblance entre les deux noms (hobbit et sindarin) parle d’elle-même. Mais alors que le nom sind. officiel Baranduin signifie « Rivière Brune », le s.ph. Bralda-hîm est plus imagé. En effet, les Hobbits comparaient la couleur et l’écume de la rivière à celle de la bière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Branda-nîn s.ph. « rivière frontalière ». Un autre nom plus formel pour cette rivière, qui rappelle son utilisation comme délimitation de la frontière orientale de la Comté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Laban-neg s.ph. « Cul-de-Sac ». Ce nom n’est pas sans rappeler le nom de famille s.ph. Labingi, angl. Baggins, fr. Sacquet. Dans The Peoples of Middle-earth, nous découvrons que Tolkien nomma originellement ce lieu Labin-nec (&gt; Laban-nec &gt; Laban-neg).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Sûzat s.ph. « La Comté ». Édouard Klozcko nous explique que Tolkien s’ai servit du norrois Sýsla pour créer le mot s.ph. Sûza « Comté ». Ce terme est issu du vocabulaire institutionnel de la Scandinavie médiévale et désignait le district qu’avait en charge un agent royal ou sýslu-maðr.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Thain ce terme semble provenir du v.angl. thegn qui désignait un homme dont le rang se trouvait entre celui des comtes (angl. earls) et des hommes libres (angl. freemen).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• tharni s.ph. « Quartier [de la Comté] ». ce mot était employé dans ce sens par les Hobbits mais les Gondoriens l’employait pour désigner, dans leur unité monétaire, un quart de kastar.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voici la liste des toponymes et mots associés traduits en s.ph. par Tolkien :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;bas n. demeure, logement. [AppF, PMe/48]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-bas suff. terme de toponymie employé dans la Comté pour traduit la terminaison anglaise -wick, -wich (v.angl. wic « village, hameau »). [AppF, PMe/48]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;bralda adj. enivrant, grisant. [AppF]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bralda-hîm topo. « bière enivrante » (lit.), angl. Brandywine, fr. Brandevin, ce nom est un jeu de mots avec le nom elfique de la rivière (sind. Baranduin) et le fait que cette rivière avait une couleur et une écume rappelant la bière. [AppF]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;brand(u-) n. écume. [PMe/54]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;branda n. frontière, marche. [AppF]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Branda-nîn topo. « rivière de la frontière » (lit.), rivière délimitant la frontière orientale de la Comté, sind. Baranduin. [AppF, PMe/84]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Galabas topo. village de la Comté, probablement dans le Quartier Ouest, angl. Gamwich. [AppC, AppF]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;hloth n. habitation souterraine hobbite constituée de deux pièces, angl. smial. [AppF]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;hlotho n. petite demeure constituée de deux pièces. [PMe/49]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hlothran topo. village de la Comté, angl. Cotton. [AppF]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;laban n. sac. [PMe/83]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Laban-neg topo. « Cul-de-Sac » (lit.), toponyme probablement influencé par le nom de famille Labingi (angl. Baggins, fr. Sacquet) qui y avait construit un smial. [PMe/83]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;neg n. bout, fin. [PMe/83]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ran n. village, hameau. [AppF]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;sûza n. comté, province, division territoriale des royaumes d’Arnor et de Gondor. [PMe/51]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sûza topo. angl. Shire, fr. Comté. [PMe/51]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sûzat topo. angl. The Shire, fr. La Comté. [PMe/45]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;tharantîn n. 1. le quart de quelque chose. 2. un quart, un quartier. [PMe/45]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;tharni n. 1. pièce de monnaie du Gondor valant un quart de kastar. 2. un des Quartiers de la Comté. [PMe/45]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;trân n. habitation souterraine hobbite. [PMe/53]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il reste enfin un dernier terme s.ph. qui n’a trouvé sa place dans aucun des paragraphes précédents :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ribadyan n. personne qui célèbre son anniversaire, angl. byrding. [L/290]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce terme nous est donné par Tolkien dans une de ses lettres10) où il explique en détails les origines de la tradition hobbite des cadeaux d’anniversaire.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;" class="postbody"&gt;Cet élément a été publié dans le magazine L'Arc et le Heaume n°1 - Les Hobbits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.tolkiendil.com/langues/langues_humaines/hobbitique/le_hobbitique" target="_blank"&gt;http://www.tolkiendil.com/langues/langues_humaines/hobbitique/le_hobbitique&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3024122238155543061-1126929888066089876?l=isumdoc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://isumdoc.blogspot.com/feeds/1126929888066089876/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://isumdoc.blogspot.com/2009/07/le-hobbitish-ou-la-langue-parlee-par.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3024122238155543061/posts/default/1126929888066089876'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3024122238155543061/posts/default/1126929888066089876'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://isumdoc.blogspot.com/2009/07/le-hobbitish-ou-la-langue-parlee-par.html' title='Le Hobbitish ( ou La langue parlée par les Hobbits)'/><author><name>The Hepcat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10570058779419914608</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://1.bp.blogspot.com/_gFZGvVNIgps/TKiBy3-PLOI/AAAAAAAAAC8/uwJEW801VDk/S220/hepcat.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3024122238155543061.post-3951419744244306058</id><published>2009-07-29T08:10:00.000-07:00</published><updated>2009-07-31T07:34:07.501-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='L&apos;herbe à pipe'/><title type='text'>L'herbe à pipe</title><content type='html'>&lt;span class="postbody"&gt;&lt;u&gt;&lt;strong&gt;Origine&lt;/strong&gt;&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En se basant sur les recherches et l’herbier de Meriadoc Brandebouc (Maître du Pays de Bouc et compagnon de l’Anneau, on estime l’arrivée de l’herbe à pipe dans la Comté vers l’an 1070 selon le calendrier Hobbit). Elle fut plantée par le vieux Toby (Tobold Sonneur de Cor) dans le quartier Sud, plus précisément à Langoulet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’herbe n’étant pas originaire de la Comté, on suppose que le vieux Toby l’aurait découverte à Bree, lieu de passage et carrefour commercial très fréquenté. La plante poussait d’ailleurs sur les versants sud de la colline de cette petite localité. Les recherches de Meriadoc démontrent qu’elle n’était pas originaire du continent. Les Hommes de l’Ouistrenesse l’auraient ramenée par voie maritime en Anduin inférieur, puis elle aurait remonté au fil du temps le long du Chemin Vert, pour atteindre le Nord du continent. D’ailleurs on la rencontrait en abondance au Gondor. Dans cette contrée, elle était nommée « Galenas Douce » et on l’y cultivait essentiellement pour la beauté de ses fleurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;&lt;strong&gt;Culture et production de l’herbe à pipe&lt;/strong&gt;&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’après ce que nous apprend encore Meriadoc Brandebouc, l’herbe à pipe était cultivée dans le quartier Sud, où elle bénéficiait d’un microclimat chaud et d’un environnement abrité qui facilitait son exploitation. On distinguait trois types de tabacs : le Vieux Toby, spécialité du clan Sonnecor, était considéré par la plupart comme le meilleur. De couleur blonde, il nécessitait plus de travail que le tabac brun tel que la Feuille de Langoulet, l’Etoile du Sud ou le tabac de Bree.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’herbe à pipe était ramassée en bottes de feuilles appelées « Manoques ». Après la récolte, on la séchait sous des hangars. Ensuite, elle subissait une fermentation de masse dans les nombreux tunnels du quartier Sud. Ces deux étapes portaient le nom de « Capsage ». Puis le tabac était transformé soit en menus grains (tabac à priser), soit en filaments (tabac à pipe) ou encore en carottes (tabac à chiquer). Le tabac blond (ou Vieux Toby) nécessitait une étape supplémentaire avant son découpage. On le plaçait dans des tonneaux hermétiques, procédé qui permettait sa déshydratation rapide et lui conservait sa couleur jaune.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On sait peu de choses sur le commerce et l’exportation de l’herbe à pipe, cependant on imagine qu’elle était largement distribuée dans la Comté, ainsi qu’à Bree. On peut également penser que Bree, de par son rôle de carrefour, devait revendre du tabac de la Comté en plus de sa production locale, aux différents consommateurs : Nains, Rôdeurs, Magiciens et autres. D’ailleurs, Saroumane n’oublia pas de se faire livrer du tabac issu de la Comté, après l’avoir faite piller par ses propres sbires!&lt;br /&gt;&lt;u&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Matériel&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;En premier lieu, la pipe (A) était d’un usage très répandu. Les Hobbits se servaient en général d’une pipe de terre en argile blanche. N’étant pas de grands voyageurs, ils risquaient moins de la casser. On les vit même utiliser des pipes de taille importante dont ils pouvaient reposer le fourneau (autrement dit la tête de la pipe) sur le sol, ce qui ne nécessitait aucun effort - à l’image de Bilbon Sacquet prenant le frais devant Cul-de-Sac.&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La pipe de terre habituellement simple, pouvait de par sa composition argileuse, s’agrémenter de différents ornements : têtes de personnages, d’animaux etc. Pour les Hobbits voyageurs, le brûle-gueule avait davantage sa place. Cette courte pipe en bois (généralement de buis) craignait moins les inconvénients du voyage. Le même raisonnement pouvait s’appliquer à la tabatière (B) : celle-ci était davantage conçue pour un usage sédentaire, tandis que la blague(C) était bien plus pratique pour voyager. La tabatière, communément réalisée à partir de bois et d’os, pouvait être très finement décorée. Contenant une faible quantité de tabac, elle pouvait facilement être glissée dans une poche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant à la blague, souvent faite de cuir, on la portait en bandoulière, ou encore on la plaçait au fond un sac etc. Enfin, hormis la braise d’une cheminée douillette, le meilleur moyen d’allumer sa pipe lors d’un voyage était d’utiliser des silex (E), accompagnés de brindilles, le tout étant aisé à glisser dans un petit sac de cuir. Les plus riches (tels que les Sacquet !) utilisaient de préférence le brulain (D). Il s’agissait d’un petit pot d’étain dans lequel on maintenait un peu de braise, ce qui s’avérait fort utile par temps de tempête.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;lien d'origine de l'article:&lt;br /&gt;http://www.tolkienfrance.net/etudes/essais/afficheessai.php?idEssai=16&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3024122238155543061-3951419744244306058?l=isumdoc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://isumdoc.blogspot.com/feeds/3951419744244306058/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://isumdoc.blogspot.com/2009/07/herbe-pipe.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3024122238155543061/posts/default/3951419744244306058'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3024122238155543061/posts/default/3951419744244306058'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://isumdoc.blogspot.com/2009/07/herbe-pipe.html' title='L&apos;herbe à pipe'/><author><name>The Hepcat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10570058779419914608</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://1.bp.blogspot.com/_gFZGvVNIgps/TKiBy3-PLOI/AAAAAAAAAC8/uwJEW801VDk/S220/hepcat.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3024122238155543061.post-5644285495769910394</id><published>2009-07-29T07:49:00.000-07:00</published><updated>2009-07-31T07:34:38.029-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='De l&apos;origine des Hobbits'/><title type='text'>De l'origine des Hobbits</title><content type='html'>&lt;span class="postbody"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;De l'origine des Hobbits &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On sait qu'Ilúvatar a créé les Elfes et les Hommes, qu'Aulë est le père des Nains, que les Ents ont été créés par Yavanna et que les Orques, Trolls et autres créatures malfaisantes sont des êtres pervertis par Melkor, Sauron ou Saruman. Mais qu'en est-il des Hobbits ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, aucun manuscrit ne mentionne leur existence avant l'année 1150 du Troisième Âge. Il est écrit, dans Des Hobbits, que les semi-hommes nous sont apparentés: « ils sont beaucoup plus proches de nous que les Elfes ou même que les Nains. Ils parlaient autrefois la langues des hommes, à leur propre façon, et leurs goûts étaient très semblables à ceux des hommes dans leurs inclinations ou leurs aversions. Mais il est impossible de découvrir aujourd'hui notre relation exacte. L'origine des Hobbits remonte très loin dans les temps anciens, maintenant perdus et oubliés. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Hobbits seraient-ils tout simplement des Hommes ayant évolué pour s'adapter à leurs habitats (cf. Darwin) ou une autre race créée par Ilúvatar, un Vala ou une autre entité ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;« Dans un trou vivait un hobbit...»&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est par un chaud après-midi de l'été 1930 que Tolkien crée le tout premier hobbit. Assis à son bureau, il est alors occupé à corriger des copies.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Un des candidats ayant laissé une des pages vierge, j'y écrivis : "Dans un trou creusé dans le sol&lt;a id="ed_Id_2" target="_blank" href="http://adv08.edintorni.net/affiliati/click/?q=sol&amp;amp;a=20086&amp;amp;e=1&amp;amp;y=7&amp;amp;j=E002E86737F393C01F24D93C00A2490Bhttp%3A%2F%2Fadvertiser%2Eedintorni%2Enet%2Fredirect%2Easp%3FidG%3D12617%26idA%3D90800%26query%3Dsol%26cpk%3Dm%26idU%3D269%26location%3Dhttp%253A%252F%252Ffeed%252Eedintorni%252Enet%252Fgoadv%252Fredir%252Easp%253Furl%253Dwww%25252E123devis%25252Ecom%2526query%253Dsol%2526country%253Dfr%2526redir%253Dhttp%25253A%25252F%25252Frc23%25252Eoverture%25252Ecom%25252Fd%25252Fsr%25252F%25253Fxargs%25253D15KPjg16dSnpamwr%2525252DqcrvNTeOAwFsaxca58cppDZF6GtZf5iMxXOR9bKbGmcF8TOVxv1PdxfOU%2525252DK4fLvP9nvuOFgmLTVqKH%2525255FWugoHByIg6P66m4edw2L4ox%2525252D3rnIRIPtc3UnvxdNS7nvidYdv%2525255FO35djddAwByb%2525252DvZswse%2525255Fw%2525252DQaBuuJ1QAnrxXCcMkJ7tFcgr3GXZN%2525255FPLVQDNic4AfFfZwQ%2525252D%2525252DxRke%2525252DmN1EVL16n4G8a9VeIIy59pabTfY4Ap7T3kpnJPe6%2525252Dw4VIOhEaxLHr2C60n3Oe39s0Oy3d1OYG%2525255FxZZF8SqIlWM3E05%2525252DerShOSKcdFiqGH1EfjnVHz3dxM5cUVnA%2525252DXkPEOPKGAd0i4%2525252E&amp;amp;r=&amp;amp;x=1248879110218&amp;amp;z=tt.lh.184DDAF7B8A86334D99684E2ABA2E64D&amp;amp;i=336" ed_created="1" style="border-bottom: medium none; text-decoration: underline; color: rgb(36, 30, 30);"&gt;&lt;/a&gt; vivait un hobbit". Je ne savais pas, et ne sais toujours pas, pourquoi [...] Les noms engendrent toujours une histoire dans mon esprit. Je pensais donc que je devais découvrir à quoi ressemblaient les hobbits. Mais ce n'était qu'un début.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est donc par une étrange énigme, et presque par une plaisanterie, que commence l'existence des Hobbits. En effet, Tolkien rapproche ce mot d'une construction en vieil Anglais, holbytla signifiant "constructeur de trous" (ou "hole dweller" en anglais moderne). « Dans un trou creusé dans le sol vivait un hobbit » est donc presque un pléonasme, ou plutôt un exemple de pensée circulaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Hobbits furent ensuite décrits comme de petits êtres aux pieds velus qui vivent dans des trous, et nombreux furent qui ont cru, ou croient encore, à un croisment linguistique entre «l'homme» et «le lapin» (en anglais "rabbit" d'où "Hobbit"). Tolkien a toujours démenti cette théorie, mais Thomas Shippey suggère un lien de parenté, même inconscient, entre "Hobbit" et "Rabbit", en montrant que Bilbo est souvent comparé à un lapin, que ce soit par les Trolls, Beorn ou les Grands Aigles. (The Road to Middle-earth, T.A. Shippey )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tolkien admet seulement que les Snegs, « race de gens à peine plus grands qu'une table, mais larges d'épaules et très forts [...], avaient été probablement une source inconsciente pour les Hobbits. » Un clin d'œil aux créatures d'un des livres de ses enfants, Le Pays merveilleux des Snegs, de E.A. Wyke-Smith.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En tout cas, créer un personnage à partir de son nom est une pratique bien peu courante et c'est bien de là que partent des mystères comme celui de l'origine des Hobbits...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Qu'est ce qu'un Hobbit ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maintenant qu'une origine étymologique est établie, il faut bien se pencher sur la nature des Hobbits, leur apparition dans l'Histoire de la Terre du Milieu et leur place dans la mythologie de Tolkien. Et là, il n'est pas si simple de trouver une réponse totalement satisfaisante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Hobbits, le Petit Peuple, semble être une race à part : ils sont très proches des Hommes de part leur langue originelle (le khudûk que l'on peut rapprocher de la langue d'origine des Rohirrim), mais aussi par leur espérance de vie (80 ans). Ils semblent aussi apparentés aux Elfes, par l'aspect de leurs oreilles, et aux Nains, car ils vivent dans des trous, des terriers, un peu sous terre, comme les Nains... Mais l'idée de croisement n'est pas satisfaisante. Quand il y a un croisement, en général, l'auteur le mentionne, comme pour Lúthien et Beren, Melian et Thingol, Idril et Tuor...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sylvebarbe qui semble être vieux comme le monde n'a lui-même jamais entendu parler des semi-hommes, ce qui le pousse à rajouter un vers au Chant des Ents qui énumère les races existantes : nouveau vers = nouvelle race (dumoins à l'échelle de Sylvebarbe...). Cette race semble être apparue en dernier, mais le mystère demeure donc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est donc une race proche des Elfes et des Hommes, mais qui n'est pas vraiment elfique car plus superficiels et plus innocents, mais qui n'est pas non plus humaine car moins forts et plus sensibles aux choses de le terre. et leur désintérêt pour les richesses de ce monde, et les machineries complexes les éloigne aussi des Nains.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n'est pas mentionné qu'un Vala les ait créé, et les Hobbits sont si retirés des histoires de ce monde qu'aucun des Puissants n'a peut-être jamais eu vent de leur existence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peut-être s'agit-il d'êtres nés de la Terre elle-même ? On remarquera leur attachement pour les choses qui poussent, leur affection pour la vie dans les terriers, leur habileté à se dissimuler dans les espaces naturels et leur méfiance vis-è-vis des choses non naturelles. Ils semblent d'ailleurs sortis d'un trou dans le sol, comme pour combler les lacunes des autres races et établir un équilibre entre la sagesse des Elfes, le labeur des Nains, et la force des Hommes, pour apporter une part de joie et de fantaisie dans le monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des êtres issus de la Terre ? Cela désignerait le pouvoir de la Terre nourricière, un pouvoir dont seul Eru dispose : celui de créer et d'animer les êtres. Mais encore une fois, il n'y aucun écrit qui stipule clairement comment sont apparus les Hobbits, tout comme on ignore comment les Elfes et les Hommes sont venus au monde, en pratique. Les Premiers de chaque race n'ont jamais transmis le secret de leur apparition, et peut-être l'ignoraient-ils eux-mêmes. Ont-ils été façonnés à partir de la Terre ? On sait seulement où ils se sont éveillés, et dans quels circonstances. Mais on ne sait pas comment Ilúvatar a créé ces êtres, ni à partir de quoi. Quant aux Hobbits, ils semblent ne pas s'intéresser à l'Histoire telle que nous l'entendons, mais seulement à la généalogie. Si les Elfes savent qu'ils sont apparus au bord d'un lac, les Hobbits semblent ignorer dans quelle partie du monde leurs ancêtres sont apparus, et ils ne s'en soucient guère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'apparition des Hobbits serait-elle donc un mystère complet, une énigme ? Non, car Tolkien nous donne plusieurs éléments de réponse.&lt;!--  google_ad_section_end --&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="gensmall"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Les Hobbits, les Rohirrim et les Drúedain&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On ne sait finalement que peu de choses sur les Hobbits avant que l'Ombre ne commence à s'étendre sur Vertbois-le-Grand, et avant que les Pieds velus pénéètrent en Eriador lors de leurs migrations.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lors de la rencontre entre les hobbits et Théoden de Rohan, il est fait mention des relations lointaines entre les ancêtres des Rohirrim et ceux des Semi-hommes :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Théoden: "[...]J'en ai déjà vu beaucoup depuis que j'ai quitté ma demeure; et voici que se tiennent devant mes yeux d'autres héros de légendes. Ne sont-ce pas là les Semi-Hommes, que certains d'entre nous appellent Hobbytlan?"&lt;br /&gt;Pippin: "Hobbits, s'il vous plaît, seigneur"&lt;br /&gt;Théoden: "Hobbits? Votre langue a étrangement changé, [...] Toutes les données que j'avais ne faisait guère justice à la vérité."&lt;br /&gt;Pippin: "[...] J'ai vagabondé par bien des pays depuis que j'ai quitté ma maison, et jamais encore je n'ai rencontré de gens qui connussent aucune histoire concernant les Hobits."&lt;br /&gt;Théoden: "[...] Tout ce que l'on raconte chez nous, c'est que très loin, au-delà de maintes collines et rivières, vivent les Semi-Hommes qui demeurent dans des trous des dunes de sable. Mais il n'y a aucune légende de leurs exploits, car on dit qu'ils ne font pas grand-chose et qu'ils échappent à la vue des hommes, ayant la faculté de disparaître en un clin d'œil; et ils peuvent changer leur voix de façon à la faire ressembler au gazouillement des oiseaux.[...]"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce passage indique uniquement que les Éotheod, ancêtres des Rohirrim, connaissaient les Hobbits, mais cela n'implique aucunement que les deux peuples soient apparentés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans History of Middle-earth XII - The Peoples of Middle-earth Chap X - Of Dwarves and Men, on trouve, à côté des Hommes, les Drúedain ET LES HOBBITS. Il s'agirait de deux peuples issus de la race humaine, probablement d'origine orientale, mais ayant oublié leurs origines. D'ailleurs, on peut trouver une longue comparaison entre Hobbits et Drúedain :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"The Drûgs or Púkel-men are not however to be confused with or thought of as a mere variant on the hobbit theme. They were quite different in physical shape and appearance. Their average height (four feet) was only reached by exceptional hobbits."&lt;br /&gt;"Les Drûgs ou Púkel-men ne doivent pas être confondus ou considérés comme une simple variation sur le thème. des hobbits. Ils sont très différents dans leur forme physique et leur apparence. Leur taille moyenne (4 pieds) n'était atteinte que par des hobbits exceptionnels"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s'agit donc bien d'une race d'Hommes et, comme le précise Christopher Tolkien dans les Contes et Légendes inachevés — Tome 3 : Troisième Âge, son père «s'était attaché à souligner la différence radicale entre les Drúedain et les Hobbits.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'apparition des Hobbits reste un mystère partiel, parce qu'on a oublié leurs premiers ancêtres et, il est possible qu'ils soient passés longtemps inaperçus de par leurs capacités naturelles à se dissimuler et à éviter les Grandes Gens. De plus, quand bien même les Sages en auraient eu connaissance, il est probable qu'ils ne s'y seraient pas intéressés plus que cela. Les Hobbits sont un peuple pacifique et bienveillant qui vit retiré des affaires des autres peuples, sans se soucier des troubles qui agitent le monde extérieur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce mystère étant éclairé, il serait intéressant de nous pencher sur la symbolique des Hobbits et leur place dans la mythologie de Tolkien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Les Hobbits, un peuple "so british"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans un ouvrage de David Day, L'Univers de Tolkien: Sources mythologiques du Seigneur des Anneaux, on peut retrouver des informations très interessantes quant à l'origine des Hobbits... Citons l'auteur:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Les Hobbits sont, bien entendu, censés constituer une branche de la race spécifiquement humaine (ni elfes, ni nains), écrit Tolkien à son éditeur. Ils sont cependant entièrement dénués de pouvoirs surhumains, mais représentés comme plus proches de la nature et, anormalement pour des humains, exempts d'ambition ou d'avidité. Ils sonts petits, en partie pour mettre en relief la mesquinerie de l'homme, de l'homme ordinaire, sans imagination et chauvin, et surtout pour montrer, chez des créatures douées de peu de force physique, l'héroïsme stupéfiant et inattendu de l'homme ordinaire en cas de nécessité [...] La Comté s'inspire de l'Angleterre rurale et d'aucun autre pays du monde. C'est aussi une parodie de l'Angleterre rurale, de même que ces habitants: ils sont indissociables, et je l'ai voulu ainsi. Après tout, ce livre est anglais, et écrit par un Anglais »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;David Day montre ensuite que l'Histoire des Hobbits est très comparable à celle des premiers Anglo-saxons :&lt;br /&gt;— Les origines des deux peuples se perdent dans la nuit des temps, au-delà d'une immense chaîne de montagnes orientales: les Alpes et les monts Brumeux;&lt;br /&gt;— Les deux peuples traversent ces montagnes et s'installent pendant des siècles dans une vallée ou delta nommé l'Angle;&lt;br /&gt;— Contraints à franchir l'eau (à cause des invasions et des guerres), ils s'établissent dans une nouvelle patrie, les comtés anglais et la Comté;&lt;br /&gt;— Cette dernière étape migratoire entraîne la division de chacune des nations en trois peuples: Saxons, Angles et Jutes; Pieds velus, Pâles et Forts...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ceci nous en dit plus long sur la symbolique des Hobbits et de leur Histoire, de leurs coutumes et de l'étymologie de leurs noms, proches de certains noms anglais. C'est ce côté so british qui permet au public visé de s'identifier à ces petits personnages bienveillants que nous connaissons tous et qui facilitent la popularisation de l'œuvre de Tolkien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On pressent aussi qu'il s'agit de ce type de personnages emprunts d'une certaine candeur à travers les yeux des quels on perçoit le monde des hommes autrement. Leur taille elle-même est de même nature à rappeler la candeur de l'enfance, qui perçoit des vérités simples et évolue. Il existe de nombreux exemples de ce type de "points de vue" dans la littérature : Candide de Voltaire, et dans un tout autre style Le Petit Prince de Saint-Exupéry.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finalement, il y a bien plus dans ces petits personnages qu'il n'y parait et il bien possible que les Hobbits n'aient pas fini de faire couler de l'encre, pour notre plus grand plaisir !&lt;br /&gt;Sources et ouvrages à consulter&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;* The Peoples of Middle-earth. ( The HoMe, XII). Ed. Christopher Tolkien. HarperCollins, London, 1996.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; * Le Seigneur des Anneaux. ( rassemblant les tomes I, II, III, appendices et annexes ) Christian Bourgois Éditeur, 1995 ( première édition française : 1972).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;    * Contes et Légendes Inachevés. Christian Bourgois Éditeur, 1982 ( réed 1993 ) ; Presses Pocket, 1988.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; * Les Mondes Magiques du Seigneur des Anneaux, par David Colbert, HarperCollins, 2002 ( le Pré aux Clercs pour la traduction française, 2004 ).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;    * L'Univers de Tolkien, par David Day, Octopus, 2003.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;    * Faeries Hors série 1, Nestiveqnen Éditions, 2002, ISSN : 1625-8223.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;    * The Road to Middle-earth, T.A. Shippey, Houghton Mifflin, 1982.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;Lien d'origine de l'article: &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.archivesdegondor.net/essais/hobbits1.php" target="_blank"&gt;http://www.archivesdegondor.net/essais/hobbits1.php&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3024122238155543061-5644285495769910394?l=isumdoc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://isumdoc.blogspot.com/feeds/5644285495769910394/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://isumdoc.blogspot.com/2009/07/de-lorigine-des-hobbits-on-sait.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3024122238155543061/posts/default/5644285495769910394'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3024122238155543061/posts/default/5644285495769910394'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://isumdoc.blogspot.com/2009/07/de-lorigine-des-hobbits-on-sait.html' title='De l&apos;origine des Hobbits'/><author><name>The Hepcat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10570058779419914608</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://1.bp.blogspot.com/_gFZGvVNIgps/TKiBy3-PLOI/AAAAAAAAAC8/uwJEW801VDk/S220/hepcat.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3024122238155543061.post-7739859275663864024</id><published>2009-07-29T07:41:00.000-07:00</published><updated>2009-07-31T07:35:46.692-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Les Kuduk (les Hobbits)'/><title type='text'>Les Kuduk (les Hobbits)</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold;font-size:100%;" &gt;Les Hobbits &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Étymologies : Holbytla(n) ("Creuseurs de trous", dans la langue des Hommes du Nord. Terme dont dérive "Hobbit"), Kuduk (véritable nom des Hobbits dans leur dialecte, dérive du rohanais kûd-dûkan),&lt;br /&gt;En sindarin : Periannath, ("Semi-Hommes")&lt;br /&gt;En occidentalien : Banakil (équivalent occidentalien de Periannath)&lt;br /&gt;Autre nom : "Petites-Gens&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Hobbits are an unobtrusive but very ancient people, more numerous formerly than they are today ; for they love peace and quiet and good tilled earth : a well-ordered and well-farmed countryside was their favorite haunt. They do not and they did not understand or like machines more complicated than a forge-bellows, a water-mill, or a hand-loom, though they were skilful with tools."&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Les Hobbits sont un peuple effacé mais très ancien, qui fut plus nombreux dans l'ancien temps que de nos jours ; car ils aimaient la paix, la tranquilité et une terre bien cultivée : une campagne bien ordonnée et mise en valeur était leur retraite préférée. Ils ne comprennent ni ne comprenaient et n'aimaient pas devantage les machines dont la complication dépasse celle d'un soufflet de forge, d'un moulin à eau ou d'un métier à tisser manuel, encore qu'ils fussent habiles au maniement des outils..."&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;J.R.R.Tolkien, The Lord of the Rings / Le Seigneur des Anneaux, Concerning Hobbits / Des Hobbits.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;1 - L'origine des Hobbits&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On murmure que leur peuple serait apparu près de Vertbois-le-Grand, sur les bords de l'Anduin. On ignore pourquoi ils migrèrent à l'Ouest des Monts Brumeux mais on suppose que ce phénomène était lié à la multiplication des Hommes au sud et à la tombée d'une ombre sur la forêt. [1]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Hobbits doivent être compris comme une branche relative à l'espèce humaine. Ils pouvaient cohabiter facilement avec les autres humains, comme ce fut le cas à Bree où ils se désignaient réciproquement sous les noms de "Petites-Gens" et "Grandes-Gens".[2]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;2 - Description&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Hobbits étaient de petites personnes, plus menues que les Nains : ils étaient moins gros et moins trapus. Leur taille était variable et allait de 60 cm à 1m20 selon notre mesure. Rares étaient ceux qui dépassèrent cette taille : Bandobras Touque mesurait 1m40 et était capable de monter à cheval et il ne fut jamais dépassé que par Maîtres Peregrin Touque et Meriadoc Brandebouc, mais nous traiterons de ce curieux sujet dans les pages qui seront consacrés à ces deux personnages. Aussi les Hobbits vivaient dans des petites maisons sur les collines, même si autrefois ils préféraient creuser des terriers dans le sol, ce qui leur avait valu le nom de Holbytlan. [3]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Hobbits vivaient pour la plupart dans une région paisible, la Comté et nul homme ne pénétrait jamais en ces terres protégées depuis le règne du Roi Elessar en Gondor.[4]&lt;br /&gt;Ils se méfiaient beaucoup des "Grandes Gens", comme ils nous appelaient et se défiaient de ceux qui fréquentaient les Elfes. Pour tout vous dire, ils évitaient les intrus avec effroi et il était très difficile de les repérer ; ceci étant dû à une habileté naturelle à se dissimuler dans les ombres que l'hérédité et la pratique, ainsi qu'une amitié intime avec la terre, avaient rendu inimitable pour les races plus grandes et plus lourdes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Hobbits de la Comté étaient de joyeuses gens. Ils se vêtaient de couleurs vives et portaient rarement des chaussures, leurs pieds ayant la plante dure comme du cuir et étant recouverts d'un épais poil frisé, très semblable à leur chevelure, communément brune. Leur visage était souvent plus aimable que beau, large avec les yeux brillants, les joues rouges et la bouche toute prête au rire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De toute façon, peu nombreux étaient ceux qui se souciaient de leur existence. Car les Hobbits ne comptaient ni parmi les plus belliqueux ni parmi les plus sages. En fait, leur intérêt se portait - dit-on - uniquement à la nourriture. Ce qui était injuste, bien sûr, car ils avait étendu leur science à tous les plaisirs de la bouche : ils avaient développé un talent certain pour le brassage de la bière et le fumage de l'herbe à pipe, herbe qui avait été cultivée et étudiée par le Vieux Tobie et qui avait fait la renommée du pays des semi-hommes pour de nombreux siècles.&lt;br /&gt;Il serait toutefois fâcheux de sous-estimer les Hobbits. De nombreux exemples attestent que les Hobbits étaient particulièrement résistants et chanceux, et ils pouvaient en outre faire preuve d'audace et de vaillance lorsqu'acculés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous pourrions disserter pendant de très longues années de leurs coutumes, que ce soit l'art des herbes, ou cette étrange coutume en rapport avec les cadeaux inutiles qu'ils se repassaient entre eux, ou encore leur passion pour les arbres généalogiques. Les Hobbits étaient très enclins à parler pendant des heures de leurs liens familiaux s'étendant de la simple fratrie jusqu'au cousinage du neuvième degré. Peut-être, cet intérêt pour la généalogie leur venait de l'ignorance de leurs origines lointaines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;3 - Les différentes branches&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant la traversée des montagnes, les Hobbits s'étaient déjà divisés en trois branches :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* Les Pieds-Velus (en anglais : Harfoots) : plus petits que ceux des autres branches, ils préféraient les collines et hautes terres, ils s'installèrent en Eriador et représentaient la variété la plus courante de ce peuple.&lt;br /&gt;* Les Forts (en anglais : Stoors) : plus imposants que les Pieds-Velus, ils portaient la barbe. Ils migrèrent plus tardivement et s'installèrent un temps au Pays de Dun avant de rejoindre leurs cousins de la Comté en 1630 (T.Â.).&lt;br /&gt;* Les Pâles (en anglais : Fallohides) : contrairement à ce que laisserait penser leur nom, il s'agit des Hobbits les moins nombreux mais les plus téméraires, souvent meneurs ou chefs de clan. Ils migrèrent plus tardivement que les autres branches. Les Touque et les Maîtres du Pays-de-Bouc descendaient de cette branche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;4 - Le dialecte des Hobbits&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant la traversée des montagnes, les hobbits parlaient une langue nordique, très proche du rohanais. En Eriador, ils adoptèrent l'occidentalien. Ainsi, à l'époque de la Guerre de l'Anneau, ils usaient de l'occidentalien mais avec un fort accent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;5 - Histoire des Hobbits&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De leur histoire au Premier ou au Deuxième Age, on ne sait rien. Il faut attendre l'an 1050 du Troisième Âge pour trouver une mention de leur nom dans les chronologies : en 1050, les Pieds-Velus s'installèrent en Eriador.&lt;br /&gt;Les Forts, quant à eux, migrèrent plus tard, en 1150 (T.Â.),et s'installèrent notamment au Pays de Dun. Ceux qui s'étaient d'abord attardés à l'ouest des Monts Brumeux rejoignirent leurs cousins au Pays de Dun vers 1356 (T.Â.).&lt;br /&gt;Vers 1300 (T.Â.), Les Pieds-velus migrèrent plus à l'ouest et s'installèrent à Bree, sous la pression de l'ombre croissante d'Angmar.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est à noter que peu nombreux étaient les Hobbits qui étaient restés sous la menace de l'ombre du Nécromancien, près de l'Anduin, la plupart avait en effet préféré migrer à l'ouest des Monts Brumeux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est en 1601 (T.Â.) que Marchon et Blancon franchirent le Baranduin et que les hobbits se virent concéder par Argeleb II les terres qui devaient ensuite constituer la Comté. Cet évènement initie la datation suivant le Comput de la Comté. Moins de trente années s'écoulèrent avant que ceux de la Comté fussent rejoints par leurs cousins du Pays de Dun.&lt;br /&gt;De nouvelles terres furent plus tard concédées aux Hobbits, notamment en 2340 (T.Â.) en ce qui concerne la Marche de l'Est et en 32 (Q.Â.) pour la Marche de l'Ouest.&lt;br /&gt;Bilbo © Alan Lee&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Notes&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;1. Pour plus d'informations, il conviendra de consulter l'essai présentant de façon plus poussée de l'origine des Hobbits.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;2. cf J.R.R. Tolkien, The Letters/ Les Lettres, note figurant à la page 158, dans une lettre adressée à Milton Waldman.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;3. Ce mot Holbytla n'est que la traduction de kûd-dûkan, signifiant "creuseurs de trous" qui a ensuite évolué vers le mot kuduk en occidentalien et cette évolution est rendue par l'auteur grâce au mot hobbit. Les hobbits ne connaissaient que le terme de kuduk et ne s'appelaient jamais "hobbit" entre eux, il ne s'agit que d'une traduction de l'auteur.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les humains, en occidentalien, les nommaient banakil (en sindarin, periannath, ou "semi-hommes")&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;4. Pour plus d'informations concernant l'Histoire des Hobbits dans la Comté, vous pouvez consulter l'article consacrée à la Comté.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3024122238155543061-7739859275663864024?l=isumdoc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://isumdoc.blogspot.com/feeds/7739859275663864024/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://isumdoc.blogspot.com/2009/07/les-hobbits.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3024122238155543061/posts/default/7739859275663864024'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3024122238155543061/posts/default/7739859275663864024'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://isumdoc.blogspot.com/2009/07/les-hobbits.html' title='Les Kuduk (les Hobbits)'/><author><name>The Hepcat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10570058779419914608</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://1.bp.blogspot.com/_gFZGvVNIgps/TKiBy3-PLOI/AAAAAAAAAC8/uwJEW801VDk/S220/hepcat.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3024122238155543061.post-8106231827386282131</id><published>2009-07-29T07:34:00.000-07:00</published><updated>2009-07-31T07:36:08.389-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='La Migration des Kuduks'/><title type='text'>Sur les différents lieux où résidèrent les Hobbits</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Cet essai n'est en aucun cas écrit dans le but de vous présenter les caractéristiques des Hobbits. Il a seulement été écrit pour mieux cerner les différents endroits de la Terre du Milieu où vécurent les Hobbits.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Hobbits ont été de tous temps un peuple furtif et discret, comme nous le prouve Tolkien dans le Prologue du Seigneur des Anneaux : "Il est cependant clair que ceux-ci (les Hobbits) avaient, en fait, vécu tranquillement dans la Terre du Milieu durant de longues années avant que d'autres n'eussent même conscience de leur existence." C'est pourquoi il est impossible de déterminer avec exactitude l'endroit exacte où apparurent pour la première fois les Hobbits. En effet, les Hobbits n'apparurent que très tardivement dans les chroniques des elfes et des Hommes, comme je le montrerais plus loin, et "de leur pays original, les Hobbits du temps de Bilbon ne conservaient aucune connaissance" car l'histoire n'était pas une passion très développée chez les hobbits. "Il ressort néanmoins clairement des légendes et du témoignage de leurs paroles et coutumes particulières que, comme maints autres peuples, les Hobbits s'étaient dans un lointain passé déplacés vers l'Ouest."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les premières apparitions des hobbits dans les annales datent du début du Troisième Age et en ce temps- là, "ils demeuraient dans les vallées supérieures de l'Anduin, entre les saillants de Vertbois-le-Grand et les Monts Brumeux." Nous pouvons donc supposer que les Hobbits cohabitaient, de prés ou de loin, avec les lointains ancêtres des Rohirrims qui demeuraient alors dans cette partie du monde. C'est d'ailleurs à cause de la multiplication des Hommes et de l'ombre qui s'étendait sur la forêt de Mirkwood que les hobbits "entreprirent plus tard la dure et périlleuse traversée des montagnes et se rendirent en Eriador."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Déjà à cette époque, les Hobbits s'étaient divisés en trois branches distinctes, les Pieds velus, les Forts et les Pâles. Il est bien entendu évident, comme je l'ai dit plus haut, que je ne présenterais pas les caractéristiques de ces trois branches, mais je les nomme ici car chaque branche de Hobbits aura un parcours différent à travers la Terre du Milieu, bien que ces parcours se rejoignent souvent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Avec la venue des Pieds velus en Eriador, apparaissent, pour la première fois dans les chroniques, les Periannath." Voici ce qui est écrit en face de la date 1050 TA dans l'Appendice B du Seigneur des Anneaux. En effet, les Pieds velus, la branche la plus importante de Hobbits, furent les premiers à quitter le Val d'Anduin et à rejoindre l'Eriador. Tolkien nous le confirme dans le Prologue du Seigneur des Anneaux lorsqu'il écrit : "Ils émigrèrent de bonne heure dans l'Ouest et ils parcoururent l'Eriador jusqu'au Mont Venteux, tandis que les autres étaient encore au Pays Sauvage."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Les Forts franchissent la Passe de Rubicorne et s'établissent dans l'Angle, ou au Pays de Dun." Voici ce qui est écrit en face de la date 1150 TA dans l'Appendice B du Seigneur des Anneaux. En effet, c'est après les Pieds velus que les Forts arrivèrent en Eriador car ils "s'attardèrent longtemps sur les bords du Grand Fleuve Anduin ;" aimant, plus que toute autre branche de Hobbits, les lacs et les rivières. Ils vinrent donc "dans l'Ouest après les Pieds velus et suivirent le cours de la Sonoreau en direction du sud ; et là, ils furent nombreux à demeurer entre Tharbad et la frontière du Pays de Dun avant de repartir vers le nord."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Les Pâles pénétrèrent en Eriador" est la seule information que nous délivre l'Appendice B du Seigneur des Anneaux sur la dernière branche des Hobbits, en face de la date 1150 TA. Le Prologue du Seigneur des Anneaux ne nous en dit pas plus non plus, pour lui, "ils traversèrent la montagne au nord de Fondcombe et suivirent la Fontgrise." Néanmoins, ces quelques renseignements nous permettent de conclure que les Pâles émigrèrent à peu prés en même temps que les Forts bien qu'ils ne suivirent pas la même route.&lt;br /&gt;Vers cette époque, c'est à dire aux alentours de 1200 TA, les Hobbits se trouvaient tous "dans les terres de l'ouest d'Eriador, entre les Monts Brumeux et les Monts de Lhún". Une autre note de l'Appendice B du Seigneur des Anneaux nous apprend que vers l'an 1300 TA, "les Periannath émigrent à l'ouest ; un grand nombre s'installe à Bree." C'est à partir de ce moment que nous pouvons localiser exactement un des lieux de résidence des Hobbits, Bree. Auparavant, les informations nous donnaient des localisations imprécises aux alentours d'un territoire assez vaste et aucun nom de village ou de cité n'avait été cité. Dans le Prologue du Seigneur des Anneaux, un petit paragraphe est consacré à Bree, ce qui démontre quand même son importance : "La plupart de leurs premiers établissements (aux Hobbits), depuis longtemps disparus, étaient oubliés à l'époque de Bilbon ; mais l'un des premiers à prendre de l'importance avait persisté, bien qu'en dimension réduite ; il se trouvait à Bree au milieu de la forêt de Chet, à quelque quarante milles à l'est de la Comté."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans l'Appendice B du Seigneur des Anneaux, il est écrit, en face de la date 1356 TA : "Le Roi Argeleb Ier est tué en combattant le Rhudaur. Vers cette époque, les Forts quittent l'Angle, et certains retournent en Pays Sauvage." C'est donc, cette fois-ci, la menace de guerre qui fit fuir les Forts. Dans l'Appendice A du Seigneur des Anneaux, une note similaire est présentée, concernant la même branche de Hobbits, mais un changement de date est effectué, c'est aux alentours de 1410 TA que les Forts fuient, sous le règne d'Araphor, fils d'Argeleb Ier. Voici la note : "C'est à cette époque que les Stoors qui vivaient dans l'Angle (entre le Fontgrise et la Sonoronne), émigrèrent à l'ouest et au sud, fuyant les ravages de la guerre et l'effroi qu'inspirait l'Angmar ; et aussi parce qu'à l'est tout particulièrement, le pays et le climat d'Eriador se faisaient malsains et hostiles. Certains revinrent en Pays Sauvage et vécurent sur les bords de la Rivière des Iris – une peuplade de pêcheurs riverains." Il sera fait mention de ces pêcheurs plus loin, étant donné que nous arrivons maintenant à un fait important dans l'histoire des Hobbits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, c'est en face de la date 101 TA de l'Appendice B du Seigneur des Anneaux, que nous pouvons lire : "de nombreux Periannath émigrent de Bree ; Argeleb II leur concède des terres au-delà du Brandevin." Cette courte note, peu expressive, cache en fait un événement important pour les Hobbits, c'est la naissance de la Comté. Le Prologue du Seigneur des Anneaux nous présente un paragraphe plus détaillé des événements.&lt;br /&gt;Selon lui, "ce fut en l'an mille six cent un du Tiers Age que les frères Pâles Marchon et Blancon partirent de Bree ; et après avoir obtenu la permission du grand roi de Fornost, ils franchirent la rivière brune Baranduin avec une grande suite de Hobbits. Ils passèrent par le pont des Arbalètes qui avait été construit du temps de la puissance du Royaume du nord et prirent tout le territoire au-delà pour y résider, entre la rivière et les Monts Reculés." Plus loin, une présentation de l'étendue de la Comté nous est faite : "Le pays s'étendait sur quarante lieues des Hauts Reculés au Pont du Brandevin et sur cinquante des landes du nord aux marais du sud."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une autre note de l'Appendice B du Seigneur des Anneaux, placée en face de la date 1630 TA, nous renseigne que "des forts chassés du Pays de Dun viennent se joindre à eux", c'est à dire aux habitants de la Comté. Ces Hobbits venus du Pays de Dun sont probablement ceux qui avaient quitté l'Angle en raison de la guerre avec l'Angmar. Une autre note provenant du Prologue du Seigneur des Anneaux nous apprend qu' "en fait les gens du Maresque et du Pays de Bouc, à l'est de la rivière, qu'ils occupèrent par la suite, arrivèrent pour la plupart postérieurement dans la Comté, venant du sud." Les Hobbits du Maresque et du Pays de Bouc seraient donc pour la plupart des Hobbits de la branche des Forts bien que Tolkien nous dise qu'une puissante veine Pâle est visible dans la famille Brandebouc, une des familles principales du Pays de Bouc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'en reviens maintenant à la peuplade de pêcheurs riverains que j'avais abandonnée pour aborder le sujet de la Comté. Comme il est dit plus haut, ces Hobbits étaient originaires de la branche hobbite des Forts. D'ailleurs, Gandalf nous le confirme au Chapitre II du Livre I du Seigneur des Anneaux Lorsqu'il dit que "vivait prés des rives du Grand Fleuve, à la lisière du Pays Sauvage, un petit peuple à la main habile et au pied silencieux. Je pense qu'ils étaient du genre hobbit, apparentés aux pères des pères des Forts, car ils aimaient le Fleuve." Gandalf fait mention de ces pêcheurs car Gollum était l'un des leurs avant de trouver l'Anneau. Plus loin, Gandalf raconte que lorsque Déagol et Sméagol (Gollum) allèrent à la pêche qui devait mener à la découverte de l'Anneau, ils "descendirent jusqu'aux Champs aux Iris." Cette indication nous prouve donc que la peuplade de pêcheurs était revenue à l'endroit même où résidèrent leurs ancêtres avant de passer à l'ouest des Monts Brumeux. Aucune date précise ne nous est donnée concernant le moment durant lequel ces pêcheurs résidèrent prés des Champs aux Iris, mais nous pouvons le deviner étant donné que Bilbon trouva l'Anneau en l'année 2941 du Troisième Age et que Gollum le posséda durant quelques cinq cent ans. La peuplade de pêcheurs riverains résidait donc prés des Champs aux Iris aux alentours de l'année 2440 du Troisième Age.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A partir de ce moment, les Hobbits ne bougèrent pratiquement plus des endroits auxquels ils s'étaient fixés jusqu'à la fin de la Guerre de l'Anneau. En effet, en l'an 1452 de la Datation de la Comté, c'est à dire, 1452 ans après la fondation de celle-ci, un nouveau territoire est rattaché à la Comté comme nous pouvons le lire dans l'Appendice B du Seigneur des Anneaux : "Les Marches Ouest depuis les Hauteurs Lointaines jusqu'aux Collines-de-la-Tour (Emyn Beraid), sont rattachés à la Comté – un don du Roi à la Comté. De nombreux Hobbits vont s'établir dans les nouvelles terres."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voici maintenant un récapitulatif des différentes migrations des Hobbits:&lt;br /&gt;Les Hobbits ont comme tous les peuples émigrés vers l'ouest dans un lointain passé. Au début du troisième Age, ils demeurent entre la Forêt Noire et les Monts Brumeux. En 1050, les Pieds velus arrivent en Eriador, puis viennent les Forts et les Pâles eux alentours de 1150. Les Forts s'établissent au Pays de Dun et dans l'Angle alors que les Pâles rejoignent les Pieds velus. Vers l'an 1300, les Hobbits fondent des établissements dont l'un des principaux est Bree. Aux environs de 1400, certains Forts retournent en Pays de Dun et en pays Sauvage en raison de la guerre. En 1601, des Hobbits de Bree fondent la Comté entre le Brandevin et les Monts Reculés et sont rejoints par des Forts chassés du Pays de Dun et qui s'installent dans le Maresque en 1630. Nous savons aussi qu'en 1440, des Hobbits résident à nouveau prés des Champs aux Iris. Et ce n'est finalement qu'en 1452 de la Datation de la Comté que les Marches Ouest sont rattachées à celle-ci.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'espère que cet essais vous convient si vous vous intéressez à tout ce qui touche aux Hobbits. Si ce n'est pas le cas, cette phrase de Tolkien vous suffira peut-être : "Ces temps, le Tiers Age de la Terre du Milieu, sont du lointain passé, et la forme de toutes les terres a été modifiée ; mais les régions où vivaient alors les Hobbits étaient sans doute celles où ils demeurent encore : le Nord-Ouest de l'Ancien Monde, à l'Est de la Mer."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;lien d'origine de l'article:&lt;br /&gt;http://www.tolkienfrance.net/etudes/essais/afficheessai.php?idEssai=23&amp;amp;indice=1&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3024122238155543061-8106231827386282131?l=isumdoc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://isumdoc.blogspot.com/feeds/8106231827386282131/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://isumdoc.blogspot.com/2009/07/sur-les-differents-lieux-ou-residerent.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3024122238155543061/posts/default/8106231827386282131'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3024122238155543061/posts/default/8106231827386282131'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://isumdoc.blogspot.com/2009/07/sur-les-differents-lieux-ou-residerent.html' title='Sur les différents lieux où résidèrent les Hobbits'/><author><name>The Hepcat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10570058779419914608</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://1.bp.blogspot.com/_gFZGvVNIgps/TKiBy3-PLOI/AAAAAAAAAC8/uwJEW801VDk/S220/hepcat.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
